Sur le papier, cette mesure vise à simplifier la vie des utilisateurs en leur garantissant une expérience d'achat aussi confortable que celle de l'App Store ou de l'iBookstore. Dans les faits, ce choix est plutôt négatif pour l'utilisateur de ces applications : il doit ouvrir Safari mobile, taper l'adresse du magasin et s'y connecter. Pis, les libraires numériques n'ont aucun moyen de rentrer dans le rang et d'utiliser les achats in-app pour vendre leurs livres. Au-delà des questions financières qui sont bien réelles, le système actuel bloque le nombre d'achats in-app à 3500 achats par application. Si c'est largement suffisant pour la majeure partie des cas, cette limite empêche de fait Amazon, Google ou encore Kobo de vendre leur catalogue sous la forme d'achats in-app.
Cette limite remet encore plus en cause l'argument d'Apple. Autant dans le cas de la presse, les abonnements in-app sont indéniablement à l'origine d'une expérience utilisateur simplifiée, autant les libraires virtuels ne peuvent pas choisir les abonnements in-app. Apple ne leur laisse en fait aucun choix : l'App Store ne peut accueillir que des liseuses, la seule boutique autorisée sans passer par un navigateur est l'iBookstore. Il semble bien qu'Apple a, pour une fois, fait passer son propre intérêt avant celui de ses utilisateurs.
[Via : La Feuille, Splatf et Daring Fireball] Vous devez être connecté pour réagir.
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