Depuis la sortie des premiers Windows Phone, Microsoft a été très avare en chiffres précis, ce qui serait effectivement le signe de mauvaises ventes. La division dédiée aux téléphones est plongée chez Microsoft au cœur de la branche Divertissement et Terminaux qui a rapporté au groupe 8,72 milliards de dollars entre juin 2010 et juillet 2011. Une belle somme, mais que reste-t-il quand on retire la part de la Xbox 360, console de Microsoft ? 613 millions de dollars.
En d'autres termes, Windows Phone 7 n'a rapporté à Microsoft l'an dernier que 613 millions de dollars, au mieux. Sachant qu'il reste à comptabiliser les autres périphériques (les souris, la Surface, ou même le Zune et son Zune Marketplace), on peut raisonnablement estimer que les Windows Phone ne rapportent rien, ou presque rien, à Microsoft. L'entreprise attend sans beaucoup de son accord avec Nokia pour lancer les ventes de terminaux sous Windows Phone 7. Microsoft a en outre l'habitude de financer à perte un secteur pendant des années avant de le voir rapporter de l'argent : sa console est à cet égard un excellent exemple. Reste qu'en attendant, c'est peut-être finalement Android qui lui rapportera le plus… (lire : Android : une affaire de plus en plus rentable pour Microsoft)
[Via : Electronista]
Une étude du marché des smartphones aux États-Unis réalisée par Nielsen montre à nouveau que si la part de marché d'Android est désormais largement en tête, Apple reste le constructeur numéro un. Les terminaux iOS représentent 28 % de parts de marché et c'est aussi la part d'Apple. Android de son côté ouvre la marche avec 39 % des smartphones, mais aucun constructeur ne fait mieux qu'Apple : HTC en tête n'a que 14 % de parts de marché. De fait, les Blackberry de RIM représentent encore 20 % des smartphones américains, ce qui fait du constructeur canadien le numéro 2 ex-aequo avec HTC aux États-Unis.
Ni Windows Phone, ni WebOS, ni Symbian OS parviennent à se faire une place dans ce classement qui vaut pour le deuxième trimestre 2011. Le système de Microsoft reste calé sous la barre des 10 % et WebOS stagne à 2 % de parts de marché.
[Via : All Things D]
Microsoft a finalisé le développement de Windows Phone « Mango », la première mise à jour majeure de son nouvel OS mobile. Dans un billet de blog, Terry Myerson, le vice-président de Microsoft responsable de l'ingénierie WP a confirmé que c'était maintenant aux fabricants et aux opérateurs d'apporter les ajouts nécessaires.
Présenté en février dernier (lire : MWC 2011 : toutes les annonces Microsoft sur Windows Phone 7), Mango apporte à Windows Phone 7 de très nombreuses nouveautés, du multitâche pour les applications tierces à l'intégration de Twitter en passant par une version mobile de Internet Explorer 9 ou de nouvelles fonctions dans Bing. Joe Belfiore, le patron de la division Windows Phone, avait fait la démonstration de ces fonctions il y a quelques mois (lire : Microsoft détaille Windows Phone 7 "Mango").
Mango devrait donc arriver à temps pour le tout début de l'automne, sur des smartphones de partenaires connus (Samsung, HTC), de nouveaux partenaires (Acer, Fujitsu, ZTE), et bien sûr de Nokia.
[Via WP Central]
Steve Ballmer lui-même l'a reconnu : les ventes de smartphones Windows Phone 7 pourraient mieux se porter (lire : Steve Ballmer : entre défaite et victoire). Il pourra néanmoins se rassurer en se disant que Windows Phone 7.5 « Mango », lui, ne prendra pas l'eau. Ou plutôt un des smartphones sous Mango ne prendra pas l'eau : un modèle étanche de Fujitsu, nouveau partenaire de Microsoft, présenté lors de la Microsoft Worldwide Partner Conference.

OS prometteur, Windows Phone 7 ne parvient pas à décoller commercialement. Microsoft a pourtant réussi à attirer de nouveaux fabricants, comme ZTE et Acer. La firme de Redmond a aussi dévoilé le Samsung SGH-i937, un smartphone qui devrait être le Galaxy S II de l'écosystème Windows Phone 7 : il est fin, léger, et possède une webcam en façade, sans doute pour la vidéoconférence Skype (lire : Microsoft décroche Skype).
Les smartphones Mango les plus attendus, ceux de Nokia, étaient absents de cette conférence.
[Via WM Power User]
Le PDG de Microsoft a tenu hier un discours lors de la conférence mondiale des partenaires de la société à Los Angeles. Durant celui-ci, Steve Ballmer n'a pu que reconnaître les maigres performances de Windows Phone 7 en termes de vente : « Nous sommes partis de très petits pour arriver à très petits, mais ça aura été une sacrée année ». Les signes ne sont guère encourageants sachant que Microsoft n'a pour le moment pas réussi à inverser la tendance : Windows Phone 7 continue à perdre des parts de marché, déjà peu reluisantes. Mais Ballmer montre des raisons d'être optimiste, avec l'arrivée de téléphones Nokia équipés de son système d'exploitation, la satisfaction de 9 utilisateurs sur 10, et l'harmonisation prochaine de Windows Phone 7 et Windows 8 qui devrait donner un peu plus d'allant à son OS mobile (lire Microsoft dévoile Windows 8).

Et puisqu'il est question de la version PC de Windows, Ballmer a de quoi se satisfaire, avec quelques 400 millions de licences de Windows 7 vendues, à un rythme supérieur à celui de Windows XP en son temps. Il en profite pour lancer une petite pique à qui de droit, en évoquant une autre société (sans toutefois la nommer…) qui fête vingt millions d'OS vendus.
Quant à la concurrence d'Android, Steve Ballmer peut la voir venir avec sérénité : entre les différents accords de licence signés avec les fabricants d'Androphones, la firme de Redmond gagne entre 5 et 10 dollars par appareil vendu. Si Microsoft multiplie les accords de licence avec les fabricants d'Androphone, et sur la base de 500.000 appareils activés par jour, elle pourrait ainsi gagner près d'un milliard de dollars d'ici fin 2012, ce qui en ferait l'une des ses plus grosses sources de revenus avec Windows et Office.
Nokia, par l'intermédiaire de son vice-président, Victor Saeijs, a dévoilé quelques informations concernant la commercialisation de ses terminaux à être équipé de Windows Phone 7.

Les premiers modèles seront bel et bien disponibles à la vente d'ici la fin de l'année. Dans un premier temps, la société finlandaise compte concentrer ses efforts dans six pays : l'Allemagne, la France, l'Italie, les Pays-Bas, le Royaume-Uni et l'Espagne. La Finlande manque à l'appel.
Pour sa stratégie de lancement, Nokia applique le même plan que Microsoft qui l'année dernière avait privilégié l'Europe pour la commercialisation des premiers smartphones équipés de son système d'exploitation. Lors de cette annonce, Victor Saeijs a confirmé avoir un prototype sur lui, mais a refusé de le montrer.
[Via : Engadget]
Microsoft louche aussi sur les développeurs Android : quelques semaines après avoir publié un guide pour aider les développeurs iOS à porter leurs applications sur Windows Phone 7, la firme de Redmond vient de faire de même auprès des développeurs Android.
Microsoft propose désormais son outil de mappage des API pour Android, un dictionnaire listant les API d'Android et proposant leurs équivalentes sur Windows Phone 7, avec leur fonctionnement détaillé. Toutes les API ne sont couvertes — seules celles offrant des liens directs le sont — mais Microsoft assure étendre au jour le jour les domaines détaillés. Prochaine étape, les API de cartographie.
Les développeurs Android peuvent aussi consulter un livre blanc créé pour l'occasion, 90 pages destinées à vanter les mérites de Windows Phone 7 et à les convaincre de développer pour lui, et d'ainsi étendre leurs compétences. Enfin, Microsoft a embauché un « App Guy », chargé de parcourir les forums de développement et d'aider les développeurs dans leurs efforts de port.
[Via ZDNet]
Sur le même sujet
- Microsoft courtise les développeurs iOS
Market Watch rapporte que le PDG de Nokia, Stephen Elop, expliquait hier avoir fait le choix de Windows Phone 7 au détriment d'Android notamment pour une question de visibilité : selon lui, il était plus facile pour Nokia de se différentier avec ce système d'exploitation, au vu de la quantité de constructeurs qui ont fait le choix d'un partenariat avec Google. En d'autre termes, et sans la langue de bois, Nokia a fait le pari de l'outsider.
Mais sur Asymco, Horace Dediu se demande si Nokia aura droit à une seconde chance. Il souligne que la société finlandaise a indiqué qu'elle ne pouvait garantir de bénéfices pour le trimestre en cours. Si effectivement Nokia devait accuser des pertes, ce serait une première depuis plus d'une décennie. Dediu note à cet égard que le marché de la téléphonie n'offre jamais de seconde chance en pareil cas, en listant 13 sociétés, d'Alcatel à Handspring en passant par Palm, qui ne se sont jamais remises d'un passage à vide. Au mieux ont-elles perdu leur indépendance en étant rachetées, ou à peine survivent-elles. Il note ainsi que Sony-Ericsson, Motorola et LG ont toutes connu un sérieux passage dans le rouge, et leur position est rendue d'autant plus précaire qu'elles ne disposent pas de réel moyen de se différentier concernant la plateforme logicielle. Au moins Nokia peut-elle se consoler de ne pas avoir ce problème.
Eldar Murtazin, analyste chez MRG et rédacteur en chef de Mobile Review, persiste et signe : après avoir annoncé que Nokia pourrait vendre sa division mobile à Microsoft, il donne maintenant un prix. 19 milliards de dollars, soit 13,2 milliards d'euros, c'est le montant sur lesquels les deux sociétés se seraient accordées.

Toutes ces informations doivent évidemment être confirmées, mais Murtazin est extrêmement bien renseigné au sujet de Nokia : il « tombe » souvent sur des prototypes avant tout le monde (dont le N8 qu'il a dévoilé), il a été le premier à évoquer le passage de Nokia à Windows Phone 7, et a annoncé l'abandon de la marque Ovi — toutes choses qui se sont réalisées.

En abandonnant sa division mobile (ou plutôt ses divisions mobiles, smartphones d'un côté, dumbphones de l'autre), Nokia se débarrasserait d'une division qui domine encore l'industrie de la téléphonie mobile, mais qui est en chute libre et ne génère plus que des bénéfices limités. À l'inverse, Microsoft mettrait la main sur le corps d'ingénieurs le plus respecté du domaine et se donnerait la mesure de ses ambitions avec Windows Phone 7. Stephen Elop, ancien de Microsoft devenu PDG de Nokia, confirmerait son statut de cheval de Troie. Nokia se recentrerait alors sur sa grande spécialité, les réseaux et services, à l'instar d'un Siemens, d'un Ericsson, ou d'un IBM.
[MàJ@18h08] Comme la dernière fois que ce sujet est venu sur la table, Nokia a été prompte à démentir. Dans un tweet citant un porte-parole de la société, la journaliste Dina Bass indique que Nokia affirme que les informations de Murtazin ne sont que « des rumeurs sans fondement ». Une confirmation en forme de démenti rapide et violent, après deux jours très durs pour Nokia en bourse sur fond de mauvais résultats ?
Sur le même sujet
- Nokia pourrait vendre sa division mobile à Microsoft
Nokia n'a toujours donné aucune date précise de sortie de son premier smartphone équipé de Windows Phone 7, mais tout est fait pour que le mariage ait lieu cette année. Interrogée par Forbes, Jo Harlow, Executive Vice President of Smart Devices chez Nokia explique que le planning est pour l'heure respecté. D'ailleurs, lors de la présentation du prochain Windows Phone 7 ("Mango"), Microsoft a jugé utile de préciser que des prototypes Nokia fonctionnaient déjà avec cette révision.

Harlow a donné quelques détails supplémentaires. Au jour du lancement, il ne faut pas attendre un seul modèle, mais une petite gamme de différents appareils. En outre, les design montrés en février dernier ne seraient pas tant que cela représentatifs de ce qui sera proposé “L'une des différenciations que nous voulons amener à la plateforme Windows Phone est l'innovation matérielle. Vous pourrez le constater dans nos premiers et futurs modèles” a promis Harlow.
On peut également s'attendre à des performances plus élevées que ce que Nokia propose habituellement dans ses combinés ajoute Forbes. Nokia cherche à concilier des performances du niveau de ce que proposent les processeurs dual core avec une autonomie satisfaisante. Le fabricant réfléchit également à l'emploi de la NFC ainsi qu'à une déclinaison CDMA, taillée tout particulièrement pour les réseaux mobiles chinois.
Toujours autour des Windows Phone, Peter Chou le patron d'HTC a réaffirmé son soutien à cette plateforme. S'exprimant depuis Paris il a indiqué qu'il entendait poursuivre le développement de smartphones avec cet OS et que des modèles avec Mango étaient prévus. HTC a aujourd'hui trois Windows Phone au catalogue contre une quinzaine équipée d'Android.
Microsoft avait le soutien d'HTC, Samsung et LG, il a ajouté Nokia il y a peu et a annoncé hier le renfort de Fujitsu, Acer et ZTE (lire aussi Téléphones : ZTE dépasse Apple).