HP va fabriquer de nouveaux matériels équipés de webOS, et en particulier des tablettes. La PDG du groupe, Meg Whitman, l'a confirmé auprès de The Verge dans une interview où elle était accompagnée de Marc Andreessen (il émarge au conseil d'administration).
Après avoir donné l'impression - c'est un euphémisme - de ne pas trop savoir où aller avec webOS, HP commence à mettre à plat une nouvelle stratégie. L'OS sera d'abord placé en open source. Ensuite il va retrouver le chemin de matériels.

Whitman en revanche ne s'engage pas sur l'arrivée de nouveaux produits webOS dès 2012. Les soubresauts qu'a connus HP ont laissé des traces «Ca va nous prendre un peu plus de temps pour réorganiser l'équipe et l'orienter dans une direction assez différente de la précédente».
La PDG n'envisage pas retourner sur le marché des smartphones. À la question de savoir si des tablettes ou des imprimantes étaient au menu, elle a répondu qu'à court terme il fallait plutôt compter sur des tablettes, et réitéré cette ambition une seconde fois.
L'équipe en charge d'un webOS devenu open source devrait faire partie d'un groupe à part, mais aux contours encore indéfinis. HP a observé les modes de fonctionnement de Mozilla ou Red Hat et sa PDG doit encore préciser les choses sur ce point. Elle insiste en tout cas sur le fait que ce groupe webOS sera clairement identifié et qu'il recevra un soutien d'HP.
S'agissant des questions de propriété intellectuelle, Andreessen a déclaré que l'objectif était de passer tout webOS en open source. Il existe toutefois certaines parties impossibles à transformer en logiciel libre, l'équipe devra donc leur trouver des substituts dans le monde de l'open source.
Pour justifier ce choix de conserver webOS, Meg Whitman explique qu'HP a fait le tour de toutes les options possibles avant de finalement juger que celle-ci était la plus pertinente. Elle était la plus abordable dans le cadre d'un investissement sur le long terme, elle pouvait répondre à une attente du marché et webOS garde un intérêt sur son plan technique.
Une autre partie de l'interview témoigne du flou qui règne encore autour de cette nouvelle équipe. Meg Whitman s'est dite incapable de savoir si d'autres licenciements auraient lieu « Nous devons élaborer un business plan, nous devons préparer une roadmap de produits pour 3 ou 4 ans» et partant, HP ne sait dire de qui elle aura besoin ou non parmi ses employés, sachant qu'elle veut fonctionner sur un principe de startup. Au passage on apprend que le groupe actuel compte 600 personnes et que 750 000 smartphones et tablettes webOS ont été vendus.
Whitman se donne 4 à 5 ans pour disposer d'une plateforme et d'un environnement webOS solide. Une période pendant laquelle sera mesuré l'intérêt des développeurs, leur capacité à gagner de l'argent, l'arrivée de nouveaux partenaires matériels, etc. Autant de jalons qui témoigneront du succès ou non de ce nouveau revirement.

Après des semaines de réflexion, HP a enfin pris une décision au sujet de webOS. La société californienne a décidé de mettre en open-source son système d'exploitation, afin d'en faire une plate-forme "innovante" qui sera au coeur selon Meg Whitman, d'une nouvelle génération d'applications et de périphériques.
HP invite ses partenaires, les développeurs ainsi que d'autres fabricants de produits à apporter des améliorations à webOS. En passant son projet en open-source, HP espère accélérer son développement. La nouvelle P.D.G. de HP a fait savoir que sa société serait un participant actif et un investisseur dans ce projet. Meg Whitman désire d'autre part une gouvernance autour de webOS qui soit transparente et efficace afin d'éviter les problèmes de fragmentation.
HP participera également à l'avenir au développement d'ENYO, le SDK de webOS, dont elle cherche à faire un environnement de développement multiplateforme à part entière (lire : webOS veut conquérir le monde de l’entreprise).
La décision de HP semble toutefois ne pas en être une, ou tout du moins apparait comme un choix par défaut. En effet, dans le même temps, la société américaine a indiqué qu'elle n'avait pas l'intention pour le moment de concevoir des appareils équipés de webOS.
Il est fort probable que HP n'ait pas réussi à trouver un repreneur capable de mettre suffisamment d'argent pour acquérir webOS. Vu la somme investie dans cette technologie en l'espace de quelques mois (lire : HP a gâché des milliards dans Palm et webOS), HP n'a pas eu non plus semble-t-il le courage politique d’en finir définitivement avec webOS. HP joue à la roulette russe et espère que webOS attirera quelques constructeurs de smartphones désireux de réduire leur dépendance vis-à-vis d'Android. Mais n'est-ce pas trop tard ?
Enfin, et même si webOS parvenait à décoller, HP aura bien du mal à capitaliser sur ce système d'exploitation qui devait initialement être le fer de lance de sa stratégie mobile.
Le site spécialisé PreCentral publie deux mémos internes de HP concernant ses plans pour webOS. Ceux qui connaissent bien l’histoire de Palm, se diront qu’ils n’ont rien de rassurant.
En effet, HP a décidé de scinder webOS en deux : la partie matérielle restera dans le giron de la division Personal Systems Group (PSG) appelée en théorie à voler de ses propres ailes dans un avenir plus ou moins proche. Stephen DeWitt continuera à chapeauter cette division.
La partie logicielle connait une évolution plus importante. Elle rejoint la division Office of Strategy and Technology (OS&T) laquelle va étudier comment tirer profit de la plate-forme logicielle webOS. Cette division qui est appelée à rester au sein de HP est vue en interne comme un incubateur de technologies, en cherchant notamment à développer des stratégies à long terme.
Cette décision confirme le fait que HP est toujours intéressé par webOS. Fin août, dans un entretien peu après l’annonce la restructuration de HP, Stephen DeWitt avait affirmé entre autres que webOS allait continuer à être porté de manière à pouvoir fonctionner sur les ordinateurs ainsi que sur les imprimantes (lire : webOS : HP précise ses plans).
Toutefois, il reste encore beaucoup d’inconnus à ce jour. Que va faire la division matérielle webOS de PSG ? Va-t-elle définitivement abandonner la fabrication de terminaux webOS ou va-t-elle se donner une seconde chance ? Récemment, Todd Bradley, responsable de la branche grand public de HP, évoquait cette possibilité (lire : HP pourrait envisager de relancer la TouchPad).
En séparant le logiciel et le matériel, HP cherche apparemment à se doter d’une stratégie plus claire et va probablement envisager la possibilité de fournir des licences à d’autres fabricants. Encore faut-il qu’il y ait des candidats. Ceux qui comme Samsung étaient il y a peu intéressés par webOS, semblent en être revenus (lire : Samsung ne veut pas de webOS).
En attendant, cette rumeur rappellera comme nous l’indiquions de bien mauvais souvenirs à ceux qui avaient des terminaux Palm au début des années 2003. En 2003, l’entreprise américaine avait décidé de se scinder en deux avec d’une part PalmSource (pour la partie logicielle) et de l’autre PalmOne (pour la partie matérielle). Aucune des deux n’a réussi et les deux sociétés ont fini par se faire racheter par Access d’une part et HP de l’autre. À ce jour, aucun des deux acquéreurs n’a réussi d’ailleurs à en tirer profit. L’histoire, un éternel recommencement…
HP a annoncé ce soir son abandon des terminaux webOS : le Veer, les Pre et la récente TouchPad sont donc déjà de l'histoire ancienne. On ne sait pas encore ce que l'entreprise fera des stocks récents, mais les très mauvaises ventes de la tablette depuis ces derniers jours ont manifestement eu raison de la détermination de HP (lire : HP s'éloigne du PC et abandonne webOS).

HP baisse les bras sur le matériel, mais l'entreprise annonce vouloir maintenir webOS. HP n'a pas indiqué ce qu'elle comptait faire du système inventé par Palm, mais la piste de la licence proposée à d'autres constructeurs de terminaux mobiles est probable. Si elle se confirme, on devrait bientôt avoir des smartphones webOS chez HTC, Samsung et les autres.
[MàJ 18/08/2011@23h19] : HP a indiqué au cours de sa conférence de présentation de ses résultats que les ventes seraient stoppées au quatrième trimestre. Autant dire que si vous voulez un terminal webOS, vous ne devriez pas perdre de temps…
[MàJ 19/08/2011@00h05] : d'après This Is My Next, HP n'a vraiment pas l'intention d'abandonner webOS, même si l'entreprise ne sait manifestement pas encore ce qu'elle veut en faire. Il est question de licences pour les constructeurs, mais aucun nom n'a été donné ce soir.
Jon Rubinstein est revenu, à l'occasion d'une interview chez Engadget, sur certains éléments de la présentation des futurs smartphones et tablette HP (lire HP : un petit Veer, un grand Pre et une encore plus grande TouchPad… sans le nom Palm).


Ancien PDG de Palm devenu vice-président de HP responsable de la division grand public, Too Bradley a dévoilé les nouveaux produits HP utilisant les technologies issues de l'acquisition… de Palm. Une acquisition qui a permis au numéro 1 mondial du PC de mettre la main sur webOS, désormais connu sous le nom de HP webOS, et de maintenant se positionner sur le marché du smartphone, de la tablette, jusqu'au PC. Avec un maître-mot : l'intégration.

Face à RIM, Apple et Google, Microsoft et Palm font aujourd'hui figure d'outsiders. Palm, fraîchement acheté par HP, dispose d'un OS élégant mais qui a du mal à convaincre les développeurs, tandis que Microsoft a repris presque de zéro sa stratégie mobile avec un système ne ressemblant à aucun autre. Jon Rubinstein de Palm et Joe Belfiore de Microsoft ont eu l'occasion de s'exprimer sur leurs produits respectifs lors de la conférence D:Dive Into Mobile.
Comme à son habitude, Rubinstein a peu parlé : pas de démonstration de webOS 2.0, pas d'évocation plus précise des produits attendus pour 2011, mention à peine chuchotée du projet de tablette sous webOS. Son intervention s'est donc concentrée sur des déclarations très générales que l'on a pu entendre dans d'autres conférences.

Palm, désormais une unité opérationnelle au sein de HP, a gardé ses locaux et son indépendance, tout en intégrant certains ingénieurs de HP. Le but est clairement de créer une plateforme logicielle permettant d'intégrer les produits les uns aux autres (tablettes, téléphones, imprimantes…). HP offre à Palm une force de frappe qu'il n'avait pas forcément jusqu'ici, notamment auprès des opérateurs : « nous aurions pu nous contenter d'être une petite société marchant bien, mais ce n'aurait pas été tenable sur le long terme ». Le fabricant devrait sortir 5 à 6 appareils de différentes formes en 2011, mais Rubinstein ne veut décidément rien lâcher (lire : 5 à 6 nouveaux appareils chez Palm en 2011 ?).
Joe Belfiore, vice-président de Microsoft responsable de Windows Phone, n'a pas non plus été particulièrement disert : il n'a pas voulu communiquer sur les chiffres de vente de Windows Phone 7, et n'a pas non plus parlé du copier-coller, qui devrait bientôt être ajouté à l'OS (lire : Windows Phone 7 : le copier-coller existe). En creux, pourtant, se dégagent des choses nouvelles.

Beaucoup de questions se posent par exemple sur la stratégie de Microsoft du côté des tablettes : la firme de Redmond a fortement investi dans le domaine des Tablet PC, qui n'a connu qu'un succès d'estime et est aujourd'hui balayé par les tablettes du rang de l'iPad. Microsoft demande pourtant à ses partenaires d'utiliser Windows 7, ou au moins Windows 7 EC, qui ne sont pas particulièrement adaptés au tactile, alors que Windows Phone 7 l'est particulièrement.

Belfiore ne semble pourtant pas être complètement enthousiaste à cette idée, et ne confirme ni n'infirme la possibilité que Windows Phone 7 puisse être un jour décliné en un Windows Tablet 7 adapté aux tablettes. Le calendrier ne semble pas particulièrement l'affoler : selon lui, Windows Phone 7 arrive certes plus de trois ans après l'iPhone, mais ce retard a permis à Microsoft de créer un OS proposant un paradigme d'interface complètement différent. Reste à savoir s'il réussira son pari de reprendre des parts de marché substantielles « dans les quelques années » à venir…
Palm est un paradoxe : malgré une communauté utilisateur forte et un excellent OS mobile, la société s'est empêtrée dans une campagne publicitaire ratée qui ne lui a rien valu d'autre que d'être racheté par HP. Le numéro 1 mondial de l'informatique personnelle a fait une affaire : Palm, son catalogue de 850 brevets dont certains très importants, et web OS, un OS très prometteur, ne lui a coûté que 815 millions d'euros.
Quelques mois après une réorganisation sévère des équipes de Palm, devenue une unité opérationnelle au sein de HP, sort webOS 2.0, officiellement HP webOS. Est-il à niveau d'iOS 4 ou d'Android 2.2 ? La réponse dans notre aperçu !
Avant l'annonce du rachat de Palm par HP, Jon Rubinstein a souvent déclaré que sa société pouvait réussir en restant indépendante et avait de nombreuses options qui se présentaient à elle afin de redevenir rentable. Un rapport remis à la SEC permet d'en savoir un peu plus sur la manière dont Palm a décidé de son avenir. Si HP a raflé la mise, Palm a bien failli tomber dans l'escarcelle d'un autre.


Faire table rase du passé, tel est l'objectif de HP avec Palm. Une telle démarche peut se comprendre tant le passé récent n'a pas été glorieux.
Alors que la première version définitive d'Open webOS doit être lancée le mois prochain, HP prépare un grand plan pour relancer son système d'exploitation, qui en l'espace de quelques mois, est tombé dans l'anonymat le plus complet.
HP s'apprête à lancer GRAM. Il s'agit à la fois d'une marque et d'une société qui aura la charge d'assurer le développement de webOS, Enyo et d'autres offres pour le cloud.
La principale différence avec la webOS Global Business Unit telle qu'on la connaissait, c'est qu'il s'agit d'une société entièrement indépendante de HP. Enfin, indépendante pas totalement puisque le principal investisseur restera HP tant que GRAM n'aura pas trouvé d'autres partenaires. Il semble que ce point soit un objectif prioritaire pour l'équipe en charge du développement de cette entreprise en cours de fondation.
L'idée semble-t-il est également de retrouver un esprit start-up afin de donner un nouvel élan à ce projet, qui plus le temps passe, aura bien du mal à se faire une place au milieu des iOS, Android et autre Windows Phone.
[Via : WebOS Nation]