Il aura fallu plus de huit mois pour qu'Ice Cream Sandwich soit enfin installé sur 10 % des téléphones Android en circulation. Pour la première fois, la part d'Android 2.3 Gingerbread est en recul : elle passe à 64 %, contre 65 % le mois dernier. Android 2.2 Froyo, qui avait marqué le début de l'ascension de l'OS mobile de Google, concerne toujours 17,3 % du parc.

La part d'Ice Cream Sandwich (Android 4.0 à 4.0.4) a progressé de 50 % en un mois : les fabricants commencent enfin à mettre à jour leurs appareils, alors que Google vient déjà de présenter Android 4.1 Jellybean. La commercialisation à grande échelle du Samsung Galaxy S III et de la gamme HTC One, des modèles sous Ice Cream Sandwich, accélère aussi la cadence.

La mise à jour des appareils anciens reste néanmoins un véritable problème de l'écosystème Android, auquel seuls les appareils « Nexus » échappent. Microsoft a clairement indiqué que les appareils existants ne passeraient pas à Windows Phone 8 mais bénéficieraient d'une mise à jour intermédiaire apportant une partie des fonctions, que tous les fabricants et opérateurs devront déployer selon les règles édictées. Apple, quant à elle, maîtrise de bout en bout son processus de mise à jour et ce sont aujourd'hui plus des trois quarts des iPhone, iPad et iPod touch qui utilisent iOS 5.
Pour parvenir au prix plancher et symbolique de 200 $ avec 8 Go de stockage (Asus a officialisé le prix de 249 € pour la version 16 Go en France), Google et Asus ont dû faire une concession : ne pas dégager de marge sur la vente de la tablette. À l'instar du Kindle Fire, la Nexus 7 est vendue à prix coûtant pour être la plus abordable possible. Les constructeurs espèrent alors dégager des bénéfices sur les contenus.
AllThingsD révèle qu'Asus a eu seulement quatre mois pour développer la tablette demandée par Google. « Nos ingénieurs m'ont dit que c'était comme de la torture [...] Ils [Google, ndr] étaient très exigeants », a déclaré Jonney Shih, le CEO d'Asus.

Andy Rubin, le responsable d'Android, peiné par les mauvaises ventes de tablettes Android depuis leur lancement, dit avoir compris qu'il manquait des éléments à l'écosystème pour qu'il puisse connaître le succès. Google a commencé à corriger le tir hier en annonçant l'arrivée de films et de séries TV à la vente sur Google Play (lire : Google I/O 2012 : Jelly Bean, Nexus 7 et Nexus Q). « Je pense que c'était la pièce manquante », avoue Rubin.
Shih met en avant les composants de la tablette — Nvidia Tegra 3, écran IPS — pour se différencier du Kindle Fire qui est moins bien doté... jusqu'à la prochaine version qui devrait sortir deux semaines après la Nexus 7.

Andy Rubin assure qu'il y a assez de place sur le marché pour les tablettes Android des autres constructeurs. Sur le segment des smartphones, les Nexus n'ont pas cannibalisé les ventes des autres téléphones — ils ne sont d'ailleurs pas de franches réussites commerciales — mais le placement n'est pas la même — ils sont vendus assez chers.
Avant même que Google n'ait ouvert les portes de la Google I/O, sa conférence annuelle pour les développeurs, Bloomberg a déjà défloré la plupart des annonces. Le groupe de presse confirme la présentation d'une tablette 7" développée en partenariat avec Asus, qui devrait sans surprise prendre le nom de Nexus 7. Elle sera le premier appareil sous Android 4.1 Jelly Bean, dont de nouvelles fonctions seront dévoilées dans quelques heures.

Elle disposera d'un écran 1280 x 800 qui devrait utiliser la technologie IPS et sera construite autour d'une puce Nvidia Tegra 3 comprenant un processeur quadricœur 1,3 GHz et d'un circuit graphique 12 cœurs. Elle sera aussi dotée de 1 Go de RAM, de 8 ou 16 Go de stockage, d'une puce NFC et d'une webcam 1,2 MP. Sachant que son prix sera de 199 $, cette fiche technique est plutôt impressionnante, même si les premières fuites en images montrent un appareil particulièrement peu innovant en matière de design.
La Google / Asus Nexus 7 entrera en concurrence directe avec le Kindle Fire d'Amazon et la Nook Tablet de Barnes & Nobles, les deux seules tablettes ayant connu un certain succès… en dissimulant leur utilisation d'Android aux yeux du grand public (lire : Amazon devrait dévoiler le successeur du Kindle Fire le 31 juillet prochain). La firme de Mountain View aurait néanmoins des objectifs raisonnables : elle n'a commandé que 2 à 3 millions d'exemplaires de sa tablette à ses sous-traitants pour la fin de l'année 2012.
Google I/O, la conférence de Google dédiée aux développeurs qui débutera mercredi, devrait être le lieu de l'annonce d'une tablette réalisée en collaboration avec Asus. Gizmodo Australie dit avoir eu accès à un document récapitulant toutes les caractéristiques du Nexus 7, le nom de la tablette.

Le site australien ne fait que confirmer toutes les rumeurs qui gravitent depuis plusieurs mois autour de ce produit. Il s'agirait d'une tablette 7", équipée de la plateforme Nvidia Tegra 3, d'1 Go de RAM, de 8 ou 16 Go de stockage et d'un capteur photo de 1,2 million de pixels. L'écran utiliserait la technologie IPS avec une définition de 1 280 x 800 pixels. Le modèle 8 Go coûterait 199 $ (environ 160 €) et 249 $ (env. 200 €) pour la version 16 Go.
Le Nexus 7 tournerait sous Jelly Bean, dont il se dit qu'il s'agirait de la version 4.1 d'Android. Toutes les réponses mercredi.
La question est désormais sur toutes les bouches : maintenant qu'Apple s'est débarrassé de Google pour son application Plans, le géant de l'internet va-t-il laisser le champ libre à Apple en proposant uniquement une webapp ou va-t-il passer à l'offensive et proposer une application native de Google Maps ?
Une chose est certaine, Google ne semble pas vouloir abandonner les utilisateurs iOS. Sur sa page Google+, Jeff Huber explique vouloir toujours proposer "les incroyables expériences Google Maps sur iOS".
Les propos du Senior Vice President Commerce et Local de Google laissent à penser qu'une version native de Maps pour iOS n'est pas quelque chose d'inenvisageable. Peut-être en saura-t-on plus à ce sujet à l'occasion de Google I/O qui se déroule la semaine prochaine.
Au final, la décision d'Apple de faire cavalier seul pourrait être bénéfique pour les utilisateurs qui pourraient avoir les choix entre la solution d'Apple et celle de Google.
Et même pour le géant de Mountain View, cela pourrait être un mal pour un bien. Google pourrait développer librement son application. Chaque amélioration dans Plans était l'objet d'intenses négociations entre les deux sociétés. Ainsi, la fonction Navigation que l'on trouve dans la version Android, n'a jamais vu le jour sous iOS suite à un désaccord entre les deux groupes.
Certains évoquent qu'une telle app aurait des problèmes à être validée. Cela semble peu probable. Il existe d'ores et déjà de nombreuses applications de géolocalisation et de navigation sur iOS.
Bref, tout dépendra de la volonté de Google, qui sera sans doute partagé entre toucher le plus de monde possible en offrant un service de très bonne qualité aux utilisateurs iOS et laisser un avantage compétitif à sa plate-forme Android.
[Via : TNW]
Lors d'une réunion annuelle avec les actionnaires, Google a réexpliqué ses plans pour Motorola Mobility qu'il vient d'acquérir. « Nous nous assurons que [Motorola] a tout ce qu'il faut pour réussir dans son domaine. Ne vous attendez pas à une intégration complète des deux entreprises », a fait savoir le directeur financier de Google, Patrick Pichette.
On peut voir dans cette déclaration une tentative de Google de rassurer ses partenaires qui travaillent sur des produits Android. En achetant Motorola, la firme de Mountain View avait attiré quelques suspicions, notamment sur le fait qu'elle pourrait privilégier sa nouvelle entité dans le développement de produits mobiles.
À la suite de l'arrivée de Microsoft sur le segment des tablettes, à la surprise de certains constructeurs d'ailleurs, Google se devait de calmer le jeu de son côté.
Et Éric Schmidt de réitérer la raison de l'acquisition : « Nous avons acheté Motorola pour l'ensemble de ses brevets, ses produits, ses salariés et son innovation. »
Sur le même sujet :
- Motorola, ses brevets et ses ennuis seront à Google dans 48h
[Via AFP]
La rumeur d'une tablette Google fabriquée par Asus revient régulièrement depuis plusieurs mois maintenant et celle-ci pourrait se concrétiser bientôt. Android Authority dit avoir eu la confirmation de la part d'un employé d'Asus lors du Computex qu'un tel produit sera dévoilé d'ici fin juin.
La conférence Google I/O qui se tiendra du 27 au 29 juin serait tout indiquée pour révéler la fameuse tablette. Les dernières rumeurs parlent d'une tablette 7" peu chère (lire : 149 $ : la tablette de Google ?) qui aurait pour but de donner un coup de fouet aux ventes d'ardoises Android.
La tablette pourrait également être vendue en ligne directement par Google, comme la firme l'avait fait pendant un moment avec le Nexus One.
Google a annoncé l'acquisition de QuickOffice, l'éditeur des applications de bureautique mobile éponymes. Si le communiqué de presse des deux parties ne va plus loin que les auto-félicitations habituelles, il ne fait nul doute que Google cherche ici à renforcer les capacités d'édition de Google Drive et Google Docs au sein d'iOS et d'Android. Ces produits ont ces dernières semaines beaucoup évolué, au point de prendre l'apparence d'une véritable alternative aux solutions de Microsoft.
Microsoft, justement, a quant à elle fait l'acquisition de Press Play, ce studio que l'on connaît pour le jeu Max & The Magic Marker. Il s'agit du deuxième studio indépendant spécialiste du casual gaming et des appareils tactiles que s'offre Microsoft après Twisted Pixel, à qui l'on doit notamment 'Splosion Man.
La fusion est à peine entamée que Google place déjà un de ses plus fidèles « Googler » à la tête de Motorola Mobility. Comme les rumeurs le disaient, c'est bien Dennis Woodside qui remplace Sanjay Jha (lire : Google changerait le PDG de Motorola Mobility). Woodside a rejoint Google en 2003 et avait jusqu'à aujourd'hui le titre de Senior Vice President. Il s'est occupé de plusieurs marchés à l'international. Jha continuera de travailler pour Motorola afin d'assurer une transition fluide.

Motorola a été racheté par Google pour 12,5 milliards de dollars (lire : Motorola, ses brevets et ses ennuis seront à Google dans 48h). D'après des indiscrétions recueillies par TechCrunch, Google pourrait procéder à un plan de licenciements allant jusqu'à 30% du personnel au niveau mondial.
[MàJ 22/05 16:41] Bloomberg révèle qu'Apple avait essayé de débaucher Woodside de Google. Tim Cook s'était personnellement impliqué dans le recrutement de celui-ci en lui promettant de l'installer à la tête de la division ventes d'Apple.
Pour le convaincre de rester, Larry Page lui a quant à lui assuré durant l'été 2011 — la période où Google a annoncé son intention de racheter Motorola Mobility — qu'il aurait une plus grande responsabilité dans les mois à venir. C'est ainsi que Woodside a pris la tête de Motorola Mobility.
[Via Google Blog]
Motorola Mobility, dont l'histoire se confond avec celle du téléphone mobile, deviendra propriété de Google d'ici deux jours. La société l'a indiqué aujourd'hui dans un document transmis à la SEC Américaine. Cette acquisition pour 12,5 milliards de dollars a reçu le dernier feu vert qui lui manquait, celui des autorités chinoises. Celles-ci n'ont posé qu'une seule condition, qu'Android reste un logiciel libre et accessible à tous pendant les cinq prochaines années.
D'après des indiscrétions recueillies par TechCrunch, Google pourrait procéder à un plan de licenciements allant jusqu'à 30% du personnel au niveau mondial. Au 31 décembre, Motorola Mobility revendiquait 19 000 salariés, cela ferait 5 700 départs. Rien n'est toutefois confirmé.
Sur son dernier trimestre fiscal, Motorola a annoncé un chiffre d'affaires de 3,08 milliards de dollars (+2% sur 2011) et des pertes de 86 millions contre 81 millions sur le trimestre d'il y a un an.
8,9 millions de téléphones avaient été vendus sur cette période, dont 5,1 millions de smartphones. C'est sept fois moins de smartphones qu'un Samsung ou Apple. Seulement 100 000 tablettes ont été livrées aux réseaux de distribution sur ce trimestre, au lieu de 300 000 au premier trimestre 2011. Dans le même temps, Apple a vendu 11,8 millions d'iPad à ses clients, une augmentation de 151% d'une année sur l'autre.
Motorola qui avait été parmi les plus actifs dans les terminaux Android et qui avait eu une faveur de Google pour équiper sa première tablette Xoom, a depuis perdu de sa superbe. Mais Motorola c'est aussi un copieux portefeuille de plusieurs milliers de brevets dans les télécommunications notamment. L'entreprise est engagée dans plusieurs procès, tantôt plaignante, tantôt accusée.
Motorola Mobility est également l'une des rares entreprises à travailler avec Android et à ne pas avoir signé d'accord de licence avec Microsoft dont certains brevets sont enfreints par Android. Elle est aussi sous le coup de deux enquêtes de Bruxelles pour de possibles abus dans sa gestion de brevets dits essentiels en vidéo et en communication 3G. Une intervention de la Commission Européenne réclamée par Apple et Microsoft.
La semaine dernière, le Wall Street Journal affirmait que Google pourrait travailler de concert avec plusieurs fabricants pour ses prochains Nexus. Parmi les objectifs avancés, celui de ne pas laisser penser que sa nouvelle filiale serait avantagée, un engagement maintes fois répété depuis la mi-août lorsque cet achat avait été révélé. Motorola Mobility doit aussi continuer de fonctionner séparément de Google, sans être avalée.

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