Achats In-App

Freemium : Gameloft est-il allé trop loin ?

Gameloft a mis à jour Hero of Sparta II en le passant au modèle freemium, avant de faire marche arrière et de revenir à la version précédente et payante. L'éditeur français est-il allé trop loin ? Analyse dans la suite…

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Boutiques externes et In-App : Apple répond

http://static.igeneration.fr/img/2011/2//skitched-20110201-204218.jpgL'affaire du rejet de l'application de lecture de Sony a fait si grand bruit (lire : App Store : fin des achats externes) qu'une fois n'est pas coutume, Apple a décidé d'y répondre. Trudy Muller, porte-parole de l'entreprise à la pomme, a ainsi expliqué la position d'Apple au journaliste John Paczkowski : "Nous n'avons pas changé les conditions d'utilisation ou notre politique de validation". Il évoque ici la clause 11.2 qui indique explicitement que les applications utilisant un autre système que celui d'Apple pour les paiements seront rejetées.

Apple ne change pas de politique… mais l'entreprise entend manifestement faire respecter sa politique avec plus de fermeté. Apple aurait pu se contenter d'interdire toute boutique externe, mais sa politique est beaucoup plus intelligente puisqu'elle coupe court aux critiques tout en favorisant sa propre solution. Trudy Muller explique en effet que "nous exigeons désormais qu'une application qui offre à ses clients la possibilité d'acheter des livres en dehors de l'application leur offre aussi la possibilité d'en acheter depuis l'application, avec des achats In-App".

Ainsi, un éditeur pourra continuer à proposer une boutique externe, comme le fait notamment Amazon avec son Kindle (Gratuit). Mais s'il veut rester dans l'App Store, il devra aussi proposer une boutique à l'intérieur de son application, en passant par les achats In-App et donc en payant 30 % à Apple au passage.

Les consommateurs comme les fournisseurs de contenus auront le choix, et ce seront les premiers qui, in fine choisiront. Les achats In-App s'imposeront sans doute : l'expérience est beaucoup plus simple et homogène avec les achats In-App qui utilisent un compte iTunes Store, ce qui facilite en plus les achats impulsifs.

L'air de rien, Apple est en train d'imposer sa plateforme de paiement aux fournisseurs de contenus sur iOS. Trudy Muller n'a parlé que de livres, mais on imagine que cette politique va valoir pour toutes les boutiques de l'App Store et peut-être aussi pour la presse.

App Store : fin des achats externes

D'après le New York Times, Apple refuse désormais les applications qui contiennent un magasin externe, c'est-à-dire qui vendent du contenu sans passer par l'App Store et son système de paiement In-App. On en avait entendu parler à propos de la presse (lire : Presse sur iPad : un nouveau chapitre va s'ouvrir), l'entreprise s'est attaquée aux liseuses numériques.

http://static.igeneration.fr/img/2010/12//skitched-20110201-081136.jpgLa première victime est l'application de lecture de Sony. Une application qui aurait permis de lire des livres, mais aussi d'en acheter dans le Sony Reader Store, à la manière de ce que proposent Amazon avec son Kindle (Gratuit) ou encore la Fnac avec Fnacbook (Gratuit). Apple a informé Sony de son changement de politique : désormais, tous les achats doivent se faire par le biais de son propre système. L'entreprise entend ainsi profiter de ces transactions puisque Apple gagne 30 % du montant sur tous les achats In-App.

Ce changement n'est pas vraiment une surprise, même si Apple semble décidée à mener une politique agressive. Depuis quelques mois déjà, dans l'App Store Review Guidelines, l'article 11.2 indique “Les applications qui utilisent un système autre que l'API In App Purchase (IAP) pour acheter du contenu, des fonctionnalités ou des services à l'intérieur de ces applications seront rejetées”.

Il montre en tout cas qu'Apple cherche de plus en plus à valoriser son écosystème iOS. Jusque-là, les plus gros revenus de Cupertino provenaient du matériel, pas du contenu : faut-il comprendre cette nouvelle politique comme une évolution de ce modèle économique ? En attendant, on ne sait pas encore ce que deviendront les applications déjà présentes dans l'App Store, mais il est probable qu'Apple force ses éditeurs à évoluer, ou disparaître.

via MacRumors

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- Presse et Apple : le GESTE entre dans la danse

Les achats In-App autorisés dans les applications gratuites

Apple vient d'annoncer aux développeurs iPhone qu'ils vont pouvoir désormais utiliser les API "In App Purchase" dans les applications gratuites. Jusqu'à présent, ces API étaient réservées aux logiciels payants sur l'App Store. Apple voulait initialement éviter toute confusion dans l'esprit des utilisateurs.

L'API In App Purchase permet d'acheter du contenu depuis une application. Apple explique que cela évitera aux développeurs dans certains cas de mettre au point deux versions de leurs logiciels : une light et une payante.

Les clients pourront ainsi débloquer certaines fonctionnalités d'un logiciel sans devoir repasser par l'App Store et télécharger la version payante. D'autre part, selon Apple, ce procédé peut également permettre aux développeurs de lutter contre le piratage (lire : App Store : topologie du piratage).

App Store : 350 000 clients ne suffisent pas à être rentable

Si l'App Store est plein d'histoires à succès, depuis ses tous débuts (lire : Trism rapporte 250 000 $ à son auteur) jusqu'à aujourd'hui, tous les développeurs ne deviennent évidemment pas millionnaires. Alors que les concepteurs de CSR Racing (Gratuit) se félicitent de gagner plus de dix millions de dollars chaque mois en achats in-app (lire : Les jeux sur iOS : ça peut rapporter gros), l'histoire de cet autre éditeur est beaucoup moins réjouissante.

Trism, l'un des tous premiers jeux conçus spécifiquement pour l'iPhone, un des premiers gros succès de l'App Store.

Mikengreg est un petit éditeur indépendant composé de deux personnes dans l'Iowa, aux États-Unis. Leur premier jeu, Solipskier (2,39 €), a connu un beau succès qui leur a permis de se lancer sur un second. Deux ans après, ils sortent Gasketball™ [1.02 – US – Gratuit (achat in-app 2,39 €) – iPad – 46,8 Mo – Mikengreg], jeu très original à mi-chemin entre le basket et les puzzles à la Amazing Alex HD (2,39 €).

Le jeu a connu lui aussi beaucoup de succès : avec plus de 350 000 téléchargements et un grand nombre de joueurs chaque jour, le succès devrait être assuré pour ces deux développeurs. La situation est toutefois loin d'être idyllique, comme l'explique Penny Arcade. Les deux créateurs de Gasketball sont aujourd'hui sans argent et plus ou moins à la rue.

Ce revers n'est pas lié directement à l'App Store et l'éditeur a fait de nombreuses erreurs. Proposer gratuitement Gasketball a permis de multiplier les téléchargements, mais les achats in-app qui permettent de débloquer tout le contenu du jeu pour 2,39 € n'ont pas eu le succès escompté. Le journaliste de Penny Arcade indique qu'il y a sans doute trop de contenu sans payer et que l'achat in-app est trop difficile à trouver, même si ce n'est plus le cas, du moins pas dans la version actuelle. Pour expliquer le manque de succès, on peut sans doute ajouter le fait qu'il s'agit d'un jeu uniquement iPad et d'un concept assez complexe à comprendre.

Reste que récupérer beaucoup de joueurs ne suffit plus à s'assurer un succès financier sur l'App Store. Les achats in-app ne sont pas non plus la panacée, même s'ils sont bien exploités comme c'était le cas ici (proposer une version raccourcie en guise de démonstration). Gasketball aurait sans doute gagné à être une application universelle, et ses concepteurs auraient sans doute dû proposer deux versions — l'une complète et payante, l'autre gratuite et limitée.

Ce cas particulier est en tout cas un rappel de plus : gagner sa vie sur l'App Store est difficile, surtout sur des jeux ambitieux qui nécessitent un long développement. C'était certainement moins le cas aux débuts, quand l'App Store proposait un nombre plus limité d'applications. La boutique d'Apple compte aujourd'hui plus de clients que toute autre boutique, mais cela ne conduit pas mécaniquement au succès.

Dans cette masse de jeux toujours importante, vous auriez quoi qu'il en soit intérêt à tester ce Gasketball. Le gameplay est original et le jeu très bien fini.

In-App : le hacker russe bloqué sur iOS se concentre sur OS X

Alexey Borodin, ce hacker russe qui avait réussi à tromper le système des achats In-App d'iOS a reconnu que les changements apportés par Apple rendaient inopérante sa méthode (via).

Apple avait donné des instructions aux développeurs et mis à leur disposition deux API jusque là privées pour vérifier que les reçus d'achats In-App provenaient bien de ses serveurs et non d'un tiers. Il avait été également expliqué qu'iOS 6 réglerait par défaut la faille utilisée par ce hacker. En attendant le futur OS, les développeurs peuvent mettre en place cette stratégie de contournement.

Mais la technique employée avait été appliquée également au Mac App Store. Dans un billet, Alexey Borodin concède sa défaite sur iOS mais attend la réaction d'Apple s'agissant du Mac App Store, en affirmant qu'il a quelques cartes en main pouvant être encore jouées.

Sur le même sujet :
- OS X lui aussi sujet à la faille des achats in-app
- Le piratage des achats in-app corrigé dans iOS 6.

Le piratage des achats in-app corrigé dans iOS 6

App Store Apple a publié ce soir un document à destination des développeurs faisant le point sur la sécurisation des achats in-app, quelques jours après la découverte d'une méthode de contournement du système. Premier point, ce problème sera complètement résolu dans iOS 6.

Ce contournement exploite une faiblesse du mécanisme des achats in-app avec une disposition classique de type man-in-the-middle. Après avoir modifié des certificats et des DNS, c'est le serveur du développeur de ce hack qui répond aux appels des achats in-app, plutôt que ceux d'Apple (avec les risques de sécurité que cela représente). Il renvoie une réponse valide, et l'achat passe sans que l'utilisateur n'ait rien à payer.

Apple a effectué ces derniers jours plusieurs modifications semble-t-il destinées à au moins observer ce mécanisme. En attendant iOS 6 et le règlement de cette faille, c'est aux développeurs de s'assurer que leurs apps ne seront pas bernées par les certificats envoyés par le faux serveur. Le document fourni ce soir par Apple est entièrement consacré à cette question, et fait le point sur les « bonnes pratiques » en matière de validation des achats in-app. La firme de Cupertino permet de plus aux développeurs d'accéder à deux nouvelles APIs jusqu'ici privées pour chiffrer et vérifier leurs reçus in-app directement auprès des serveurs d'Apple.

[Via 9to5 Mac]

Apple tente de bloquer le piratage des achats in-app

On apprenait vendredi qu'un développeur russe avait mis au point une technique qui permet de contourner les protections autour des achats in-app sans jailbreaker. Le jour même, Apple communiquait en disant qu'une enquête était en cours (lire : Un contournement des In-App sans jailbreak).

Cette enquête devait être une priorité pour Apple, puisqu'il a suffi du week-end pour bloquer cette méthode. L'adresse IP du serveur qui était utilisée pour contourner les protections d'iOS a été bloquée, la vidéo explicative sur YouTube a été supprimée et les dons envoyés par Paypal ont été également bloqués.

Le développeur a toutefois lui aussi réagi rapidement. Il a ouvert un nouveau site qui n'est plus hébergé en Russie, mais dans un pays hors de portée d'Apple. Il a également amélioré sa méthode, ce qui complique les possibilités pour Apple de le bloquer à nouveau.

Au-delà du piratage qui est une mauvaise chose en soi, on ne peut qu'inciter à la prudence face à cette solution. Même si son concepteur s'en défend, des données personnelles peuvent très bien être stockées dans le processus et utilisées à des fins malveillantes.

[Via : TNW]

Amazon ajoute les achats in-app à son Appstore

Amazon complète son offre à destination des développeurs Android. Sa boutique, l'Amazon Appstore, propose désormais le système d'achats et abonnements in-app que l'on connaît bien sur l'App Store et ailleurs. L'entreprise met en avant son expérience en matière d'achats simples et sécurisés, mais aussi la confiance que les utilisateurs lui accordent.

Quelques développeurs, parmi lesquels on compte Adobe, Gameloft ou encore Condé Nast, ont déjà eu accès aux achats in-app d'Amazon. Les autres trouveront toutes les informations nécessaires à l'intégration des achats in-app sur le site dédié aux développeurs de l'Amazon Appstore.

[Via : BGR]

App Store : toujours plus rentable et populaire en Chine

Distimo a étudié dans son rapport annuel les comportements sur les sept principaux stores d'applications mobiles. Par ordre alphabétique : Amazon, Apple (iPhone et iPad), Google, Nokia, RIM et Microsoft.

Le premier constat est d'ordre financier et porte sur les 200 applications les plus rentables dans ces boutiques. Le chiffre d'affaires sur l'App Store (on parle des ventes des logiciels, pas des revenus produits par les pubs qu'ils contiennent) est toujours plus élevé que sur l'Android Market. L'App Store pour l'iPhone et l'iPod touch génère quatre fois plus d'argent que sur le market de Google. Sur le seul App Store pour iPad elles génèrent deux fois plus de CA que celles de l'Android Market. Ces volumes sont valables pour novembre aux USA mais l'App Store iPhone est resté en tête tout au long de l'année.

La part de marché est un critère pour évaluer les plateformes entre elles mais les revenus générés en est un qui a certainement tout autant l'oreille des développeurs et éditeurs.

topos

Le modèle économique du freemium et des achats In-App a décollé en 2011 chez les développeurs. En fin d'année il pèse quasiment pour 50% du chiffre d'affaires des ventes réalisées côté iOS (toujours sur les 200 premières applications) et cela grimpe à 65% sur Android qui a inauguré ce système en mars dernier (lire aussi App Store : le succès du modèle « freemium » se confirme).

freemium

Ces valeurs concernent l'App Store américain. Un autre enseignement de cette étude est la montée en puissance de l'Asie. En janvier 2011, sur le total des téléchargements réalisés aux États-Unis et en Chine (les 300 premières apps payantes et gratuites), cette dernière pesait 18%. En novembre dernier la Chine a progressé à 30%. Toujours en novembre, les téléchargements sur l'App Store iPad US et chinois sont arrivés quasiment au même niveau, avec encore un léger avantage pour l'américain.

ipad chine

Le classement des apps les plus téléchargées tous stores confondus, cette fois au niveau mondial, place sans surprise Angry Birds en tête (il n'y a que le store de RIM qui n'en dispose pas, le jeu est sorti seulement aujourd'hui sur PlayBook et RIM est d'ailleurs peu présent dans ce classement), suivi par Facebook et Skype. Angry Birds et ses variations figurent même trois fois parmi les 10 premiers. À noter la présence d'iBooks en 6e place. Le fait qu'iOS propose d'emblée d'aller le récupérer au premier démarrage de l'appareil a certainement un peu aidé…

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