
En commercialisant pendant plusieurs années en exclusivité aux États-Unis l'iPhone, AT&T a réussi à attirer un grand nombre de clients. Mais tout n'a pas été parfait comme l'a expliqué Randall Stephenson, lors d'une conférence.
Le patron d'AT&T estime que sa plus grande erreur a été d'offrir des forfaits illimités en DATA. Ces derniers étaient commercialisés 30 $. Lors de la mise en vente du tout premier iPhone, Apple avait lourdement insisté sur ce point estimant que les consommateurs n'avaient pas à se soucier de ce genre de choses.
Il est vrai qu'à l'époque l'iPhone avait une philosophie à l'opposé de ses concurrents. Là où Apple voulait ouvrir au maximum les vannes, ses principaux adversaires, à commencer par Research In Motion, (RIM), mettaient tout en oeuvre pour que ses BlackBerry consomment le moins de bande passante possible.
Plus le réseau transite de données, plus l'opérateur doit investir dans son infrastructure. Or, selon Randall Stephenson, ce modèle ne favorisait pas les investissements. Les petits consommateurs payaient pour les gros. En 2010, AT&T a résolu le problème en arrêtant les forfaits illimités et en segmentant son offre.
Mais les problèmes se succèdent pour les opérateurs. Actuellement, ce qui empêche de dormir le P.D.G. d'AT&T, ce sont les services de messagerie instantanée comme iMessage.
Le lucratif business des SMS est en train de passer sous le nez des opérateurs. Aux États-Unis, le marché des SMS continue de croitre, mais à un rythme nettement moindre. Comme dans d’autres pays, il ne devrait pas tarder à décliner.
Autre métier qui devrait être de plus en plus concurrentiel pour les opérateurs : la voix. Avec l'amélioration des réseaux, ces derniers auront fort à faire avec les services de VOIP comme Skype.
Lors de cette conférence, Stephenson est également revenu sur la façon dont Apple et AT&T ont décidé de travailler ensemble. Stan Sigman, qui était à l'époque à la tête de Cingular, la filiale de téléphonie Mobile d'AT&T (renommé depuis AT&T Mobility), avait rencontré Steve Jobs qui lui avait parlé de l'iPhone sans lui montrer le moindre prototype ou la moindre image. Tout ce qu'il savait c'est que l'appareil d'Apple possédait un écran tactile, permettait d'appeler, de consulter ses mails ainsi que de faire tourner des applications.
C'est avec ce simple descriptif que Stan Sigman a "présenté" l'iPhone aux membres du conseil d'administration d'AT&T. Difficile de prendre une décision stratégique avec si peu d'éléments.
Stephenson se souvient alors avoir posé la question suivante à son collègue : "Est-ce que nous investissons dans un business-modèle, dans un produit ou investissons-nous dans Steve Jobs ?" On lui répondit qu'ils investissaient dans Steve Jobs et que le pari valait d'être tenté…
[Via : NYTimes]
AT&T, second opérateur mobile aux États-Unis, a annoncé avoir vendu 4,3 millions d'iPhone lors du premier trimestre 2012.
Les téléphones d'Apple pèsent lourd dans la balance, lorsqu'on sait que sur cette période c'est au total 5,5 millions de smartphones que l'opérateur a écoulés. Avec 78% d'iPhone dans ce segment, Android représente l'essentiel des ventes restantes. L'opérateur compte désormais 41 millions d'abonnés équipés en smartphones, il précise aussi avoir écoulé 240 000 tablettes, sans détailler les OS concernés. Il y a un an à la même époque, AT&T vendait 3,6 millions d'iPhone.
Le résultat de ce trimestre est toutefois inférieur au précédent, durant lequel un nombre record de 7,6 millions d'iPhone avaient été atteint, sur 9,4 millions de smartphones. On était toutefois en pleine phase de lancement du 4S et surtout en période de Noël. Mais la proportion d'un trimestre à l'autre entre les grandes plateformes mobiles iOS et Android reste quasiment inchangée.
La semaine dernière, le concurrent Verizon, premier opérateur mobile, avait annoncé la vente de 3,2 millions d'iPhone sur ce trimestre. La petite gamme d'Apple comptait chez lui pour moitié dans les ventes de smartphones. Ces chiffres, tant chez Verizon que chez AT&T, sont toutefois inférieurs à ceux attendus par certains analystes.
Aujourd'hui c'est justement le tour d'Apple d'annoncer ses résultats, vous retrouvez ces informations en toute fin de soirée.
Smartphone Beta Test, c'est le nom d'un site web lancé par « un fabricant anonyme » pour attaquer frontalement l'iPhone. Plusieurs clips façon caméra cachée s'amusent des faiblesses supposées de l'iPhone et de ses concurrents, comme sa fragilité (pour les façades en verre), la difficulté de lecture en plein soleil (plutôt valable pour les smartphones à l'écran OLED), ou la fameux death-grip (ou fumeux, selon interprétation). Des défauts qui montreraient que ces téléphones n'étaient que la version bêta du vrai téléphone, un téléphone qui sortira dans quatre jours.

Et c'est justement dans quatre jours que sortira le Nokia Lumia 900 chez AT&T — des images depuis retirées du site mentionnaient l'opérateur américain et le fabricant finlandais. Cette campagne de pub assez agressive en rappelle une autre, celle de Verizon et Motorola pour le lancement du Droid… contre AT&T et l'iPhone. Espérons pour Nokia et Windows Phone 7 qu'elle connaîtra le même succès.
[Via WP Central]
Aux États-Unis, Apple semble avoir cédé aux sirènes du marketing et affiche la mention « 4G » en regard du nom de l'opérateur AT&T sur les iPhone sous iOS 5.1… alors que l'iPhone n'est pas compatible 4G LTE. AT&T, comme d'autres, considère en fait son réseau HSDPA/HSPA+, qui est techniquement un réseau de troisième génération, comme un réseau 4G, une astuce marketing d'autant plus contestée que la 3G+ déployée par AT&T est environ deux à trois fois plus lente que la « vraie » 4G, la 4G LTE.

Phil Schiller avait pourtant ironisé sur ce procédé lors de la présentation de l'iPhone 4S. On imagine qu'AT&T a fait pression sur Apple pour qu'elle fasse apparaître cette mention, qui justifierait la promotion de l'iPhone comme téléphone « 4G ».
Sur les 37 millions d'iPhone vendus à travers le monde au dernier trimestre, les clients américains en ont acheté 11,8 millions à eux seuls. Verizon ce début de semaine et AT&T aujourd'hui ont donné leurs propres chiffres de ventes. Le premier est le principal opérateur en téléphonie mobile aux États-Unis (108,7 millions de clients) et AT&T le talonne (103 millions).
Chez AT&T, l'iPhone se taille la part du lion. Sur 9,4 millions de smartphones écoulés, 7,6 millions venaient d'Apple (le 4S est majoritaire d'après l'opérateur, qui vend aussi l'iPhone 4 et le 3GS/8 Go proposé à 0,99$ avec deux ans d'engagement). Le 1,8 million est le fait essentiellement d'Android (même si AT&T vend du Windows Phone et encore du webOS). Le volume unitaire des Androphones a doublé face au même trimestre de 2011 - pour établir un nouveau record trimestriel d'après AT&T - et malgré cette performance l'iPhone continue de faire la course loin devant.
Verizon avait annoncé la vente de 4,2 millions d'iPhone, soit 54,5% de ses smartphones au catalogue (alors qu'il ne distribue Apple que depuis février 2011). Le poids de l'Amérique dans ces ventes trimestrielles d'iPhone devrait être même légèrement supérieur encore puisque le 3e opérateur, Sprint, le distribue depuis octobre, mais il ne publiera ses chiffres que le 8 février.

crédit image : AT&T
Lors de la dernière conférence Google I/O qui s'est tenue en mai dernier, Google, Motorola, AT&T, LG et Samsung annonçaient leur intention de mettre un terme à la fragmentation d'Android en garantissant des mises à jour aussi rapides que possible sur 18 mois (lire Google I/O : Google veut devancer Apple sur tous les fronts).
Las, sept mois plus tard, et une fois Android 4.0 sorti, l'initiative semble faire chou blanc. Interrogés par PC Mag, les différents partenaires donnent un son de cloche bien différent (lire également Sony Ericsson et Motorola : il faudra de la patience pour Android 4.0).
Motorola a indiqué qu'une mise à jour était prévue pour le Droid Razr, Motorola Razr, Xoom, et Droid Bionic, sans précision sur les autres appareils. Samsung quant à elle signale qu'elle étudie encore la situation pour la gamme Galaxy. Côté opérateurs, Sprint indique qu'elle commencera la distribution d'Ice Cream Sandwich à ses clients début 2012 pour le HTC EVO 3D et le HTC EVO Design 4G notamment. T-Mobile n'a eu aucune précision à apporter au delà d'une étude en cours pour la mise à jour éventuelle de ses appareils. Verizon indique que le HTC Rezound et le Droid Razr allaient être mis à jour, sans plus de précision.
Sony Ericsson quant à elle avait déjà indiquée qu'une mise à jour serait proposée pour la gamme Xperia de 2011, quant à AT&T, HTC et LG, elles n'ont tout simplement pas répondu. HTC avait cependant indiqué que la majorité de ses smartphones récents bénéficieraient d'une mise à jour, hormis le HTC Rhyme.
PC Mag avait demandé à chacun de ces industriels de quoi il en retournait concernant d'autres modèles spécifiques, sans obtenir de réponse pour ceux-ci. Par ailleurs, aucun n'a réitéré son engagement du mois de mai malgré la requête de PC Mag à ce sujet. Le site considère que l'Android Update Alliance est morte-née.

Source : PC Mag
AT&T a procédé à une augmentation surprise de l'iPhone 3GS. Dans l'ombre du 4S, cet ancien modèle qui représente désormais l'entrée de gamme est proposé gratuitement pour un engagement sur deux ans.
Mais voilà que l'opérateur américain a passé son prix à… 0,99$. Entre rien et à peu près rien il y a certainement une différence lorsqu'on se place du côté de la direction financière d'AT&T.
Pas d'explication sur ce tarif (d'autant qu'en passant par l'Apple Store américain il est toujours gratuit) mais il faut rappeler que l'opérateur s'était montré particulièrement satisfait le mois dernier à propos du nouveau positionnement du 3GS, affirmant qu'il faisait face à une demande «vraiment énorme» (lire Une troisième vie pour l'iPhone 3GS chez AT&T). En multipliant quelque chose «d'énorme» par 0,99$ on en tire toujours un bénéfice…

Malgré ses maintenant deux ans d'ancienneté, l'iPhone 3GS garde bon pied bon oeil. Depuis le lancement du 4S, le 3GS à 8 Go est gratuit aux Etats-unis chez AT&T, en échange d'un engagement sur deux ans. La proposition a l'air de faire un tabac si l'on en croit les propos de Ralph de la Vega, PDG de l'opérateur, tenus lors de l'annonce des résultats trimestriels (lire aussi Même ancien, l'iPhone pèse toujours lourd chez AT&T).
Le 3GS est en rupture de stocks, conséquence d'une forte demande «Nous avons un autre appareil [en plus du 4S] qui va je pense faire bouger radicalement ces gens qui sont sur des smartphones et des appareils de messagerie instantannée - le 3GS - qui est gratuit avec un contrat de 2 ans. Nous avons vu une énorme, vraiment énorme demande pour ce périphérique, même s'il s'agit d'une ancienne génération». Ralph de la Vega ajoute que ses stocks de 3GS se sont vidés depuis ce repositionnement tarifaire.
Cet engouement, même s'il n'est pas chiffré, peut se comprendre. Le design du 3GS reste dans une très bonne moyenne, il est assez rapide pour la plupart des usages courants ou quantité de petits jeux, il a accès à des milliers d'applications et, cerise sur le gâteau, il est compatible avec le tout nouvel iOS 5. Pour les clients qui ne s'embarrassent pas de toutes ces considérations techniques, il a surtout un intérêt immédiat : c'est tout simplement un iPhone…


L'opérateur américain AT&T a activé à lui seul 1 million d'iPhone 4S les cinq premiers jours de sa sortie. Soit grosso modo le quart des unités vendues par Apple sur cette période. L'iPhone 4S a d'abord été lancé dans 7 sept pays.
L'iPhone pèse toujours lourd dans les ventes d'AT&T. Lors de la présentation des résultats de son troisième trimestre fiscal (clos le 20 septembre), il a donné un chiffre de 2,7 millions d'iPhone activés pour 4,8 millions de smartphones. Les 2,1 millions restants se partagent entre Android et les autres plateformes.
Au troisième trimestre de 2010, ce sont 5,2 millions d'iPhone qui avaient été activés - un record - l'écart est donc plus que net avec 2011. Mais, détail d'importance, il s'agissait de l'iPhone 4, alors flambant neuf. Malgré son "ancienneté", l'iPhone 4 (et les 3GS) ont continué d'être les smartphones les plus vendu chez cet opérateur.
La progression d'Android est néanmoins indiscutable, AT&T en a vendu deux fois plus qu'il y a un an sur ce même trimestre.
AT&T compte maintenant 100 millions d'abonnés en téléphonie mobile. Son concurrent Verizon, qui habituellement le dépasse de peu en nombre de clients, annoncera ses résultats demain. Ce sera l'occasion de mesurer la part des États-Unis dans les ventes mondiales d'iPhone sur ce dernier trimestre (17 millions selon les chiffres d'Apple).
Des clients américains qui, depuis l'iPhone 4S, disposent de deux opérateurs supplémentaires agréés par Apple : Sprint l'un des quatre grands (il manque encore T-Mobile pour qu'ils soient tous réunis) et C Spire Wireless un opérateur régional avec 900 000 abonnés. Tous les deux utilisent la CDMA comme Verizon.
200 000 iPhone 4S ont été précommandés chez AT&T en l'espace de 12 heures. L'opérateur parle de son meilleur lancement pour les iPhone. Il ne se prive pas non plus dans son communiqué de presse de faire l'amalgame entre la 3G améliorée avec laquelle est compatible le 4S et la 4G pur sucre “ Il est évident que les clients apprécient le réseau 4G d'AT&T » déclare le second opérateur mobile américain (lire aussi iPhone 4S : AT&T voudrait la (fausse) 4G). Aux Etats-unis encore, les délais sont passés dans la nuit de 1 à 2 semaines pour obtenir le nouveau téléphone. C'était déjà le cas en France depuis hier en milieu de journée.

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