Présenté lors de la Google I/O il y a six mois, Google Music a perdu son qualificatif de « bêta », et se présente désormais comme un concurrent du couple iTunes Store / iCloud. Tout à la fois magasin de musique, casier numérique et plateforme sociale, Google Music est un nouveau pas de la firme de Mountain View dans le monde de la distribution de contenus, un nouveau service renforçant son écosystème.

Huit ans après l'iTunes Store, Google lance sa propre boutique musicale, le Google Music Store (États-Unis uniquement). Cette boutique contient pour le moment huit millions de morceaux (treize dans quelques mois) issus des catalogues de Sony Music, d'Universal et de sa filiale EMI, ainsi que de nombreux labels indépendants — Warner est la grande absente. De la même manière que l'iTunes Store est disponible sur Mac, PC et iOS, le Google Music Store est présent sur ordinateur via le navigateur, et sur Android (2.2+).

Ces morceaux sont proposés au format MP3 320 pour un tarif compris entre 0,99 $ et 1,29 $, avec un aperçu de 90 secondes. Pour comparaison, Apple offre une sélection de 20 millions de morceaux des quatre majors et de nombreux labels indépendants, au format AAC 256, pour un tarif compris entre 0,69 $ et 1,29 $. Google a néanmoins réussi à négocier un certain nombre d'exclusivités (avec les Rolling Stones, Coldplay, Busta Rhymes, Shakira, Pearl Jam, et le Dave Matthews Band), et proposera un morceau gratuit par jour. Remarquons aussi qu'un an après leur arrivée sur l'iTunes Store, les Beatles sont désormais disponibles sur le Google Music Store.
Les morceaux sont instantanément disponibles dans Google Music, un casier numérique qui vous permet d'ajouter 20 000 de vos propres morceaux (par le biais d'une app à installer sur OS X, Windows et Linux) gratuitement. Avec iTunes Match, Apple vous permet d'ajouter 25 000 morceaux dans le nuage, mais elle fait payer 24,99 $ par an.

Google Music est intégré à Google+ : partagez un morceau avec vos amis, et ils pourront alors entendre non pas seulement un extrait de 90 secondes, mais l'intégralité du morceau. Bref, Google ajoute une pierre à l'édifice de son écosystème, tout en restant fidèle à son modèle de gratuité — un modèle inédit pour la musique, et qui interroge sur les conditions le sous-tendant.
À défaut de pouvoir tester les fonctions musicales d'iCloud, nous nous sommes penchés sur le service de Google que Steve Jobs n'a pas manqué d'évoquer lors de la conférence des développeurs (WWDC). En effet, nous avons reçu une invitation à tester le service de lecture de musique en mode Cloud de Google. C’est l’occasion d’essayer un service théoriquement réservé aux États-Unis. Prise en main !
Trois mois après son lancement, tout reste à faire pour Google Music. CNET, qui a reçu quelques confidences, explique que des responsables de Google ont révélé à leurs homologues des maisons de disques que le taux d'utilisation et les revenus dégagés par ce concurrent d'iTunes étaient inférieurs à leurs attentes.
Google avait tablé à l'époque sur les 200 millions de terminaux Android dans la nature et l'intégration de ce service à Google+ pour assurer d'un démarrage rapide.

Trois mois pour un bilan c'est toutefois trop peu, mais ce début sans fanfare n'est pas de nature à faire espérer aux maisons de disque qu'elles pourront s'appuyer rapidement sur ce nouvel acteur pour peser sur Apple (Warner n'a d'ailleurs pas signé).
Google leur a cependant indiqué qu'il allait déployer une stratégie matérielle à même de stimuler sa plateforme musicale. Comme un système de streaming audio pour la maison vendu sous sa marque (si l'on en croit une récente rumeur du Wall Street Journal).
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Google suit un cheminement inverse à celui d'Apple : après avoir présenté son casier numérique pour accéder à sa musique depuis n'importe quel terminal accédant à Internet, le géant de la recherche cherche maintenant à ouvrir sa boutique virtuelle. Le disquaire virtuel de Google serait en cours de finalisation et sortirait très rapidement si l'on en croit les dernières rumeurs, au cours des prochaines semaines.

Les négociations entre Google et les maisons de disques ne seraient en fait pas terminées. Ces dernières hésiteraient à accorder leur confiance à Google : elles prendraient toutes les précautions possibles pour éviter de faire de la solution de Google un repaire pour le piratage. Rappelons que Google Music héberge toute votre musique, quelle que soit sa provenance, même si vous ne l'avez pour ainsi dire pas payée.
On aura sans doute des nouvelles de ce nouveau concurrent à l'iTunes Store lors de la présentation conjointe du Samsung Nexus Prime et d'Android 4.0 dit Ice Cream Sandwich, en fin de journée.
[Via : BGR]
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Google a annoncé — sur Twitter — la disponibilité d'une webapp HTML5 optimisée pour iOS pour Google Music. Cette webapp, qui fonctionne aussi bien sur iPhone / iPod touch que sur iPad, utilise le cache local (jusqu'à 25 Mo) et possède une interface qui ne devrait pas dépayser les utilisateurs du lecteur musical d'iOS.

Google Music n'est pour le moment disponible qu'aux États-Unis — et sur invitation —, mais il existe plusieurs moyens de faire comme si vous y étiez.
Puisque l'on parle de webapps, notons que Dropbox a mis à jour la sienne, pour la première fois depuis trois ans. Son fonctionnement se rapproche de celui des applications iOS et Android, de l'interface aux fonctions (recherche, actions sur les fichiers, suppression, partage). Cette webapp est disponible en anglais, français, espagnol, allemand et japonais.

Comme attendu, Google a aujourd'hui levé le voile sur son service de "placard virtuel", dans lequel ses utilisateurs pourront stocker 20.000 titres musicaux. A noter que le client web utilise Flash, ce qui le rend accessible aux utilisateurs d'Android mais non d'iOS. Un mode hors-ligne permet de consulter les musiques sans connexion.

Tout comme Amazon et son Cloud Drive, Google a décidé de se lancer à la hussarde, sans signer d'accord quelconque avec les ayant-droits et au grand dam de ces derniers. Des négociations avaient pourtant eu lieu, sans qu'un accord n'ait pour autant pu aboutir. Google a semble-t-il préféré l'accord unilatéral, au prix toutefois d'un service moins ambitieux qu'initialement prévu. Le service, actuellement en beta, n'est pour l'heure accessible que sur invitation, et réservé à l'usage exclusif des résidents des États-Unis.
L'envoi des morceaux se fait au moyen d'une application, le Music Manager pour Mac OS X et Windows. Il sait aussi repérer les nouveaux fichiers audio ajoutés dans iTunes (ou ailleurs sur son PC) et les transférer automatiquement dans le nuage.
[MàJ] : CNET a observé que l'accès au casier musical était finalement possible depuis Safari Mobile. C'est le même cas de figure que le service concurrent d'Amazon. Il était au départ fermé à iOS puis l'accès a été ouvert mais sans une interface optimisée pour l'écran de l'iPhone.
Les éléments à l'écran sont donc de petite taille, mais outre que l'on peut jouer sa musique stockée en ligne, cela continue même lorsque Safari Mobile quitte le premier plan.

Concernant Apple les rumeurs vont bon train depuis quelques temps au sujet d'un MobileMe revisité qui intégrerait une fonction équivalente, mais cette fois avec la bénédiction des éditeurs musicaux.
Les signaux sont contradictoires autour de Google Music, au vu des différents commentaires recueillis par Peter Kafka chez All Things D.
Depuis septembre 2010 on prête à Google un projet assez ambitieux. Sur le papier, il consisterait à vendre de la musique, permettre une écoute de tout le catalogue disponible (chaque morceau en intégralité, mais une seule fois), un stockage en ligne de toute la musique que l'on possède (peu importe son origine) pour 25$ par an et des fonctions de partage de morceaux.
Selon un premier contact d'All Things D, les négociations avec les majors seraient rompues, et Google serait en train de complètement reconsidérer son projet. Il aurait en tout cas fait “machine arrière”.
Côté verre plein, des représentants de Google auraient encore rencontré des responsables de labels la semaine dernière. Ces tout derniers jours, plusieurs de ces interlocuteurs auraient expliqué à Kafka que les négociations leur semblaient progresser sans heurts et qu'ils sentaient bien la signature d'un accord avec Google se faire prochainement. À l'inverse, d'autres sources affirment que Google a revu ses conditions ces dernières semaines, provoquant une pause dans les discussions. Bref, selon que l'on tend l'oreille à droite ou à gauche, on entend un air différent.
Ce flottement aurait été entretenu par l'arrivée-surprise du service d'Amazon permettant de stocker sa musique en ligne. Un service offert au nez et à la barbe des maisons de disques (lire Amazon aux majors : taisez-vous et souriez).
Un scénario est alors avancé : celui qui verrait Google se lancer dans la roue d'Amazon si jamais les discussions ne débouchent sur rien, en proposant lui aussi un coffre fort en ligne et sans demander non plus leur avis aux labels.
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TechCrunch relève que Google a déposé une vague de noms de domaines étrangement liés à la musique et aux services dans le nuage. Tous enregistrés mercredi dernier, ces noms de domaines évoquent tant le fameux service de streaming musical de Google que certains se demandent s'ils ne sont pas un simple fausse piste.
Il faut dire qu'on a vu plus inspiré : GoogleBass.com, GoogleAlto.com, GoogleSoprano.com et GoogleTenor.com font référence aux différentes tessitures. GoogleNebula.com fait quant à lui référence aux nuages, comme GoogleThunder.com ou GoogleLightning.com. Reste à voir ce que la firme de Moutain View en fera…
Un site a eu accès un peu trop tôt à la prochaine version du lecteur musical d'Android. Android Music 3 ne bénéficie pas d'une interface fondamentalement différente des versions précédentes, mais une nouvelle option signale l'ajout d'une nouvelle fonction. Dans les préférences de l'application, on peut ainsi restreindre le streaming de musique au réseau WiFi uniquement, ou utiliser la nouvelle fonction de streaming également en 3G.

Cette option trahit l'arrivée d'une offre de musique en streaming au moins dans Android. On sait que Google travaille sur une telle offre depuis quelques mois (Tout savoir sur Google Music), mais c'est Amazon qui a dégainé en premier avec son Amazon Cloud Player pour Android (lire : Amazon Cloud Player : iOS privé du nuage). On suppose que Google a décidé de passer à la vitesse supérieure pour sortir au plus vite sa propre solution.
En attendant une sortie officielle, vous pouvez découvrir cette nouvelle version en l'installant sur votre smartphone sous Android.
via Engadget
Lors de la Google I/O de mai 2010, Google annonçait l'acquisition de Simplify Media pour ajouter à Android la possibilité de streamer de la musique depuis iTunes. Cette fonction de streaming a fait son apparition dans le lecteur musical d'Android Honeycomb, mais pourrait aussi servir à Google Music, le service de musique en ligne maintes et maintes fois annoncé et repoussé de la firme de Mountain View. Un service qui pourrait d'ailleurs avoir encore du retard, voire être annulé, à cause des exigences des organismes chargés de collecter les royalties, les sociétés de gestion des droits d'auteur.

Selon le Business Insider, qui cite « une personne avec une connaissance étendue du domaine de la musique en ligne », Google aurait réussi à convaincre les labels, qui gèrent les droits sur les enregistrements, par espèces sonnantes et trébuchantes. Mais la firme de Moutain View aurait maintenant à affronter les sociétés de perception et de répartition des droits d'auteurs, qui gèrent elles les droits sur les compositions elles-mêmes.
Elles ne sont pas nommées, mais il s'agit certainement de l'ASCAP (American Society of Composers, Authors and Publishers) et de BMI (Broadcast Music), les équivalents américains de la SACEM française. Lorsqu'Apple avait voulu doubler la taille des aperçus musicaux dans l'iTunes Store, elle avait du mal à trouver un accord avec les majors, mais y était parvenue, pour mieux être bloquée par l'ASCAP (lire : Doublement des aperçus d'iTunes : jamais sans licence).
Le service musical de la firme de Moutain View permettrait d'acheter un morceau de musique et de le télécharger. Si on possède plusieurs ordinateurs, on pourrait se connecter à son compte Google avec un deuxième ordinateur et télécharger à nouveau le morceau acheté sur un autre poste — principe de base d'un service dans le nuage tirant vers le service de streaming. Pour les gestionnaires de droits, c'est inadmissible : il faudrait payer à chaque téléchargement, chaque morceau étant considéré comme un support différent. Ces sociétés usaient de la même rhétorique face à Apple et ses aperçus.
Voilà donc qui remet en cause le principe même du service de Google, qui mélange achat et streaming : les sociétés de gestion de droits considèrent que la récupération ou le streaming d'un morceau acheté sur un autre ordinateur ne permettrait pas de vérifier la légitimité de l'achat ! De la même manière qu'Apple et Amazon ne permettent pas de télécharger à nouveau un morceau que l'on a déjà acheté (alors qu'il est tout à fait possible de le faire pour une application), Google risque donc de devoir revoir sa copie, et de peut-être se diriger vers un service de streaming pur. Services de streaming qui ne sont pas particulièrement appréciés des labels : on se souvient de la sortie remarquée de Pascal Nègre sur le sujet (lire : Pascal Nègre brouille l'écoute).