Microsoft

Google acquiert Quickoffice et Microsoft achète Press Play

skitchedGoogle a annoncé l'acquisition de QuickOffice, l'éditeur des applications de bureautique mobile éponymes. Si le communiqué de presse des deux parties ne va plus loin que les auto-félicitations habituelles, il ne fait nul doute que Google cherche ici à renforcer les capacités d'édition de Google Drive et Google Docs au sein d'iOS et d'Android. Ces produits ont ces dernières semaines beaucoup évolué, au point de prendre l'apparence d'une véritable alternative aux solutions de Microsoft.

Microsoft, justement, a quant à elle fait l'acquisition de Press Play, ce studio que l'on connaît pour le jeu Max & The Magic Marker. Il s'agit du deuxième studio indépendant spécialiste du casual gaming et des appareils tactiles que s'offre Microsoft après Twisted Pixel, à qui l'on doit notamment 'Splosion Man.

Microsoft : AirPlay pour la Xbox et Windows Phone 8 le 20 juin

Microsoft a profité du salon E3 qui a commencé aujourd'hui pour présenter plusieurs nouveautés autour de la Xbox, sa console qui connaît un succès jamais démenti depuis plusieurs années.

Cette vidéo rassemble les nouvelles fonctions du boîtier devenu bien plus qu'une console de jeux. En la regardant, un autre nom vient vite à l'esprit, celui de l'iTV : comme en témoigne encore notre une du jour, on n'envisagerait pas une télévision Apple avec une simple télécommande (lire : Le téléviseur qu'Apple doit inventer).

Microsoft a déjà intégré les gestes, mais aussi la voix, pour contrôler une télévision. Il faudra bien sûr attendre de tester en conditions réelles pour juger de l'intérêt de ces modes d'interaction — si deux personnes demandent deux choses différentes, que se passe-t-il ? —, mais la démonstration n'en reste pas moins impressionnante.

Dans la vidéo, on repère aussi une fonction très proche dans l'esprit d'AirPlay. Les utilisateurs peuvent non seulement contrôler la Xbox depuis un terminal mobile (navigation sur Internet), mais aussi envoyer du contenu sur la télévision par le biais du boitier (musique écoutée sur la télévision).

Ce système, nommé SmartGlass chez Microsoft, va même plus loin que celui mis en place par Apple entre terminaux iOS et Apple TV. On peut non seulement envoyer une vidéo depuis un terminal mobile vers la télé, mais aussi faire l'inverse et récupérer sur le terminal la vidéo qui est diffusée sur la télévision.

Démonstration de SmartGlass : les terminaux mobiles affichent des informations sur la vidéo en cours de lecture sur la console.

La Xbox restant aussi une console, SmartGlass pourra s'utiliser avec des jeux. Dans ce contexte, le fonctionnement sera similaire à celui que l'on peut trouver pour certains jeux iOS avec le terminal mobile en guise de manette ou comme afficheur pour des informations annexes. Seule différence de taille bien sûr, c'est le boîtier qui fait tout le travail, et non pas le terminal mobile.

SmartGlass sera bien sûr disponible sur tous les appareils équipés de systèmes Microsoft, que ce soit les smartphones sous Windows Phone, ou les tablettes utilisant Windows 8. L'entreprise entend toutefois la rendre compatible avec le plus grand nombre de terminaux possible et notamment avec les appareils mobiles iOS. Android ne sera pas épargné, mais il ne faudra rien attendre de concret avant l'automne.

En attendant, Microsoft devrait bientôt lever le voile sur Windows Phone 8. L'entreprise de Redmond a invité les journalistes le 20 juin pour offrir un aperçu du "futur de Windows Phone". Le carton d'invitation n'en dit pas plus, mais The Verge croit savoir qu'une partie de la présentation serait dédiée aux nouveautés pour les développeurs.

[Via : Engadget]

Deux nouvelles apps Microsoft pour iOS cet automne ?

La firme de Redmond serait en train de travailler sur deux nouvelles applications iOS utilisant l'interface Metro qui sortiraient cet automne. Il s'agirait de Outlook Web App, destinée aux utilisateurs d'Exchange 2012, et d'une nouvelle version de Microsoft Lync 2010 for iPhone [4.1 – Français – Gratuit – Microsoft Corporation] selon Apple Insider.

Outlook Web App nécessiterait au minimum iOS 5 et demanderait également un compte Exchange 2012 pour fonctionner. iOS serait la plateforme à bénéficier de la meilleure version de cette application, aux dépens d'Android et Windows Phone, selon des documents internes de Microsoft. Pour l'heure Outlook Web App est disponible sur un terminal mobile en passant par un navigateur.


La version actuelle de Microsoft Lync pour iOS

Quant à la mise à jour de Lync, une plateforme de communication unifiée pour entreprise, elle apporterait le support des conférences audio et vidéo. Tout comme Outlook Web App, la nouvelle version de Lync utiliserait l'interface Metro.

Il se murmure également qu'Office arriverait sur iPad en novembre.

Office pour iPad en novembre ?

Depuis plusieurs mois, il se murmure que Microsoft travaille au portage de Microsoft Office pour iOS. Si l'on en croit BGR, cette version est prévue pour le mois de novembre. La surprise vient du fait que Redmond bûche également à une déclinaison pour Android de sa fameuse suite logicielle.

En début d'année, The Daily avait publié une photo supposée d'Office sur un iPad. À l'époque, l'éditeur avait fermement démenti déclarant que "la capture fournie par le Daily ne montre pas un logiciel de Microsoft."

Sur le même sujet :
- Microsoft Office pour iPad se montre (un peu) [MàJ x3]

L'ITC met la pression sur les smartphones Android de Motorola

Microsoft et Motorola sont engagés dans plusieurs plaintes croisées et cette fois c'est le premier qui a obtenu gain de cause devant l'International Trade Commission. Celle-ci a prononcé une interdiction d'import de plusieurs terminaux Android de Motorola Mobility et de la Xoom sur le territoire américain.

En cause, la violation d'un brevet pour générer des invitations à une réunion et les planifier avec d'autres personnes. Cette interdiction de l'ITC pourrait entrer en vigueur sous 60 jours. Sauf à ce que Motorola Mobility fasse appel ou qu'il modifie, voire supprime, cette fonctionnalité dans ses téléphones.

HTC a dû faire de même après une plainte d'Apple, et ses terminaux les plus récents ont été bloqués en douanes cette semaine pour vérifier que la modification avait été réalisée (lire Apple : les douanes US bloquent des terminaux HTC). Samsung, lui, avait dû supprimer l'effet de rebond lorsqu'on arrive en bout de défilement d'une liste (un brevet d'Apple), pour le remplacer par un effet lumineux. Ces petites modifications ou suppressions participent au final à dégrader l'expérience utilisateur.

Motorola Mobility est l'un des rares gros fabricants de téléphones Android à ne pas avoir signé un accord de licence avec Microsoft dont quelques brevets ont été exploités sans son autorisation dans Android.

[via FOSS Patents]

Windows Phone aurait atteint 12 millions d'utilisateurs

The Next Web avait remarqué une corrélation entre le nombre d'utilisateurs actifs de l'application Facebook pour Windows Phone 7 et le nombre d'utilisateurs de Windows Phone 7 : il y a un nouvel utilisateur de cette application tous les 6,756 smartphones WP7 vendus. En janvier 2011, le site avait ainsi estimé que 2 millions de smartphones WP7 avaient été vendus, un chiffre confirmé quelques semaines plus tard par Microsoft. Si ce ratio tient toujours, il y aurait aujourd'hui 12 millions de Windows Phone en circulation.

L'application Facebook pour Windows Phone 7 est en effet utilisée activement par 1,9 millions de personnes : ce sont ainsi un peu moins de 13 millions de Windows Phone qui seraient activés, un chiffre ramené à 12 millions par le site par prudence. Bien sûr, un ratio aussi simpliste résiste assez mal à l'épreuve du temps, notamment dès lors qu'un marché de l'occasion se met en place. Néanmoins, on remarque par exemple un pic d'usage de l'application Facebook pour WP7 depuis la commercialisation des premiers smartphones Nokia Lumia, ce qui tendrait à confirmer l'impact positif du fabricant finlandais sur l'écosystème mobile de Microsoft.

Quoiqu'il en soit, le besoin de chercher des chiffres à tout prix montre que la communication de Microsoft est déficiente : la firme de Redmond n'a que très rarement communiqué sur les chiffres de vente des appareils WP7. Si l'estimation de 12 millions était bonne, elle montrerait en effet que Microsoft est loin d'avoir gagné son pari de devenir un acteur majeur du monde de la téléphonie : il faut un mois à Apple pour vendre autant d'iPhone. L'histoire le montre toutefois, Microsoft sait faire le dos rond et continuer à investir : souhaitons pour la firme de Redmond que WP7 sera plus Xbox que Zune.

Une conférence des développeurs Windows Phone en juin

« Développeurs , développeurs, développeurs, développeurs ceci, développeurs cela, développeurs toujours », à chacun son anaphore, et celle de Steve Ballmer au Windows Phone Developer Summit sera destinée à marteler l'importance du Marketplace. Les applications, nerf de la guerre des écosystèmes mobiles, seront à l'honneur de cet événement qui sera organisé le 20 et le 21 juin prochain à San Francisco.

La boutique de Microsoft a récemment passé le cap des 80 000 applications disponibles, ce qui en fait une troisième distante derrière Google Play et iOS. La firme de Redmond n'a pas économisé ses efforts pour atteindre ce résultat, incitant d'ailleurs financièrement les développeurs à participer à cet écosystème. À l'occasion de cette conférence et à quelques mois de la commercialisation de Windows 8 et de Windows RT, Microsoft pourrait aussi détailler un peu plus les changements à attendre de Windows Phone 8.

[Via Cnet]

Le plan de Microsoft pour améliorer son Marketplace

Avec 80 000 apps, le Windows Phone Marketplace est la troisième boutique d'applications mobiles derrière Google Play et l'App Store. À défaut de pouvoir viser la quantité, faute de niveaux de vente d'appareils suffisants, Microsoft tient à assurer la qualité de certains fondamentaux : quatre nouvelles politiques devraient permettre au Marketplace de conserver cet avantage sur les autres plateformes.

La première est un renforcement des contrôles dans le cas des éditeurs de multiples variantes d'une même application — parfois plusieurs centaines déclinaisons d'une même base. Chacune de ces déclinaisons devra désormais être clairement identifiée et posséder une icône unique. Plus question de publier une même application dans différentes catégories, sous peine qu'elle soit retirée.

Les deux suivantes poseront des problèmes à ceux qui tentent de manipuler les classements avec des stratégies aggressives de placements de mots-clefs ou de violation de marques déposées. Si un développeur, alors qu'il a été prévenu qu'il ne peut pas le faire, ajoute plus de cinq mots-clefs pour décrire son application, tous les mots-clefs seront supprimés. Toute utilisation d'une marque déposée sera aussi contrôlée : pas question d'en utiliser une autrement que si on en possède les droits ou si on a la permission de le faire, ou si on cite une marque de manière informative (on peut citer la compatibilité avec un service de Microsoft, mais pas utiliser une marque de Microsoft comme nom de l'application ou du développeur).

Enfin, Microsoft a précisé de nouvelles règles à destination des éditeurs d'applications « érotiques » : la pornographie n'est toujours pas admise, mais les contenus « suggestifs » peuvent avoir leur place sur le Marketplace tant qu'ils ne dépassent pas les limites de ce qui serait autorisé à une heure de grande écoute à la TV ou dans les magazines grand-public. La firme de Redmond appelle à la plus grande subtilité dans le choix des titres, des descriptions, mais aussi et surtout des icônes.

Nook : Barnes & Noble et Microsoft enterrent la hache de guerre

C'est par un communiqué de presse commun que Barnes & Noble et Microsoft annoncent la formation d'une joint-venture dédiée à la lecture numérique. Cette annonce est une petite surprise, alors que Microsoft était jusqu'ici en procès avec Barnes & Noble pour son utilisation d'Android à la base du Nook, et donc une éventuelle violation de brevets.

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La tablette Nook.

Barnes & Noble, libraire américain historique dont le leadership est désormais contesté par Amazon, pensait depuis plusieurs mois à faire de son activité de libraire numérique une société indépendante, devant le succès de sa liseuse, le Nook. Newco, le nom temporaire de cette joint-venture, est la concrétisation de ce projet : elle est formée à partir des activités dans le numérique et dans l'enseignement supérieur de Barnes & Noble.

En l'échange d'une participation de 17,6 %, Microsoft investit à hauteur de 300 millions de dollars dans cette société dont Barnes & Noble possède les 82,4 % restants. La firme de Redmond met ainsi le pied dans un écosystème de contenus à son service, alors qu'Amazon a décidé de verrouiller le sien avec sa propre version d'Android : le catalogue numérique de Barnes & Noble sera disponible par le biais d'une application Nook pour Windows 8. Les bisbilles juridiques entre les deux sociétés sont réglées : Barnes & Noble et Newco verseront des royalties à Microsoft au titre de leur utilisation de technologies brevetées dans les tablettes et liseuses Nook sous Android.

Android : Pegatron paiera des royalties à Microsoft

Pegatron s'ajoute à la longue liste de fabricants parvenus à un accord avec Microsoft sur des questions de propriété intellectuelle. La société taiwanaise versera des royalties à la firme de Redmond pour chaque appareil Android ou Chrome OS vendu.

À l'exception notable de Motorola avec laquelle elle est en litige, Microsoft perçoit désormais des royalties de tous les fabricants Android ou presque : Samsung, LG, Quanta, Acer, HTC ou encore Compal ne sont que quelques exemples parmi les plus récents. Microsoft a réussi à effectivement transformer Android en un OS payant, ce que Google qualifie d'« extorsion ».

La firme de Redmond gagne aujourd'hui plus d'argent avec Android qu'avec Windows Phone 7, son propre système d'exploitation mobile.