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ARM ne craint pas encore Intel sur les mobiles

warrenARM ne sous-estime pas l'arrivée d'Intel dans son domaine de prédilection que sont les smartphones, mais pour le patron de l'entreprise Anglaise, son nouveau concurrent a encore du chemin à faire.

Intel, complètement écarté des téléphones par les différentes puces à base de design ARM, a dévoilé sa plateforme Medfield au CES, annoncé le soutien de Lenovo ainsi qu'un accord pluriannuel avec Motorola Mobility.

Warren East, le PDG d'ARM, juge Intel comme un concurrent « sérieux » et qui sans aucun doute saura équiper quelques téléphones, mais il est plus critique sur l'alternative offerte « Est-ce qu'ils vont devenir leader dans l'optimisation de la consommation électrique ? Non, bien sûr que non. Mais ils ont beaucoup plus à offrir. ». East considère les efforts d'Intel suffisants pour se lancer « Ils ont, au sens propre du terme, pris certains de leurs designs et les ont tordus pour les faire tenir dans un environnement où les performances et l'autonomie sont globalement suffisantes pour des téléphones ».

Warren East s'est ensuite servi d'une analogie pour illustrer la problématique à laquelle font face ARM et ses concurrents « Les gens veulent faire plus de choses avec leurs téléphones, mais la taille de la batterie reste constante. C'est comme d'avoir une voiture avec un réservoir de carburant de dimensions imuables alors que vous voulez parcourir 100 miles de plus. Vous devez rendre le moteur plus efficace. C'est notre travail. ».

Face à la nouvelle concurrence d'Intel répond aussi une opportunité, celle offerte par Microsoft avec Windows 8 prévu pour fonctionner sur x86 et son environnement Metro sur ARM. ARM attend beaucoup de ce nouveau système, mais sans précipitation « Nous avons attendu longtemps pour que cela arrive. Attendre encore six mois ou 12 mois n'a pas d'importance. Je préfère patienter le temps qu'il faudra pour avoir une expérience de qualité et sans compromis. » La version finale de Windows 8 est, selon les calendriers informels donnés par Microsoft, envisagée pour l'automne.

[via Reuters]

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Le président et co-fondateur d'ARM prend sa retraite

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Tudor Brown, président et co-fondateur d'ARM, a annoncé qu'il ne briguerait pas un nouveau mandat, et quitterait donc son poste le 3 mai 2012. ARM Holdings développe l'architecture ARM à la base des processeurs qui équipent la plupart des appareils mobiles, mais aussi la plupart des appareils que vous pouvez trouver dans votre salon ou dans votre cuisine, de votre télévision à votre micro-ondes.

ARM a été fondée en 1990 comme une joint-venture entre Acorn Computers, Apple et VLSI Technology. Acorn avait développé l'Acorn RISC Machine (ARM), dont le processeur était fabriqué par VLSI. Les difficultés financières de la société ont entraîné son acquisition par Olivetti en 1985, puis à la recherche de nouveaux débouchés pour la plateforme ARM. Apple, à la recherche d'un processeur pour équiper le Newton, participa à la création d'ARM Ltd, avec 43 % des parts, pour améliorer cette plateforme et créer l'architecture ARM. Tudor Brown, qui travaillait chez Acorn, a été un des 11 fondateurs d'ARM Ltd, dont il a été tour à tour directeur de l'ingénierie, directeur technique, puis président.

Apple a depuis vendu ses parts dans ARM, mais utilise ses technologies dans l'iPod, l'iPhone ou encore l'iPad, comme d'autres sociétés d'ailleurs. Le modèle d'ARM est un peu particulier : la société conçoit des spécifications, qu'elle licencie ensuite à des fabricants qui la mettent en œuvre dans des puces. Depuis 1990, ce sont ainsi 15 milliards de puces ARM qui ont été fabriquées, un chiffre qui croit de plus en plus vite : Intel, AMD ou Freescale ne parviennent pas à répondre aux besoins des appareils mobiles avec la même efficacité qu'ARM.

[WSJ]

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Nvidia Tegra 3 et ARM Mali pour décupler les performances des mobiles

Nvidia a levé le voile sur sa nouvelle plateforme mobile, Tegra 3. On savait déjà tout ou presque sur Kal-El, ce SoC comportant un processeur quatre-cœurs, secondé par une cinquième puce pour les tâches les plus basiques (lire : De nouveaux processeurs ARM bas de gamme… et très haut de gamme).

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Ce système-sur-puce est donc d'abord doté d'un processeur quatre-cœurs Cortex A9, cadencé à 1,3 GHz sur quatre-cœurs, 1,4 GHz sur un seul. Ce processeur central est flanqué d'un processeur secondaire, une cinquième puce Cortex A9 cadencée à 500 MHz dédiée aux fonctions peu gourmandes comme la navigation mobile. Le processeur graphique, à douze cœurs, ainsi que le nouveau processeur de traitement graphique, permettent à Nvidia d'affirmer que le Tegra 3 est deux fois plus rapide que l'Apple A5 dans des tâches telles que l'encodage vidéo.

Le Tegra 3 est intégré par Asus dans sa tablette Transformer Prime. Les premiers smartphones Tegra 3 devraient arriver d'ici le premier trimestre 2012 : le HTC Edge devrait être présenté au MWC de Barcelone, fin février. La prochaine génération de puces Tegra, nom de code Wayne, sera disponible en 2014, et devrait être dix fois plus rapide que la génération actuelle.

En attendant, les performances graphiques des mobiles devraient être décuplées grâce à une nouvelle puce graphique ARM, le Mali-T658. Ce GPU, prévu pour être utilisé avec les cœurs processeurs Cortex-A7 et Cortex-A15, est dix fois plus puissant que le Mali-T400, utilisé notamment par le Galaxy S II. Apple n'utilise pas les solutions graphiques Mali, contrairement à Samsung ou LG : l'iPhone utilise les GPU PowerVR SGX.

De nouveaux processeurs ARM bas de gamme… et très haut de gamme

Le succès des appareils mobiles ces dernières années tient en grande partie à l'utilisation des processeurs basés sur l'architecture ARM, puissants mais économes (lire : Intel à la croisée des chemins). Les architectures ARM Cortex-A8 et Cortex-A9 sont à la base de la plupart des processeurs équipant les smartphones et tablettes récents, fabriqués par Nvidia, Freescale, Texas Instruments, Samsung, etc. Apple A4 et Apple A5 sont dérivés de ces architectures.

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ARM vient de présenter une nouvelle architecture, la Cortex-A7, conçue pour permettre la réalisation de systèmes-sur-puce moins chers sans pour autant sacrifier les performances. Le Cortex-A7 est basé sur le Cortex-A8, mais est cinq fois plus petit (en version 1, 2 comme 4 cœurs) et cinq fois plus économe. Ses performances seraient assez proches de celles des smartphones actuels, que l'on retrouvera donc dans les smartphones bas de gamme de 2012 et 2013.

Le Cortex-A7 peut aussi servir de co-processeur au Cortex-A15, le successeur annoncé du Cortex-A9. Tandis qu'un SoC basé sur le Cortex-A15 s'occuperait des tâches les plus lourdes, le Cortex-A7 pourrait être utilisé pour les tâches de fond ou les basses besognes. Il déchargerait ainsi le processeur central de certaines tâches, et permettrait d'économiser de l'énergie dans les opérations basiques.

C'est justement le fonctionnement du Tegra 3 de Nvidia, dont les spécifications ont fuité par le biais d'une vidéo. Connu sous le nom de code de Kal-El, ce SoC quatre-cœurs basé sur l'architecture Cortex A9 utilise une deuxième puce Cortex A9 simple cœur, cadencée à 500 MHz, pour les tâches basiques comme l'écoute de musique ou la navigation sur Internet. Si l'on y ajoute les douze cœurs de la puce graphique, les performances sont censées être au niveau des premiers Core 2 Duo d'Intel… pour seulement une fraction de la consommation.

La stratégie à géométrie variable d'Intel

Début mai, une rumeur laissait entendre qu'Apple avait approché Intel pour la production de puces ARM. Peu de temps après, Paul Ottelini réagissait en affirmant que sa société n'avait aucunement l'intention de produire de telles puces.

On pensait le débat clairement tranché, il n'en est rien. Lors d'une conférence avec des investisseurs à Londres, Stacy Smith a tenu des propos nettement plus ambigus. Le directeur financier a déclaré : "Si Apple ou Sony viennent nous voir et nous disent 'Je veux un produit basé sur un core Intel et ajouter mes piles par dessus', je ne sourcillerai pas. Cela pourrait être un business fantastique pour nous".

Mais c'est sans doute la seconde partie de son intervention qui est le plus intéressante où il se dit ouvert à un compromis en quelque sorte : "Je [le client] ne veux pas d'un core Intel, je veux que ce soit mon propre core personnalisé, alors vous n'avez plus que la marge de fabrication. Cela nécessitera alors une discussion et une analyse beaucoup plus approfondie". Et de préciser dans la foulée que pour le moment, aucun accord de ce type n’est en cours de négociation.

Mais on pourrait très bien prendre cela comme un appel du pied. Est-ce qu'Apple qui cherche probablement à ne pas devenir trop dépendante de Samsung, l'entendra ? C'est une autre histoire…

[Via : Reuters]

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Le GPGPU arrive dans les appareils mobiles

Le GPGPU (general purpose graphics processing unit) n'a plus de secrets pour ceux d'entre vous qui sont des fidèles de notre grand frère MacGeneration (lire par exemple Apple met les pieds dans la guerre du GPGPU).

Cette technique permet d'utiliser les processeurs graphiques, qui sont très doués pour traiter des flots de données considérables en une seule passe, afin d'effectuer des calculs autres que la seule accélération graphique. Par exemple, en convertissant un son en texture, on peut le faire traiter bien plus rapidement par le GPU, tout en soulageant le CPU. Malheureusement chaque constructeur avait mis au point son propre langage pour chaque famille de carte graphique, ce qui pouvait être un véritable casse-tête pour les développeurs. Apple a voulu remédier à ce problème en mettant au point OpenCL, un langage universel pour toutes les cartes graphiques, et en a fait un standard ouvert qui est géré par le Khronos Group (qui s'occupe par ailleurs d'OpenGL).

Si les puces graphiques mobiles PowerVR d'Imagination Technologies, celles-là même qui équipent les appareils mobiles d'Apple, supportent déjà OpenCL, ARM vient d'annoncer que ses nouveaux GPU Mali-T60, intégrés dans ses systèmes-sur-puce, supportent pleinement OpenCL, ce qui permettra aux machines de tirer le meilleur parti de leurs ressources matérielles.

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Samsung, déjà détenteur d'une licence de la technologie Mali, devrait être parmi les premiers à bénéficier du Mali-T604, premier processeur de cette nouvelles série (rappelons qu'ARM ne fabrique pas ses puces, mais propose des licences à des constructeurs tiers sur la base d'architectures à la carte).

Source : xbitlabs

Marvell : invincible Armada ?

Le fabricant de processeurs Marvell vient d'annoncer un nouveau système-sur-puce très prometteur. Doté de trois cœurs, l'Armada 628 est cadencé à 1,5 GHz, il intègre un processeur graphique capable de décoder de la vidéo en 1080p et d'afficher 200 millions de polygones 3D par seconde, et intègre même le support de l'USB 3.0.

La puce, basée sur l'architecture ARM, sera disponible sur le marché l'année prochaine et pourra équiper tablettes comme smartphones.

A noter justement qu'on parle de Marvell comme fournisseur d'une puce pour la tablette BlackBerry (lire RIM dévoilerait son BlackPad la semaine prochaine).

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L'iPhone, bientôt « Intel Inside » ?

Si ce n'est par le processeur, ce sera autrement : l'iPhone pourrait bientôt être « Intel inside ». Alors que certains voient Apple racheter Infineon (lire : Apple doit-elle racheter Infineon ?), Intel serait sur le point d'acquérir la société allemande.

Selon le Wall Street Journal, la firme de Santa Clara serait à deux doigts d'un accord, qui valoriserait Infineon à 2 milliards de dollars. Infineon ayant toujours fourni les puces baseband à Apple pour son iPhone, Intel finira donc par caser du silicium dans le téléphone d'Apple, après que la firme a refusé d'équiper l'iPhone d'un processeur Intel Atom en 2008.

Après l'acquisition de PA Semi et d'Intrinsity et la création du processeur A4, certains pensent qu'Apple aurait une carte à jouer dans le rachat d'Infineon, seul détenteur d'une licence architecture ARM à la portée de son portefeuille.

Via Cult of Mac

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Quelle place pour l'iPad dans la gamme d'Apple ?

L'arrivée de l'iPad bouleverse quelque peu l'ordre établi de la gamme de produits d'Apple. Présenté comme le chaînon manquant entre l'iPhone et le MacBook, l'iPad est proposé au tarif (qu'Apple décrit comme agressif) de $499 pour le modèle d'entrée de gamme.

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Comment les autres produits d'Apple supportent-ils la comparaison? Sur sa tranche basse, l'iPad est dans la même gamme de prix qu'un iPhone 3GS "nu" (aux alentours de 600 €), et sur le haut de gamme, il vient flirter avec le premier prix pour un MacBook (899 €). Quant à l'iPod touch, qui ressemble dorénavant beaucoup à un mini iPad WiFi, son tarif se place à $300 de moins que l'iPad, à mémoire égale. Reste à savoir ce qu'on préfère, entre un iPod touch 3G 64 Go à $399, et un iPad 16 Go à $499 : plus de mémoire, ou un plus grand écran ? Naturellement les spécifications et les utilisations de chaque appareil varient grandement, mais en fonction des priorités des utilisateurs, à tarif quasi-égal ils pourront préférer l'un ou l'autre appareil. On observera sans doute des fluctuations d'achat aux bornes tarifaires communes.

Mais l'iPad est également en concurrence avec les Netbooks, dont le tarif moyen se situe aux alentours des 300 €. L'iPad se place donc face au haut de gamme (on n'en attendait pas moins d'Apple), et compte rendre les mêmes services, si ce n'est mieux : la suite iWorks portée sur iPad affiche clairement les ambitions d'Apple pour sa petite ardoise magique. Il reste à en savoir plus sur le mystérieux system-on-a-chip d'Apple, le A4. Ce qu'on sait pour l'heure c'est qu'il s'agit d'un processeur ARM cadencé à 1 GHz, qui intègre un chipset vidéo capable de lire de la HD. Il est vraisemblable que son architecture soit la toute dernière présentée par ARM, le Cortex A9. Or il se trouve qu'à 500 MHz, le Cortex A9 fait jeu égal avec un Atom à 1,6 GHz qui équipe nombre de Netbooks (voir notre article Le Cortex A9 face à face avec l'Atom). Un processeur de cette gamme cadencé à 1 GHz devrait réellement faire la différence avec les puces anémiques qui animent les Netbooks, tout en présentant une sobriété énergétique record grâce au savoir-faire de PA Semi. Couplé à celui d'Apple en matière de batteries, les 10 heures d'autonomie en utilisation courante annoncées par Apple se tiennent très bien face aux Netbooks (qui tiennent entre 2 et 15 heures selon les modèles).

N'oublions pas que les processeurs ARM sont basés sur une architecture RISC, ce qui rappellera des souvenirs aux utilisateurs de Macintosh, et ce qui explique l'écart de fréquence d'horloge pour une puissance brute comparable.

Pour être complet, n'oublions pas le Kindle d'Amazon. Dans sa version DX, dotée d'un écran de la même taille que l'iPad, celui-ci coûte quelque $489. La comparaison est cette fois sans appel pour l'appareil d'Amazon, qui a récemment fait part de l'arrivée d'un SDK pour le Kindle qui permettrait de le doter également d'applications, histoire de rattraper le retard.

Le Cortex A9 face à face avec l'Atom

Les processeurs basés sur l'architecture ARM ont les préférences des constructeurs dans le monde mobile (l'iPhone et l'iPod touch en sont équipés), pour son excellent rapport puissance/consommation, un élément crucial pour cette industrie.

Alors que Google vient de dévoiler son Nexus One qui fonctionne sur un Cortex A8, ARM présente la génération suivante avec le Cortex A9, qui intègre une architecture multi-core et devrait aller au delà de 2 GHz tout en consommant moins d'un quart de watt par processeur.

ARM fait une démonstration de la puissance de son processeur en publiant une vidéo comparative, mettant face à face un netbook équipé d'un processeur Atom d'Intel à 1,6 GHz d'une part (à gauche dans la vidéo), et un prototype équipé du Cortex A9 dual core à 500 MHz.

Alors que la carte mère du Cortex A9 n'est pas même dotée d'une accélération graphique, le prototype n'a pas à rougir de la comparaison. Voilà donc une architecture prometteuse, qui pourrait faire office de chaînon manquant entre les smartphones et les netbooks… un design de référence qu'on verrait bien PA Semi reprendre à son compte pour équiper, qui sait, un futur produit d'Apple.