"Google pille notre iPhone ! C'est du vol manifeste. De la rapine de brigands ! Je donnerai mon dernier souffle s'il le faut, et je dépenserai jusqu'au dernier penny des quarante milliards que nous avons en banque, pour avoir gain de cause. Je détruirai Android, parce que c'est un produit volé. Je vais lancer une guerre thermonucléaire ! Ils vont avoir la peur de leur vie parce qu'ils savent qu'ils sont coupables. En dehors de son moteur de recherches, les produits Google - Android, Google Docs sont nuls."
Tels sont les propos de Steve Jobs au sujet de Google et plus particulièrement d'Android, des propos que l'on peut retrouver dans la biographie écrite par Walter Isaacson.
Dans un entretien donné à Business Week, Larry Page a exposé sa vision des choses, qui diffère sensiblement de celle de Steve Jobs. Il n'évoque pas le fond, mais la forme.
Pour lui, cette "affaire', c'est du cinéma. Il affirme avoir rencontré assez régulièrement Steve Jobs, même lorsqu'il était malade. À l'entendre, ce différend ne semblait pas perturber leurs relations. Steve Jobs avait confié à son biographe vouloir redonner ce que la Silicon Valley lui avait apporté. Il a ainsi rencontré plusieurs jeunes dirigeants (Larry Page, Mark Zuckerberg) afin de les conseiller.

Dans l'interview, Larry Page estime que cette "colère" vis à vis d'Android servait la cause du patron d'Apple. Selon lui, de nombreuses entreprises utilisent ce procédé - le fait de pointer de cette manière un concurrent - pour fédérer autour de soi. Une approche que Larry Page critique, il estime que cela ne sert à rien de regarder ses concurrents, ce qu'il faut c’est se centrer sur soi et regarder comment il est possible de faire pour obtenir un monde meilleur.
Larry Page évoque d’autre part dans cet entretien le niveau des tablettes Android. À titre personnel, il dit aimer utiliser sa tablette Samsung. Auparavant, il avait une Motorola Xoom qu'il appréciait également. De manière générale, il pense que les expériences d'utilisation proposées sont bonnes, mais qu'elles vont encore beaucoup s'améliorer à l'avenir.
Google s'apprête à lancer dans les semaines à venir une nouvelle offensive sur le marché des tablettes, marché qui lui résiste jusqu'à présent. Pour populariser les ardoises équipées de son système d'exploitation, le géant de l'internet semble vouloir adopter la même stratégie que pour sa gamme Nexus de smartphones.

Selon le WSJ, Google prépare une boutique en ligne sur laquelle les internautes pourront commander des tablettes Android. Google négocierait actuellement notamment avec Samsung et Asus. Ce dernier travaillerait rappelons-le en partenariat avec Google sur une tablette qui devrait voir le jour prochainement (lire : 149 $ : la tablette de Google ?).
Mais Google ne se lancera pas dans les grandes manoeuvres tant que Jelly Bean ne sera pas finalisé. La dernière sucrerie de Google devrait sortir cet été. Si Google ne manquera pas de mettre en avant sa nouvelle boutique sur ses nombreux services en ligne, cela ne sera sans doute pas suffisant pour faire de l'ombre à l'iPad et dans une moindre mesure au Kindle Fire.
À l'heure des bilans, les résultats sont, il est vrai, peu glorieux pour les concurrents d'Apple et d'Amazon. Motorola n'a écoulé qu'un million de tablettes en 2011, tandis que Dell a battu en retraite préférant attendre la sortie de Windows 8 (lire : Dell abandonne aussi sa Streak 7"). Samsung reconnaissait volontiers fin février au Mobile World Congress que ses modèles ne se vendaient pas aussi bien qu'il escomptait.
Alors que faire ? Les marges de manoeuvre sont limitées pour le géant de l'internet, qui ne peut plus compter sur les subventions opérateurs pour baisser significativement le prix des appareils équipés de son système d'exploitation. On rappellera que le Nexus One avait été dans un premier temps disponible uniquement à la vente sur la boutique en ligne de Google. Il avait fallu alors trois mois pour dépasser le cap des 100 000 ventes.
Toutefois, les têtes pensantes de Google estiment que le modèle actuel des ventes de tablettes n'est pas le bon. La firme de Mountain View chercherait à subventionner d'une manière ou d'une autre ses tablettes. L'enjeu en vaut la peine pour le géant de l'internet. La division mobile de Google génère désormais plus de 2,5 milliards de dollars de revenus par an, grâce à ses ventes d'espaces publicitaires.
Google tiendra sa conférence annuelle des développeurs du 27 au 29 juin, soit un jour de plus que l'an passé. Google I/O se déroulera à San Francisco, au Moscone Center, comme Apple avec ses WWDC. Les réservations commencent aujourd'hui et un compte Google+ est requis.
[MàJ@16h30] : toutes les places ont été écoulées en moins de 20 minutes.
« Venez découvrir les dernières innovations Web, mobile et sociales » indique Google. L'année dernière, Google I/O avait été essentiellement le cadre de la présentation d'un service de musique et de l'annonce d'Android Ice Cream Sandwich.
On attend maintenant d'Apple qu'elle annonce également sa propre conférence des développeurs, la WWDC 2012. L'année dernière elle l'avait fait un 28 mars et les billets d'entrée s'étaient envolés en moins de 10h.

Sur le même sujet :
- Google I/O : Google veut devancer Apple sur tous les fronts
Google ne veut pas rater son entrée sur le marché des tablettes. Le géant de l'internet travaille depuis plusieurs mois en coopération avec Asus sur une tablette 7" qui pourrait être commercialisée dès le début du mois de mai (lire : Une tablette Google pour le printemps, une Nokia pour Noël ?).
La tablette de "très haute qualité" tant promise par Eric Schmidt serait également très peu onéreuse. Elle serait vendue en fonction des modèles entre 149 $ et 199 $. Initialement, il se murmurait qu'elle coûterait entre 199 $ et 249 $ afin d'être en concurrence directe avec le Kindle Fire.
Forcément, pour arriver à ce prix, les deux sociétés ont dû faire des sacrifices. Ainsi, il n'est pas question que ce modèle soit élaboré autour d'une plate-forme Tegra 3, qui coûte beaucoup trop cher pour un tel modèle. Les proches du dossier ne seraient pas étonnés si cette tablette Nexus embarquait un processeur Snapdragon.

Quoi qu'il en soit, il semble que ce soit cette ardoise qui ait convaincu Google de travailler avec Asus. L'ASUS MeMo 370T a été présenté à l'occasion du CES début janvier. Il semble selon le site Android And Me que cette tablette ne soit plus d'actualité depuis que les deux sociétés ont décidé de travailler sur un modèle commun qu'on imagine extrêmement proche de celui-ci…
Chez les concurrents, si ces plans se confirment, cela risque d'être panique à bord. Entre Google qui casse les prix et Apple qui attaque le milieu de gamme avec son iPad 2 vendu désormais 409 €, il va être de plus en plus difficile de se faire une place au soleil sur ce marché.
En attendant, ce sont les soldes. Ainsi, chez RueDuCommerce, on trouve par exemple la SAMSUNG Galaxy Tab P7310 8,9" à 360 € (avec en plus une offre de remboursement de 100 €) et la Playbook de RIM à 199 €. Les temps sont durs…

Au lendemain de l'annonce de la fermeture de Oink, une application de recommandations locales éditée par Milk, All Things D indique que Kevin Rose, son fondateur, rejoindra Google lundi prochain. La firme de Mountain View n'acquiert pas Milk à proprement parler, mais son fondateur et plusieurs de ses membres.
L'équipe de Milk avait justifié l'abandon de Oink, après seulement trois mois de disponibilité, en expliquant qu'il s'agissait « d'un premier test » et qu'elle devait maintenant « se concentrer » sur de nouveaux projets. Le départ de Kevin Rose et de plusieurs cadres de l'incubateur n'a pas dû aider. Milk avait obtenu 1,7 million de dollars lors de sa première levée de fonds, et comptait parmi ses investisseurs True Ventures, First Round Capital et… Google Ventures.
On connaît aussi Kevin Rose pour le site de social bookmarking Digg et le podcast Diggnation. Très populaire à une époque, Digg est désormais moins en vogue, dépassé par des sites au principe similaire comme Reddit.
En 2011, la concurrence a eu toutes les peines du monde à exister face à l'iPad. Rares sont les modèles qui sont parvenus à sortir de l'anonymat. La semaine dernière, Tim Cook rappelait que plus de 100 tablettes avaient été commercialisées en 2011.

Cette année, Google semble vouloir passer à l'offensive. En fin d'année dernière, Eric Schmidt avait promis une tablette de très haute qualité pour la fin du premier semestre (lire : Une tablette Android « de qualité » d'ici six mois). Selon DigiTimes, celle-ci pourrait voir le jour en mai.
Elle semble toujours être davantage positionnée comme un concurrent direct au Kindle Fire qu'à l'iPad. Ce modèle coûterait entre 199 $ et 249 € et embarquerait un écran 7". DigiTimes révèle que la société américaine aurait choisi de travailler avec Asustek pour concevoir cette tablette. Le géant de l'internet aurait également consulté HTC et Acer, mais c'est Asustek qui offrait semble-t-il le plus de garanties. Il est vrai qu'avec ses EeePad Transformer Prime, la société asiatique est parvenue à se distinguer de la concurrence.
Si le temps presse pour Google, que dire pour le duo Microsoft / Nokia ? La société finlandaise compte lancer semble-t-il sa première tablette équipée de Windows 8 au quatrième trimestre, et ce dans le meilleur des cas. On imagine que les deux sociétés mettront les bouchées doubles de manière à ne pas louper les fêtes de fin d'année. DigiTimes évoque une tablette de 10" basée une plate-forme Qualcomm dual-core.
Enfin, il est à noter qu'il n'y a pas un jour (ou presque) sans lequel le site asiatique n'évoque pas la sortie d'une tablette 7,85". De nombreux sous-traitants d'Apple auraient été sondés de manière à fournir des composants permettant d'assembler un tel modèle. Apple finira-t-elle par franchir le pas et proposer un iPad en dessous des 300 $ ? À suivre…
En juin 2010, Jon Lech Johansen ("DVD Jon") poussait un coup de gueule au sujet de l'Android Market (lire L'Android Market sous le feu des critiques). Une recherche mal fichue, trop peu de contrôle de la violation du copyright, et les applications payantes accessibles uniquement depuis 13 pays sur les 46 dans lesquels l'Android Market était ouvert à l'époque.
Google a elle-même concédé qu'elle n'était pas satisfaite du nombre d'achats d'applications sur son magasin, par la bouche d'un de ses cadres, Eric Chu (lire Du nouveau sur l'Android Market).
De nombreux efforts ont été faits pour améliorer la situation : les applications payantes sont désormais accessibles dans 129 pays et territoires, leur référencement est devenu systématique (lire Android Market : la classification devient obligatoire), Google a mis sur pied une équipe en charge d'épurer son magasin des applications exploitant des contenus sous copyright sans licence, intégré les achats in-app, et a essayé de limiter la fragmentation de sa plateforme.
Malgré tout l'App Store se taille la large majorité des bénéfices alors même qu'Android se prévaut d'une part de marché supérieure. Pire encore il se crée moins de nouvelles applications pour Android que pour iOS (lire L'Android Market en perte de vitesse ?).
Conséquence de ces écueils, Eric Chu jusqu'ici en charge de l'Android Market quitte ses fonctions et se voit remplacé par Jamie Rosenberg, qui était responsable des contenus numériques pour Android (c'est lui notamment qui menait l'initiative Google Music, désormais réunie avec l'Android Market sous l'égide de Google Play, lire Google Play : Google unifie ses boutiques d'apps, musique, vidéos et lives). Chu ne quitte pas Google pour autant et un autre poste lui sera attribué.
Mais les problèmes de l'Android Market n'échoient pas intégralement à Eric Chu : TechCrunch cite une source interne à Google qui considère que le fait d'avoir plusieurs responsables sur la cellule Android (comme Eric Chu et David Conway), dotés de pouvoirs équivalents, ne permettait pas d'avoir une politique cohérente. D'autant qu'Andy Rubin n'a jusqu'ici mesuré le succès de sa plateforme qu'en termes du nombre d'activation des appareils.
Les problèmes restent à régler : vendredi, le développeur Mika Mobile (Zombieville USA 1 & 2, Battleheart, OMG Pirates) a publié sur son blog sa décision de ne plus s'investir sur Android. Selon le développeur, les ventes sur Android ne représentent que 5 % de son chiffre d'affaire sur l'année passée, alors même que la fragmentation exige de sa part un investissement qu'il estime à 20 % de son temps sur l'année écoulée, pour rendre ses applications compatibles avec le plus d'appareils possibles.
Il y a donc encore fort à faire pour que Jamie Rosenberg réussisse là où Eric Chu a échoué.
Google devrait rapidement placer l'un de ses hommes à la tête de Motorola Mobility. La conclusion de ce rachat étant en bonne voie après les accords donnés par plusieurs instances, le nouveau propriétaire envisage de remplacer Sanjay Jha, l'actuel PDG, par Dennis Woodside, affirme Bloomberg renseigné par trois sources.
Woodside a rejoint Google en 2003, il a aujourd'hui le titre de Président, responsable des activités sur le territoire américain, après s'être occupé de plusieurs marchés à l'international.
Sanjay Jha a rejoint la division mobile de Motorola en 2008, appelé à la diriger pour la relancer. Fin janvier, le fabricant avait annoncé des résultats en berne sur son bénéfice sur ses ventes de mobiles et tablettes, souffrant de la compétition avec Apple et Samsung (lire Motorola a vendu peu de smartphones et encore moins de tablettes).
Alors qu'Apple est particulièrement procédurière dans le domaine, Google a déposé une nouvelle demande de brevet sur un système de déverrouillage des téléphones. Présentée le 6 août 2010 et publiée le 9 février 2012, cette demande (# 20120036556) présente plusieurs manières de déverrouiller un téléphone qui s'écartent sensiblement du « glisser pour déverrouiller » protégé par Apple (lire : Brevets : Apple s'attaque à Android 4.0 Ice Cream Sandwich).
La première consiste à disposer plusieurs raccourcis vers des applications fréquemment utilisées sur l'écran d'accueil. Déposer ces raccourcis au centre d'une zone prédéfinie déverrouillerait le téléphone et lancerait l'application désirée. Cette idée précède d'un an une implémentation opposée par HTC dans Sense 3.0, qui consiste à glisser un anneau de déverrouillage sur des icônes de raccourcis. Google utilise un mécanisme similaire dans Android 4.0 Ice Cream Sandwich.

Une deuxième, plus complexe, permet de lancer une recherche vocale depuis l'écran d'accueil, le déverrouillage s'effectuant par l'entrée d'un mot de passe pendant que les serveurs procèdent au traitement de la requête. La troisième et dernière est en quelque sorte une combinaison des deux précédentes : la première étape est le glissement d'un raccourci vers une zone de déverrouillage, la seconde le choix de la fonction de l'application lancée à utiliser. Ce déverrouillage pourrait s'effectuer vocalement : un utilisateur pourrait demander au téléphone de lancer une application, puis lui décrire que faire dans cette application.
Google a déjà obtenu un brevet pour une méthode de déverrouillage par le dessin d'un motif à l'écran (lire : Le "dessiner pour déverrouiller" d'Android est déposé).
Motorola Mobilty pourrait se rapprocher un peu plus encore de Google la semaine prochaine. Des sources de l'agence Reuters affirment que les autorités américaines et européennes s'apprêtent à donner leur feu vert à cette acquisition d'un montant de 12,5 milliards de dollars (9,4 milliards d'euros), la plus importante jamais réalisée par Google.
La Chine doit encore donner son avis, d'ici au 20 mars, ou décider de prolonger son enquête. Même chose en Israël et à Taiwan.
Il est encore possible que la Commission européenne demande un supplément d'informations, mais la tendance serait plutôt à un accord sans condition pour Google.
Motorola Mobility a annoncé fin janvier des résultats assez pâlots avec des ventes anecdotiques pour ses tablettes en plus de la concurrence d'Apple et, dans le camp Android, de Samsung sur ses smartphones (lire Motorola a vendu peu de smartphones et encore moins de tablettes).