À la manière de Spotify, Deezer vient de lancer son offre premium, laquelle est déclinée en deux formules. La première Deezer Haute Qualité est proposée à 4,99 € par mois. Elle offre du son en 320 kb/s et est débarrassée de messages à caractère publicitaire.
Mais sur le papier, la version la plus intéressante, Deezer Premium, coûte 9,99 € par mois. Elle comprend Deezer Desktop une application (Mac/PC) qui permet d'accéder à l'ensemble du catalogue soit en streaming soit en téléchargement. Une application pour iPhone est également proposée.
Deezer Desktop est décevant. Il s'agit en fait d'une application AIR, qui est quasiment un copier-coller du site web. Elle est lourde (elle est nettement plus gourmande que Spotify en CPU), lente (le défilement d'une fenêtre saccade), et les opérations de base sont bien moins pratiques qu'avec Spotify.

L'application Deezer Desktop qui ne ressemble pas vraiment à une application native
On ne peut par exemple glisser-déposer un album sur une liste de lecture.
Si le logiciel suédois joue la carte du minimalisme, Deezer fait tout l'inverse. À la manière d'iTunes et de son mode Genius, Deezer Desktop intègre une smart radio qui permet d'écouter des morceaux en fonction d'un artiste que vous aimez bien. Autre avantage de Deezer Desktop : plus de contenu éditorial (le tout en français) et davantage de fonctions sociales pour faire découvrir de la musique à ses amis.
Autre fonctionnalité intéressante proposée par Deezer Desktop : la possibilité de téléverser ses MP3 qui ne sont pas au catalogue du service pour pouvoir y accéder via Deezer. Une bonne idée qui évite de devoir jongler entre iTunes et Deezer.
Au niveau du catalogue, Deezer revendique 4,5 millions de titres, contre plus de 6 millions pour Spotify. Les deux services diffusent la musique en 320 kb/s.
Ce ne sont pas les idées intérésssantes qui manquent à Deezer Desktop, mais l'interface est confuse et la réalisation brouillonne. Dommage, dans l'état des choses, Deezer Desktop est inutilisable (du moins sur Mac).
Vos réactions
Je suis content de Spotify (très large choix même des groupes ou genres peu connus), je ne sais pas si je testerais Deezer qui n'a pas l'air d'apporter plus de choses surtout s'ils sont au même prix. Deezer le sort un peu tard. A voir comment ça évolue dans les choix d'albums.
L'offre à 4,99 € est un des plus par rapport à Spotify.
Le seul petit regret que j'ai avec Spotify c'est que les commandes au casque de l'iPhone ne fonctionnent pas, c'est sans doute pareil avec Deezer ?
L'achat sur Deezer se fait sur iTunes, c'est pas mal pour nous qui sommes sur Mac par contre.
Niveau application, il y avait matière à faire mieux, Spotify est trop simple, Deezer devrait pouvoir faire mieux qu'eux. Le côté social est un plus.
Pour la smartradio, Spotify le fait également soit via la fonction radio (genre, année) soit quand on est sur une fiche artiste (radio de l'artiste avec artistes similaires ou liés).
non, mais cela est une limitation Apple
Je m'en doutais un peu. Un petit réglage dans l'iPhone serait le bienvenu !
Un truc aussi, Spotify mange la batterie très rapidement même en offline. Deezer c'est pareil ?
Concernant l'autonomie, je n'ai pas assez de recul
Je bosse dans un label. Deezer nous rapporte entre 0.0032 € et 0.0010 € par écoute.
C'est pas avec ça que les artistes vont bouffer, ni que des structures vont les aider à tourner ou produire des disques.
Les initiatives type CD1D sont beaucoup plus éthiques et intéréssantes. Aussi bien pour les labels, que pour les artistes et pour les consommateurs.
www.cd1d.com...
Deezer ou Spotify c'est comme de la radio mais à la demande ça ne va pas remplacer toutes les sources de revenus d'un artiste.
0,0032 par écoute, à la fin ça peut faire pas mal une fois que ça aura atteint une masse importante et que les utilisateurs de P2P iront dessus. Combien vous touchez par CD, 1 euro ?
Personnellement, j'ai laissé tomber iTunes pour Spotify, ça me revient nettement moins cher, j'écoute tout ce que je veux et à côté j'achète des CDs pour les artistes qui en valent vraiment le coup (ceux que j'écouterai toujours dans 10 ou 20 ans ;) ).
Sur un CD ou un album numérique vendu 10 euros, on va dire qu'on touche plutot entre 3 à 7 euros selon les plateformes et les distributeurs. (à répartir entre l'éditeur, le producteur et les artistes)
et à titre de comparaison, un passage à la radio. Ca rapporte combien rapporté au nombre d'auditeurs…
+1 Psylo
Deezer et les autres ne sont que des parasites qui ne s'occupent que de leur propre rentabilité, et même ça ils ne sont même pas foutus d'y arriver tout seuls.
http://www.igeneration.fr/0-apple/le-marche-de-la-musique-enregistree-re...
Quand il a été mis à la disposition de l'utilisateur la possibilité d'une playlist, on a franchi le cap d'une simple radio à la demande.
Quant aux appli iPhone...
Il existe des tas de radios qui diffusent ce que veut l'auditeur et même des playlists (genre Oui FM par exemple).
L'avenir est à Deezer/Spotify ou à la licence globale, il faudra s'y faire, le CD n'a plus d'avenir et la musique virtuelle ne comblera jamais les revenus du CD (tout le monde n'est pas prêt à dépenser autant dans un CD virtuel qu'il dépensait dans un CD réel surtout sans droit réel de propriété).
Avec un marché de masse, les revenus pour les artistes seront importants. Je ne vois pas pourquoi ils seraient plus bas que ceux générés par iTunes.
Sauf que c'est le jour et la nuit entre les plateformes de vente (Itunes et autres) et celles de streaming (Deezer ou Spotify).
Il ne faut pas faire l'amalgame entre dématérialisé et gratuité. De plus, ce n'est pas parce que l'avenir va se passer de cette façon qu'on doit obligatoirement se résigner à ce sort.
Quant aux radios, elles ont un modèle économique beaucoup plus solide où la pub paye. Et le streaming n'est qu'une petite partie de leur activité.
Plus de prod > Des albums sans pognon > des oeuvres mal réalisées donc gâchées. Vous ne l'entendez peut-être pas sur vos systèmes d'écoute, mais c'est bien pourtant comme ça à l'heure actuelle.
Votre argument sur le prix de la musique virtuelle est assez curieux: si on n'a pas 15 euros pour acheter un CD, on en aura peut-être 10 pour l'acquérir en dématérialisé, il me semble. Le prix sur iTunes est quand même souvent plus bas que dans le commerce, d'autant plus qu'on a le choix des titres.
Sur Spotify ou Deezer aussi la pub paiera (en plus des abonnements premium), ce ne sera pas différent d'une radio (pourquoi ça le serait ? le principe est exactement le même). Il faut laisser du temps au modèle de s'installer et de rempalcer à terme le P2P.
Concernant le prix, Spotify ou Deezer permettent l'écoute gratuite en échange de pub et perso je préfère payer 10 euros par mois à Spotify pour écouter des tas de choses (que je n'aurais pas acheter) plutôt que de payer un album sur iTunes que je ne possède de toute façon pas réellement (pas de revente possible etc.). Ca ne m'empêche pas d'acheter quelques CD par an (5 environs) pour certains artistes qui se comptent sur les doigts d'une main.
La musique dématérialisée est au même prix que le CD (sur le net hein, pas à la fxxc ;) ) donc oui le dématérialisé est cher pour ce qu'il est (à part pour les singles). Ils ajoutent de plus en plus des albums à 12,99 ou 13,99, souvent plus cher que le CD qui parfois lui propose même un DVD avec !
Tout ce qui peut remplacer le P2P est bienvenu, c'est sûr. Maintenant, ce modèle me paraît trop fragile, en ce sens qu'il propose une offre de qualité tout en étant complètement assujetti à ce que payent les annonceurs. L'actualité nous montre qu'ils payent bien moins qu'avant la crise, pourtant on peut être sûr qu'il y a autant de musique écoutée sur leurs plateformes, si ce n'est plus (plus de titres, amélioration de l'offre et visibilité en hausse).
Quelque part, je trouve que ce modèle est pervers, en ce sens qu'on ne peut lui contester sa légalité, tout en étant quasiment pas plus rémunérateur que le téléchargement illégal.
Mais comme vous le dites, espérons que ce modèle générera plus d'argent, quand internet détrônera vraiment la TV.
L'idéal serait que ce soit sous forme de licence globale obligatoire, là ça générerait des revenus beaucoup plus importants pour la musique mais ça en plafonnerait également les revenus...
Si ces modèles réussissent, les artistes pourront toucher plus. On paie 10 euros par mois mais on écoute pas non plus 100 albums. C'est un peu le principe des forfaits. Et si la pub suit, ça augmentera d'autant les revenus comme à la radio.
Bien sûr que l'idéal serait un retour 10 ans en arrière, mais c'est utopique d'y croire et de croire qu'iTunes remplacera le P2P. Je n'y crois pas personnellement.
Quant aux bienfaits des magasins, quand je vois qu'un artiste que j'aime n'est même pas dispo à la Fnac en CD mais est sur Spotify, je me pose des questions !!!
Et les major se soucient des artistes peut etre ?
C'est normal qu'une boite comme spotify se soucie de sa rentabilité !
Ce ne sont pas les majors qui font le patrimoine musical, ce sont les labels. En voulant condamner Pascal Nègre et ses 72000 euros mensuels, ce sont ses artistes et les labels qui en prennent plein leur gueules.
@ tool
D'une au niveau mentalité de la société je vois mal comment tu comptes faire payer des gens le prix de cd que depuis près de dix ans (c'est pas rien) ils se procurent gratuitement...
(Je dis pas que c'est bien ou que moi je télécharge P2P, je dis qu'une majorité le fait depuis bien longtemps...))
Deuxièmement il y a les porblèmes de qualités et compatibilités.
Qualité car comme le dit showme on trouve les cds réel en qualité wav au même prix voire moins chers sur le net que des pauvres wma ou aac 256 kbs...
Compatibilité car quid de savoir si ceux qui acheté des titres drmisés pourront encore les écoutés dans 10 ans ???
Et pour récompenser ceux qui ont acheté a l'époque des drm que font les major et itunes ... rien ... pire on te dit de repasser à la caisse... Voila comment le monde de la musique numérique légale récompense la minorité de consommateurs qui lui était encore acquise...
Show me a aussi bien souligné le problème de la revente qui n'est plus possible dans l'économie dématérialisée... cela n'est pas répercuté dans le prix... et le facteur dynamisant de l'occase sur le marché neuf s'éteint par la même occasion...
Maintenant il y a des initiatives types Spotify et Deezer qui pourrait permettre au plus grand nombre de rentrer du côté de la légalité... et en face on voit toujours les maisons de disques se plaindre... mais p2p ou pas le monde musical d'avant les années 96-98 (et le dévelopment du net) c'est fini...
La petite critique sur la réalisation des albums prête tout de même à sourire... ça fait vieux réac...bon maintenant peut être que toute une génération de preneur de son, producteur, studios ... sont morts d'un coup...
et puis c'est pas comme si avant internet il y avait pas de grands artistes qui avait tant travaillés leurs sons comme Jean-Pierre François, désireless...
Exactement. Le dématérialisé pose de grosses questions. Le pire c'est dans la vidéo où l'on ose proposer des séries TV en dématérialisé EN LOCATION plus cher que le coffret DVD en ACHAT (que tu peux revendre en perdant au pire 5/10 euros) ! ou bien le film en VOD en achat au prix du DVD !
Le dématérialisé tue l'occasion, tue la concurrence sur les prix, tue l'avenir de ses achats (surtout avec les DRM toujours présents sur les vidéos). Alors, s'il faut du dématérialisé que l'on ne possède pas, autant avoir du gratuit avec de la pub ou des forfaits tout compris à la Spotify ! Pour moi c'est tout vu et le bon vieux CD à prix acceptable pour quelques artistes qui valent encore le coup.
On est d'accord sur certains points; je n'ai pas encore trouvé une personne sensée pour défendre les drm et de manière générale l'attitude des majors ces dernières années. Mais elles ne constituent pas la totalité des acteurs de l'industrie.
Plus de prod > Des albums sans pognon > des oeuvres mal réalisées donc gâchées.
+1 tool
Exactement. C'est ce qui est en train de se passer.
@Kaneda
La démocratisation du home studio à malheureusement tué bon nombre de studios pro. Comme dans d'autres métiers, tout un savoir faire à l'ancienne a tendance a disparaitre. On est un peu arrivé dans la génération "preset" et copié-collé. Sans parler de la loudness war, avec des prods compressées au taquet. Monde de merde ^^
>des oeuvres mal réalisées donc gâchées.
Des noms ? Je n'ai pas remarqué de différence dans ce que j'écoute même si c'est à 99% US il faut bien le dire...
Je parle d'albums ne bénéficiant pas de sorties internationales ou même nationales (c'est parfois même plus envisagé).
De manière générale, tous les albums de musique acoustique réalisés en home-studio craignent à max.
Pour ma part, le dernier en date (un artiste plusieurs fois disque d'or) que j'ai fait devait être pressé à plusieurs milliers d'exemplaires, et le sera finalement à 300, faute de moyens. C'est cool. Et je parle même pas de la qualité sonore à faire gerber un chimpanzé.
@Kaneda Corp
Pour avoir réalisé des albums pour un label à la production des plus fauchées, ça ne fait rire ni l'ingé, ni l'artiste, ni le producteur, ni les auditeurs un peu exigeants (j'en ai rencontré) d'écouter un album pouilleux.
Le dématérialisé n'est pas le modèle ultime; je pense qu'a la manière d'Apple dans son activité musicale (matos et boutique en ligne), la solution serait dans la complémentarité de ces offres et non dans l'obligation de suivre ce qui est à la mode pour cause de progrès.
Comprenez qu'alors que sur les forums de Macgé, certains défendent la qualité Blu-ray, d'autres comme moi défendent une qualité CD qu'on ne retrouve pas encore sur les grosses plateformes, ni dans le streaming, ce qui est plus normal.
Comprenez également, qu'en tant que mac-user, et donc plutôt exigeant sur la qualité, je défende la qualité d'une offre qui doit générer vraiment de l'argent d'une manière ou d'une autre, ce qui n'est pas encore le cas de Deezer ou de Spotify.
Une précision, si deezer desktop est une application adobe air elle fonctionnera aussi sur Linux.
En même temps le client spotify marche très bien sur Linux avec Wine :)
Un système ne remplacera pas un autre. Ce système coexistera cependant probablement avec un autre. Dans mon cas, j’ai la chance d’avoir un casque à plus de 20 € qui me permet d’entendre de réelles différences et de vivre la musique autrement que deux minutes trente de son. Essayez d’écouter les cinq premiers morceaux de The Wall avec une vraie installation Hi-Fi à plusieurs milliers d’euros (ce qui était beaucoup plus répandu autrefois, quand la musique était considérée comme un art faisant partie de la culture et non du divertissement faisant partie de la consommation, on ne se ruinait pas que pour l’album, mais aussi pour tout ce qui allait avec), et vous allez comprendre en quoi les offres de streaming et le dématérialisé sont pour l’instant des offres au mieux inintéressantes et au pire nocives pour toute une catégorie d’amoureux de la musique.
Parce qu’il faut faire la différence entre aimer la musique et kiffer du son. Malheureusement, on a le public que l’on mérite. Et c’est clair que c’est pas l’acharné de Jena Lee, de Lady Gaga ou des Black Eyed Peas qui va vivre une expérience avec son album, et donc faire en sorte d’être dans de bonnes conditions pour la vivre. Et tant mieux, car les mecs qui sont derrière ça, les ingé-son, surmixent à mort, augmentent le volume, saturent les graves. Ils font un son sans aucune texture, qui n’est musique que pour ceux qui ont des lacunes de vocabulaire.
Et c’est ce consommateur-là qui se tripote de payer sa part, car s’il entend la différence, il ne l’écoute pas. Il s’en fout. Il écoute du son par le HP de son iPhone et le supprimera de son baladeur quand il ne sera plus à la mode. À ces gens-là, s’il y en a assez d’honnêtes, ces offres pourront avoir un impact considérable.
De l’autre côté, le cas du CD est autrement plus complexe. Le fait est qu’aujourd’hui, les contraintes du CD proviennent de sa mécanique. Tout serait mieux sans cette foutue mécanique… qu’est-ce que ce serait simple de pouvoir tout gérer via son ordinateur… sauf qu’il n’y a qu’un CD dans mon lecteur, et qu’il coûte cinq cents petits euros à lui seul. Un lecteur 1x, parce que le CD n’est pas un support de stockage, c’est un album. Pour un appareil qui fait lecture, pause, suivant, stop. Non mais ce mec est fou ? Oh non, c’est un crime prémédité, j’ai sacrifié le son pour l’amour de la musique, et j’ai découvert un autre univers. Et à ces consommateurs comme moi, et comme beaucoup quoiqu’on en dise, il n’existe pour l’instant aucune alternative au CD. J’copie mes fichiers AIFF sur mon disque dur, j’en fais quoi maintenant ? Je les lis via mon Mac ? Déconne pas, le son est bon pour un ordinateur, mais y’a des limites… au casque ? Manque d’ampleur… sur mon ampli ? Tu rigoles ?
Eh bien non. Pour l’instant, il faut acheter un CD, l’importer en AIFF sur son ordinateur, se faufiler avec des convertisseurs et des adaptateurs à la con qui me permettent de connecter un ordinateur en USB qui envoie les fichiers numériques (environ 500 mo par CD) à une interface qui va ensuite véhiculer le signal en optique à un convertisseur numérique vers analogique, connecté à l’ampli. Super. Outre le fait que ça coûte une armée de bras, le système n’est clairement pas pratique, ni ludique, ni esthétique, rien de tout ça. C’est un système pourri, et c’est le seul que nous avons pour l’instant.
Il y a un avenir dans le monde de la musique numérique pour les audiophiles, et je suis très impatient de voir un acteur annoncer sa solution magique. Apple avait levé le doigt avec son Apple Lossless (ALAC), mais n’avait jamais concrétisé… Il n’y aura pas qu’un vainqueur, j’espère que nous connaîtrons bientôt nos plus belles années depuis la disparition de l’objet musical. Il y avait plus de qualité dans le crépitement du vieux 78 tours usé de Django Reinhardt que dans les hululements synthétiques des squatteurs du top 50 11/2009.
+1
Il y en a un qui va se faire traiter de vieux réactionnaire!
Parce qu'on est aussi exigeant sur la qualité de la musique qu'on l'est avec les ordinateurs, ou sur les équipements en général.
C'est assez étonnant venant de macusers pour qui rien n'est jamais trop bon.
"La perfection des moyens et la confusion des buts semblent caractériser notre époque." Einstein
Sauf que je ne vois vraiment pas en quoi le CD sera la condition sine qua non de la qualité en musique. Pas plus que l'album d'ailleurs. Après tout, on a fait de l'excellente musique avant que les albums soient inventés. Et ne parlons pas du CD qui est une invention très récente...
Il y a eu erreur: je voulais dire qualité sonore et non qualité de la musique.
@ Tool
Je comprend complètement votre défense du CD, puisque d'ailleurs je n'achète que dans les formats matériels CD et Vinyls... (quitte à les importer sur itunes pour les écoute nomades ou distraites...)
Cela rejoint ma critique (et celle show me je pense) sur la qualité actuelle de ce qui est proposé légalement... le jour où itunes ,fnac.com ect vendront du wav je réviserais ma position sur la question ... en attendant je ne comprends pas qu'on s'étonne que quitte à avoir un son moyen pour une utilisation nomade ou distraite préfère se retourner vers Deezr, spotify & Co... Pire on en est au point où deezer (320) propose une meilleure qualité que'itunes (256)...
Maintenant ce qui m'a interpellé et ce à a quoi Psylo à plussoiyé, c'est votre critique sur la qualité audio non pas relative au support mais à l'enregistrement...
Alors non je ne pense pas que les CD de Bruce Springsteen , Léonard Cohen, Morrissey , Herbie Hancock , Keith Jarrette soient pire qu'avant en terme de prise de son et production...
Oui je pense que les productions purement commerciale ne sont ni pires ni meilleurs...
Je ne pense pas qu'avant était le GRAAL de la prise de son et de la production... ex j'entend distinctement la voix du pianiste Mc Coy Tyner dans My Favorite Things de John Coltrane alors qu'il s'agit d'un enregistrement extraordinnaire voire mythique pour les amoureux du jazz et de Coltrane...
Après pour les deux principaux courants qui sont nés dans les 80 et se sont développés avec l'internet : hip-hop et musique électronique, le fait est que ces musiques sont basés sur le samples alors forcement dans ces musiques on peut se retrouver façe à certains problèmes relatif à la qualité des sons... mais ce problème est intrinsèque au style musical...
Sinon j'aimerais bien qu'on vienne me dire tel CD de tel chanteur est un chef d'oeuvre en puissance gaché par une qualité de prise de son et de production minable ...
Si c'est juste pour dire qu'un cd de Lorie ne vaut pas the wall des pink floyd alors là on est d'accord...
@ yohmgai
Même si je partage votre recherche de qualité et une partie de votre analyse, je pense que comme beaucoup vous vénérer un âge d'or qui n'a jamais existé...
Les gens qui écoutaient Tino Rossi (plusieurs dizaines de millions de disques), Sheila, Johnny ... et qui représentaient la majorité comme aujourd'hui ceux qui écoutent black eyed peas,
lady gaga, lorie , bruel n'ont jamais recherché une qualité audiophile... ils écoutaient leurs musiques sur de vieux poste TDF, sur les premières platines vinyles portables, sur des jukebox bricolés...
Les nostalgiques se rappellent surtout qu'à l'époque les chaine hifi valaient une fortune donc en concluent que c'était l'époque de la qualité. Mais seule une minorité en était pourvue... et contrairement aux idées reçues il existe un grand nombre de chaine hifi vendue à prix d'or dans les années 70 80 qui feraient sourire plus d'un audiophile aujourd'hui...
Mon argumentation s'articule en deux points en ce qui concerne Deezer et le streaming en général.
Primo, ca généralise une qualité d'écoute qui n'est pas terrible, et qui est le standard des ces dernières années. On a perdu en qualité, c'est ce qui est un comble à l'heure actuelle vu la qualité des équipements modernes et que l'heure est à la HD pour tout, sauf pour le son. C'est dommage que le son soit toujours le parent pauvre de la technologie ou de l'usage qui est en fait.
Et OUI, la qualité sonore actuelle des plateformes ne constituent même pas une stagnation mais une réelle régression de la qualité. En proposant une qualité similaire au payant (tout en restant dématérialisé), l'utilisateur lambda ne voudra plus payer du tout.
Deuxio, ce modèle démonte clairement l'industrie de la musique ( 7 millièmes d'euro l'écoute) et fait en sorte que les labels ( je ne citerai pas les majors que j'exècre) souffrent et manquent de moyens pour la production d'albums, quand ils en produisent encore. Donc, cela conduit à des albums faits à la va-vite, bâclés.
Des oeuvres sans moyens de réalisation, alors que la technologie nous permettrait bien mieux pour peu qu'on y passe un minimum de temps.