Après la campagne de publicité qui valorisait les téléphones Windows Phone 7 comme étant les téléphones que l'on n'utilise pas tout le temps (lire : Windows Phone 7 : plus efficace que les autres ?), Microsoft s'apprête à en remettre une couche en vantant l'efficacité et la rapidité de son système. Tout du moins si l'on en croit des fuites obtenues par le site winrumors, qui évoque des publicités au stade de brouillons et une mise en ligne dans les prochains mois.
Cette fois, la publicité prendrait place sur des sites Internet et comparerait la vitesse du téléphone du visiteur et un Windows Phone 7. Le ton est léger et plutôt amusant, tandis qu'un compteur montre bien que le système de Microsoft est capable de miracles, tant dans le domaine professionnel (reporter un rendez-vous) que personnel (envoyer une photo sur Facebook).
Une mise à jour pour préparer l'arrivée des prochaines mises à jour, c'est ce qui attend les propriétaires de Windows Phone 7 dont le système est encore neuf comme au premier jour. Ces utilisateurs devraient donc commencer à recevoir une alerte sur leur téléphone les prévenant de cette révision.

Cette notification reçue, la mise à jour proprement dite s'installera après avoir branché son Windows Phone sur son PC ou son Mac (lire Premiers pas de Microsoft sur le Mac App Store).

Mineure, cette toute première révision système ouvrira la voie à d'autres dans le courant de l'année, remplies cette fois de nouvelles fonctions, dont le copier-coller.
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Les calendriers ne sont pas encore parfaitement synchronisés entre les responsables de Nokia. Jorma Ollila, son président, a affirmé dans une interview auprès d'un média finlandais, que le premier Windows Phone 7 serait lancé à partir de 2012. Précédemment c'est plutôt l'année courante qui avait été évoquée (lire Un Windows Phone Nokia dans l'année (MWC 2011)).

Ollila a également indiqué que Microsoft et Google n'étaient pas les seuls options qui s'étaient offertes à Nokia. D'autres “prétendants” à un partenariat s'étaient manifestés, mais il n'a pas cité de noms.

[via Reuters]
Au cours du Mobile World Congress qui se déroule en ce moment même à Barcelone, le responsable des technologies liées aux communications chez Verizon n'a pas caché son scepticisme face à Windows Phone 7 et plus précisément à l'accord entre Microsoft et Nokia.
"Je ne crois pas que Verizon a besoin du partenariat entre Nokia et Microsoft", a ainsi expliqué Tony Melone. "Aujourd'hui, les trois OS que nous voyons sur notre réseau sont Android, Apple et RIM." Nokia a abandonné depuis plusieurs années déjà le CDMA, technologie utilisée par Verizon. Même si le constructeur finlandais développait un smartphone CDMA, Tony Melone doute qu'il intéresse son entreprise. Il faudrait selon lui un produit "vraiment convaincant" pour que Nokia s'ajoute à la liste des fabricants vendus par l'opérateur.
Tony Melone croit plus en RIM, constructeur canadien du BlackBerry qui est pourtant dans une mauvaise passe en ce moment (lire : Résultats financiers : RIM en perte de vitesse). Mais quitte à parier sur un quatrième système, il mettrait plus d'argent sur webOS, un système jugé plus intéressant que celui de Microsoft, car plus original. Pour preuve, Verizon va vendre le Pre 2 à partir du 17 février.
Comment expliquer ce rejet d'un système développé par Microsoft ? Les relations entre le géant de l'informatique et l'un des plus gros opérateurs aux États-Unis n'ont pas toujours été au beau fixe, surtout depuis l'échec cuisant pour Microsoft de son Kin distribué outre-Atlantique uniquement sur le réseau de Verizon (lire : Microsoft : le Kin mort-né). À l'inverse, Verizon a mis en avant le système mobile de Google l'an dernier, à travers notamment une campagne de publicité agressive. L'opérateur travaille désormais main dans la main avec Apple, un élément de plus contre Microsoft peut-être. Toujours est-il que Verizon n'est pas, à ce jour, un allié de poids pour WP7, pas plus que Motorola (lire : Motorola ne veut pas de Windows Phone 7).
via Cnet
Motorola ne veut pas du système mobile de Microsoft, du moins pas pour le moment. Christy Wyatt, vice-présidente en charge de la partie logiciels et services chez le constructeur américain, a ainsi fermé la porte à Windows Phone 7 pour un environnement 100 % Android. Motorola est même, a-t-elle pris le soin de préciser, le seul constructeur de téléphones à faire entièrement confiance à Android.
Pourquoi bouder WP7 alors que Motorola utilisait Windows Mobile ? La raison principale avancée par Christy Wyatt est le retard de Microsoft. Quand son entreprise a dû choisir un système, Windows Phone 7 n'était pas encore prêt et prenait toujours plus de retard alors qu'Android était déjà opérationnel et commençait à connaître un certain succès.
La rigidité est le second grief adressé contre le système mobile de Microsoft. Alors que Google propose des briques communes que chaque constructeur accommode à sa sauce, Microsoft a suivi Apple en imposant une expérience unique. Les constructeurs doivent respecter un certain nombre de critères sur le plan matériel (trois boutons obligatoires sur la face avant, par exemple) et ils ne peuvent pas modifier le système. Les surcouches développées par tous les constructeurs (Motoblur chez Motorola, ou le Sense de HTC) ne peuvent être installées sur les terminaux WP7, ce qui ne permettait pas à Motorola de se distinguer suffisamment de la concurrence.
Mais si Wyatt vante les mérites d'un système libre, elle évoque aussi un des plus gros défauts actuels d'Android : sa fragmentation. La vice-présidente commence par reconnaître que Motorola a eu quelques difficultés au début pour maintenir à jour ses modèles. Entre les différents téléphones et surtout les différents opérateurs dans le monde, le nombre de cas différents à gérer est très importants : Motorola est vendu dans 40 pays, si l'on considère une moyenne de deux opérateurs par pays, cela fait déjà 80 cas différents par téléphone… Le constructeur américain a amélioré sa gestion des mises à jour d'après la responsable : elles passent désormais par Motoblur et elles seraient bien mieux gérées.
via Macworld
Le PDG de Microsoft Steve Ballmer tenait aujourd'hui conférence au Mobile World Congress. Un an après avoir présenté Windows Phone 7, Ballmer évoquait cette fois la prochaine mise à jour du système d'exploitation mobile de Microsoft.
Ballmer est plutôt satisfait de son dernier bébé : disponible sur 9 téléphones chez 60 opérateurs dans 30 pays, Windows Phone 7 a plutôt été bien reçu par les critiques, même si son succès commercial reste pour le moment limité. 93 % des clients seraient satisfaits de leur Windows Phone, et ils seraient 9 sur 10 à recommander WP7. Steve Ballmer peut attaquer iOS et Android assez facilement : Windows Phone 7 a le mérite de proposer autre chose que des grilles d'icônes sur des grilles d'icônes.

En 2011, Windows Phone 7, encore largement incomplet, gagnera en maturité : cela commence évidemment par le multitâche. Un multitâche à la sauce iOS, c'est-à-dire assez limité : Ballmer et son lieutenant Joe Belfiore tiennent le même discours que Jobs sur la nécessité de confiner le multitâche dans un cadre assez restreint. Ce multitâche fonctionne comme on si attend : les applications musicales jouent en tâche de fond, les jeux reprennent en quelques dixièmes de seconde. Microsoft n'y ajoute qu'une originalité : un appui long sur la touche Précédent permet d'afficher une vue ressemblant aux cartes de webOS et permettant de passer d'une application à l'autre.
Internet Explorer 9 va aussi faire son entrée dans Windows Phone 7 dans le courant de l'année. Au petit jeu de l'IE Fish Tank Test, IE 9 laisse sur place Firefox ou Safari. Au même test, la version mobile d'IE 9 enterre Safari : le premier utilise l'accélération graphique pour ce test très particulier alors que le deuxième ne l'a pas — mais l'aura certainement dans le futur. Le navigateur actuel de WP7 est déjà très fluide, le prochain promet donc de gagner encore en fluidité : son décodage de la vidéo H.264 (balise video HTML5) ne montre aucune faille.
Enfin, le iDisk de Microsoft, SkyDrive, sera beaucoup plus intégré à Windows Phone 7. Il trouvera logiquement sa place dans le hub Office et permettra la sauvegarde en ligne des documents. Il permettra aussi de travailler en collaboration sur des documents avec une fonction de partage des dossiers qui rappelle Dropbox.
Twitter sera bientôt intégré nativement dans le hub « Contact », alors qu'une mise à jour mineure qui sortira en mars apportera le copier-coller et le support des réseaux CDMA. Plus tard, les smartphones Windows Phone 7 pourront s'intégrer avec Kinect : certains jeux Kinect auront des applications compagnon WP7 permettant de les piloter.
C'est traditionnellement Sony Ericsson qui occupait le créneau du dimanche précédant l'ouverture du Mobile World Congress, mais Nokia s'est aligné cette année. Quelques jours après l'annonce historique d'un partenariat stratégique entre Nokia et Microsoft, Stephen Elop, ancien de Redmond et nouveau PDG à Espoo, a tenu à clarifier certaines incertitudes.

Nokia avait trois options : construire en interne, rejoindre Android, ou catalyser Windows Phone 7. Elop explique que le statut de challenger de Windows Phone 7, nouveau venu sur le marché, a été un des arguments en sa faveur. Le partenariat avec Microsoft, qui doit encore être finalisé, permet à Nokia de réaliser des économies (payer la licence de WP7 et développer certains outils complémentaires de développement revient moins cher que de maintenir Symbian) tout en obtenant un OS sur le marché (contrairement à MeeGo). Microsoft obtient de Nokia la faculté de toucher un marché bien plus large qu'actuellement, et récupère l'excellent système de navigation de la firme finlandaise. À l'inverse, des marques comme Xbox ou Bing rejoignent l'univers Nokia. Bref, ce partenariat permet à Nokia d'être un peu plus qu'un simple OEM utilisant Windows Phone 7 (lire : Microkia : Nokia s'allie avec Microsoft pour Windows Phone 7).

Jo Harlow, qui se retrouve à la tête d'une division regroupant tous les univers logiciels de Nokia, a clairement indiqué qu'un Nokia Windows Phone serait disponible sur le marché en 2011. L'image passée au moment de cette déclaration ne fait aucun mystère : ce téléphone devrait ressembler au concept qui a circulé ces derniers jours (lire : Un premier concept de Nokia Windows Phone ?).
Nokia continuera à faire quelques investissements de court terme pour accompagner la transition de Symbian vers WP7, mais n'abandonne pas tout à fait MeeGo pour autant. Stephen Elop a confirmé qu'un appareil sous MeeGo serait mis sur le marché en 2011, mais la tournure de son discours laisse à penser que MeeGo n'est clairement plus une priorité pour Nokia.
Elop a tenu à répondre à certaines questions sur son rôle dans cet accord : non, il n'est pas un cheval de Troie, la décision finale est revenue au conseil d'administration de Nokia et a été prise tard dans la nuit de mercredi à jeudi, à la veille de son annonce. Non, Elop n'est pas non plus un des principaux actionnaires de Microsoft : il détient des actions en tant qu'ancien vice-président, qu'il a commencé à vendre à son arrivée chez Nokia ; lors des discussions avec Microsoft, il a arrêté de les vendre, conformément à la loi ; conformément à la loi encore, il va maintenant lui falloir attendre avant de vendre les actions qu'il continue de détenir. Dans le même temps, il indiquera prochainement quelles sont les modalités financières de son poste chez Nokia.
Engadget a mis la main sur ce qui serait un premier concept de smartphone Nokia utilisant Windows Phone 7. Voilà qui semble indiquer que l'accord entre Nokia et Microsoft ne s'est pas fait de la veille au lendemain : Steve Ballmer avait expliqué que les équipes d'ingénieurs des deux sociétés travaillaient main dans la main depuis déjà quelque temps.

Ce concept reprend des tendances du design de Nokia que l'on a déjà aperçues sur le N8 ou le C7 tout en utilisant les touches standard de Windows Phone 7 : retour, menu et recherche. Si l'on arrive à passer le rose et le bleu électriques, on remarque l'apparition de nouvelles tuiles sur l'écran d'accueil du Windows Phone 7 de Nokia, notamment une qui pourrait correspondre au nouveau Ovi Maps fusionné avec Bing Maps.

Les utilisateurs d'iPhone pourraient connaître des désagréments similaires à ceux des utilisateurs de Yahoo Mail sur Windows Phone 7. Les serveurs IMAP de Yahoo auraient aussi, avec le client mail de l'iPhone, tendance à échanger plus d'informations qu'il est nécessaire.
Ce sujet a fait l'objet d'un échange de déclarations entre Microsoft et Yahoo, chacun se rejetant une part des responsabilités (lire Windows Phone 7 : Yahoo renvoie la faute sur Microsoft). On en était resté à Yahoo expliquant que Microsoft interrogeait ses serveurs d'une manière non standard.

Rafael Rivera, le développeur qui avait identifié le bug entre le client mail des Windows Phone 7 et les serveurs de Yahoo, a tenté l'expérience avec un iPhone avec un script récupérant un message dans une boite mail de test. Résultat, le serveur IMAP de Yahoo a retourné beaucoup plus d'infos que ce que le script réclamait.
De là à craindre que les utilisateurs intensifs de la messagerie de Yahoo sur iPhone n'explosent leur forfait (ce qui avait déclenché l'affaire côté Windows Phone 7) il y a un pas, mais cela tend à élever quelques doutes sur la déclaration de Yahoo “Le problème sur les Windows Phone est spécifique à la manière dont Microsoft utilise l'IMAP pour Yahoo Mail et n'a aucun effet pour Yahoo Mail sur les autres plateformes mobiles”.
Rivera n'a pas mené très loin ses investigations sur Android, (il n'exclut pas qu'en poussant un peu ses tests il trouve un problème identique) mais à première vue les choses sont plus normales avec cette plateforme.
Yahoo ne veut pas endosser la responsabilité pleine et entière du bug touchant les Windows Phone 7. Il les voyaient télécharger des volumes de données anormaux, allant dans certains cas au-delà de ce qu'autorise le forfait de l'utilisateur.
Après avoir gardé le silence sur l'identité du reponsable, Microsoft avait précisé que le problème se situait au niveau des échanges entre le client mail de Microsoft et les serveurs IMAP de Yahoo. Ces derniers envoyant 25 fois plus de données que nécessaire (lire Windows Phone 7 : la fuite ne venait pas de Facebook).

Yahoo s'en est excusé auprès de ses utilisateurs, pour aussitôt renvoyer la faute sur Microsoft dans une déclaration à The Register. Selon Yahoo, la manière dont le client Microsoft interagit avec les serveurs de Yahoo n'est pas standard. Le site en veut pour preuve que seuls les Windows Phone 7 sont concernés par ce problème, alors que d'autres OS mobiles - sur iPhone, BlackBerry, Android… - intègrent eux aussi un profil de connexion vers Yahoo.
Yahoo a donc suggéré à son partenaire de revoir sa copie “[nous] avons proposé à Microsoft une solution à court terme au vu de la méthode qu'ils ont choisie, nous les encourageons à la changer au bénéfice d'une approche standard, de manière à régler définitivement ce problème”.
via WinRumors