Apple et iTunes ont montré la voie de la dématérialisation : finis les CDs qui prennent la poussière, résolu le choix douloureux du DVD à emporter avec soi en vacances (le DivX n’a pas joué le moindre des rôles sur ce point…), terminée la queue dans les rayons pour entendre la musique de son choix ! Pourtant, si les films, séries et autres chansons se prêtent parfaitement à l’exercice, le principe du « livre électronique » s’est beaucoup cherché.
Alors que le Kindle d’Amazon est vendu depuis le 19 octobre aux clients en Europe et notamment en France (lire Amazon lance le Kindle en Europe) l’occasion est rêvée de s’attarder sur cet appareil qui est certainement l’exemple le plus abouti de cette dématérialisation du livre. Nous allons relater ici les six mois passés en sa compagnie, en tant qu'utilisateur français mais lecteur anglophone.

Le concept du livre électronique n’a rien de nouveau : le fameux projet Gutenberg de numérisation de livres a débuté en 1971 tandis que les tout premiers appareils dédiés à la lecture d’ouvrages numérisés ont été lancés en même temps que le tout premier iMac ! Pourtant, ces initiatives n’ont jamais connu de réel succès auprès du grand public : la réticence des éditeurs à numériser leurs œuvres à succès n’incite pas les lecteurs à s’en procurer et les rares qui le font sont rebutés par l’interface et la lenteur de l’affichage. C’est dire si le Kindle d’Amazon était attendu : lecteur assidu et utilisateur d’iPod de la première heure, nous en avons utilisé un depuis six mois.
L’iPod des livres
La ressemblance entre le Kindle et l’iPod ne se limite pas à la livrée blanche qui pare les deux objets. Comme le produit d’Apple, le Kindle tente de faire rentrer dans un objet électronique un plaisir millénaire, le texte remplaçant ici la musique. Tout comme Apple, Amazon a su développer un véritable écosystème autour de son produit : de nombreuses housses et accessoires développés par des tiers rejoignent les deux modèles de Kindle sur Amazon.com (le Kindle DX, plus proche d’un format de quotidien pourrait être vendu en Europe en 2010).
Les deux produits sont par ailleurs aussi inutiles l’un que l’autre si on ne leur ajoute pas de contenu acheté séparément. Là où Apple a convaincu une à une les « majors » de diffuser leurs titres sur son iTunes Store, Amazon a pour lui d’être le plus grand libraire en ligne au monde et de disposer d’une force de frappe suffisante pour numériser elle-même les titres phares des plus grands éditeurs.
Écouter de la musique sur un iPod c’est oublier dès les premières notes l’attirail électronique et le système d’exploitation qui le fait fonctionner. Dans un produit comme le Kindle cette gageure est plus importante encore : c’est l’histoire qui doit s’imposer, comme elle le fait avec l’amas de papier et d’encre qui compose habituellement nos « bouquins ».
À l’usage cela fonctionne : pris dans un roman on trouve sans effort le bouton pour passer d’une page à l’autre (il y en a même un pour les gauchers !) et surtout sans y penser. La technologie e-ink (voir notamment Kindle : l'iPod du livre ?) y est pour beaucoup : les caractères se détachent nettement et se lisent sans fatigue. En outre, le fait de pouvoir changer leur taille à la volée fera le bonheur des myopes.

De la taille d’un livre de poche, l’écran n’est pas rétroéclairé, mais on n’attend pas cela d’un livre : ce qu’on lui demande en revanche c’est de ne pas avoir de fil à la patte – les utilisateurs d’iPhone connaissent ce problème mieux que personne – et la faible consommation de l’écran permet de lire pendant des semaines sans penser à le recharger. Précision pour les insomniaques ou ceux qui aiment lire au lit, l'absence de rétro-éclairage rend évidemment impossible toute lecture en l'absence d'une lumière à proximité. Mais avec une lampe de chevet à proximité on lit son Kindle tout à fait bien.
Vos réactions
Rien sur le .pdf ?
Peut-on en importer et les lire sur le Kindle ?
Merci par avance pour toute réponse.
Bonjour,
On peut envoyer des documents word (.Doc) et PDF à une adresse spéciale @free.kindle.com qui est crée quand on enregistre son Kindle. Le fichier converti est renvoyé par email et on peut le faire glisser dans le Kindle comme un "livre".
Aux USA le service @kindle.com vous l'envoie sans fil directement dans le Kindle mais pour des frais de 10 cents par conversion.
Merci pour cette réponse, j'ai des milliers de pages en .pdf, téléchargées directement de sites officiels, ou de la bibliothèque nationale de France http://gallica.bnf.fr/ qui numérise des milliers de livres historiques, introuvables, en .pdf
C'est vrai que la lecture sur un écran rétro-éclairé fatigue et abîme les yeux, même en inversant les couleurs, caractères blancs sur fond noir, et j'attends avec impatience un Kindle compatible avec ce format.
Un Kindle sans .pdf ? non merci.
Le coup des formats propriétaires : y en a marre !
Pardon pour cet oubli: l'adresse nom@free.kindle.fr reçoit tres bien les PDFs aussi, vos manuscrits sont donc prêts pour le Kindle!
Un bon produit en somme...
Je suis pour ma part persuadé qu'Apple va nous simplifier tout ça et que la fantasmagorique MacTablet sera au Kindle ce que l'iPod a été au Walkman...
Pensez aux écoles, un Kindle ou un MacTablet (iPad ?) pour chaque élève : des cartables moins lourds, et des éditeurs qui vendent à chaque nouvel élève. Pas de marché du livre d'occase !
quand on sait que www.ischool.com fait aboutir sur le site d'Apple, il est la le ischool /mactablet/Kindle d'Apple !
Je vous le dis moi !
Ca a l'air vraiment génial !
Clavier Qwerty
Alimentation US
- Peu de contenu français
- Pas de connexion 3G (un des points forts mis en avant)
- Pas de possibilité d'y copier ses documents simplement (comme sur une clef USB en glisser/deposer ou copier/coller)
- Plus cher que chez les autres
- acces d'Amazon qui peut y supprimer ce qu'il veut
Ah ouais, vraiment, c'est un produit génial !
Kahouane t'es débile ? On te parle d'un truc qui arrive en France en 'IMPORT' et qui est à peine dispo depuis auj. Donc le contenu ne peut pas être enorme. L'appstore avait 20 000 000 apps à l'ouverture ? tsss
De plus, depuis aujourd'hui le réseau 3G est disponible sur le Kindle. On peu importer des doc comme on veut ( même par USB).
Stp refléchi un peu avant de poster. merci
Pour ce qui est de l'alimentation: le Kindle se recharge parfaitement en le branchant au port USB du Mac, donc pas de souci de ce coté.
Pour quelqu'un comme moi qui a lu de nombreux livres et qui aime les livres. Ce truc ne satisfait absolument pas à mes critères. Utilisation apparente pas si facile que cela (clavier digne d'un minitel, joystick ridicule), esclavage à un seul fournisseur totalitaire, apparemment plutôt fragile et peu fiable contrairement à un vrai livre, et surtout cela ne ressemble pas à un livre. Enfin bref, on en reparlera dans 5 ans.
Salut Orus, oui pour une personne qui aime ses livres, le papier, tourner les pages etc, ce produit n'est pas adapté. Mais pour d'autre domaine, ce truc est génial. Les journaux(besoin du papier tout les jours?) les magazines, et je pense que le domaine qui en profiterai le plus: l'éducation. Livres, prises de note possible, fonction dico, internet.. Certes des améliorations sont indispensables, mais il y a deja le nouveau modéle, le DX.