Presse

La presse française impuissante face à Apple ?

L’union fait la force ! Sortie en juin dernier, l’application ePresse [1.2 – Français – Gratuit – iPhone/iPad – iOS 4 – GIE e-Presse Premium] est un kiosque virtuel permettant d’acheter une dizaine de titres de la presse française : Libération, L’Equipe, Le Point, L’Express, Le Nouvel Observateur, Le Parisien, Les Échos, Le Figaro et Aujourd’hui en France. Nous avions publié un aperçu complet de cette application lors de sa sortie (lire : ePresse : le kiosque alternatif pour la presse française).

Pour ces titres, il ne s’agit pas d’une initiative isolée. Regroupés au sein d’une même entité, le GIE, ils ont décidé de négocier d’une même voix face à Apple et aux autres géants de l’Internet comme Google et Facebook. En parlant d’une seule voix, ces médias espèrent établir un rapport de force plus favorable et obtenir des conditions plus avantageuses.

D’ailleurs, au sujet du kiosque intégré à iOS 5, le GIE est très clair : les titres en question prévoient de le boycotter tant qu’Apple ne fera pas certaines concessions. Ce sont toujours les deux mêmes points qui reviennent : les fichiers clients et la commission de 30 % jugée trop élevée. Xavier Spender, PDG de L'Equipe 24/24, jure qu’un exemplaire de son journal vendu sur l’iPad lui rapporte moins d’argent que la version papier.

Le GIE est bien entendu très attentif à ce que font les autres titres pour échapper à la mainmise d’Apple. L’initiative du Financial Times (lire : Presse : le Financial Times mise sur l'HTML5 plutôt qu'iTunes) qui a décidé d’abandonner son application pour lancer une solution web en HTML5 est suivi de très près. À ce sujet, Liberation compte prochainement lancer une webapp afin de ne pas être dépendant d’un distributeur trop puissant. Ce qui ne signifie pas pour autant que Libé songe à arrêter le développement de ses applications iOS.

En ce qui concerne ePresse, le GIE ne compte pas s’arrêter là. Des offres d’abonnement et de bundle seront proposées dans un avenir proche. Les différents membres de cette association se rencontrent fréquemment afin de réfléchir à comment monétiser leurs contenus sur Internet.

Le GIE a d’ores et déjà signé un accord avec Google afin d’être présent sur son kiosque. Google est nettement moins difficile et gourmand qu’Apple. Le géant de l’internet demande une commission de 10 % et rétrocède les données relatives aux clients. D’autre part, les éditeurs de presse ont une plus grande flexibilité pour fixer les prix.

Si l’union fait la force, ce regroupement laisse sceptiques certains observateurs. Benedict Evans, expert des contenus numériques, pense que la presse est dans la même situation que l’industrie du disque : “les gens de la musique avaient besoin d’Apple, ils n’étaient donc pas en mesure de bien négocier, contrairement à l’industrie cinématographique qui a pu obtenir de meilleurs accords. La presse est désespérée, Apple a l’avantage”.

Ken Doctor, expert de l’industrie des médias apporte pour sa part un regard différent et estime que ce type de coalition a obtenu des résultats mitigés par le passé. Les intérêts individuels finissent souvent selon lui par prendre le dessus sur les intérêts communs. Et c’est exactement ce qui s’est passé aux États-Unis l’année dernière où plusieurs groupes de presse avaient créé un consortium afin de bâtir un kiosque numérique et imposer leur point de vue. Finalement, cette union a fini par capoter et chacun des acteurs a signé un accord en direct avec Apple…

Il est à noter que cette association a un absent de marque : Le Monde qui a semble-t-il préféré faire cavalier seul.

[Via : Reuters]

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Libération se refait sur iPad : détails et abonnements

L'application iPad de Libération a disparu de l'App Store pour préparer la place, mardi 31 mai, à une toute nouvelle version. Elle offre les articles du site en consultation gratuite, les articles réservés aux abonnés et, comme précédemment, un accès à la version papier numérisée. Libé va proposer, pendant une semaine, de télécharger gratuitement ces éditions numérisées, à l'issue de quoi, on pourra se tourner vers un abonnement.

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Pourquoi Flipboard pèse-t-il 140 millions d'euros ?

Mike McCue, le PDG de Flipboard, annonçait vendredi dernier la levée de 50 millions de dollars (35 millions d'euros) de fonds, comptant les créateurs de Twitter et de Facebook au rang des investisseurs.

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Flipboard, 32 employés, est ainsi valorisé à 200 millions de dollars (140 millions d'euros), alors que son seul produit est une application iPad qui ne lui rapporte rien ou presque. Frédéric Filloux rappelle que le Groupe Le Monde, 644 journalistes, est valorisé à environ 70 millions d'euros. Qu'en penser ?

Pour Filloux, la réponse est simple : « Flipboard est LE produit que toute entreprise de presse, ou mieux, tout groupe d'entreprises de presse, aurait dû inventer. » Flipboard agrège vos flux RSS, Facebook et Twitter et en extrait les liens, qu'il met en forme façon magazine — sans publicité. Tout l'argumentaire de Filloux tourne d'ailleurs autour de la publicité : cette absence de bannières clignotantes est le point fort de Flipboard, celui qui fidéliserait ces utilisateurs.

Dans une interview donnée à TechCrunch, Mike McCue explique pourtant que la publicité finira par faire son entrée dans Flipboard. L'application iPad (et bientôt iPhone et Android) ne rapporte pour le moment pas grand-chose : les 35 millions de dollars d'investissement vont être utilisés pour embaucher 18 à 28 personnes pour passer à la vitesse supérieure et espérer atteindre l'équilibre.

Voire le profit : McCue est persuadé qu'en s'associant avec les fournisseurs de contenu, il pourrait bien générer plusieurs milliards de dollars de chiffre d'affaires publicitaire. Par défaut, Flipboard remet en page le contenu des sites, mais les fournisseurs de contenu peuvent bloquer cette fonction : l'application dirige alors sur le site Internet avec ses publicités. Seules 17 entreprises ont pour le moment signé des partenariats avec Flipboard : l'idée est d'arriver à 100 ou 150 partenaires dont le contenu serait monétisé.

Pour ne pas casser l'expérience utilisateur de Flipboard, ces publicités doivent rester discrètes et être hautement ciblées. Flipboard a la capacité de savoir exactement qui est son utilisateur : il suffit de savoir ce qu'il lit. Zite, un concurrent, fonctionne selon ce principe : il apprend des habitudes du lecteur pour lui servir du contenu de plus en plus ciblé… mais aussi des publicités de plus en plus ciblées. Reste à savoir si les utilisateurs seraient prêts à accepter cet accord tacite.

Flipboard va devoir répondre rapidement à ces questions : Google serait en train de développer une application très similaire, basée sur Fast Flip, une sorte de Google Reader visuel. Une équipe de 10 personnes travaillerait dessus du côté de Boston — loin de Mountain View donc, où Larry Page mène une réorganisation drastique. Le projet pourrait donc être purement et simplement annulé, de quoi faire souffler McCue.

Aperçu du Pass Média de Google

Le Pass Média est la réponse de Google aux abonnements in-app d'Apple. Comme pour ce dernier, Google propose aux éditeurs de presse de vendre du contenu et de gérer les problèmes techniques, notamment financiers, contre une partie du prix de vente. Google a répondu point par point à l'offre d'Apple, levant toutes les contraintes et permettant aux éditeurs tout ce qu'Apple leur interdit. Le géant de la recherche ne prélève ainsi que 10 % et il permet aux éditeurs de fixer librement leurs prix, ou encore de vendre des articles à l'unité (lire : Abonnements in-app : Google répond à Apple avec le Pass média).

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Présenté il y a une semaine, ce système est déjà en activité sur le site de Focus, un journal allemand. Aperçu en images du système de Google.

Abonnements in-app : Apple critiquée et surveillée

Les abonnements in-app causent toujours autant de remous dans le monde de l'édition. Si les premiers exemples ont déjà commencé à apparaître dans l'App Store (lire : Aperçu de l'abonnement In-App du Point sur iPad), plusieurs éditeurs continuent de se plaindre en Europe comme aux États-Unis. Après l'ENPA (lire : Presse sur iPad : les éditeurs européens répondent à Apple), c'est au tour de l'INMA (International Newsmedia Marketing Association) de lister les éléments qui posent problème avec l'offre d'Apple.

Cette association regroupe de gros groupes de presse, dont Le Monde, Dow Jones ou encore Telegraph Media. Elle s'est réunie hier à Londres pour discuter des abonnements in-app d'Apple et de cette réunion sont sorties quatre préoccupations :

  1. Censure du contenu : toute censure est intolérable pour ces éditeurs qui demandent à Apple de modifier les critères de l'App Store concernant la presse.
  2. Transparence dans le développement : les éditeurs veulent qu'Apple explicite de manière précise ses guidelines, permettant ainsi aux développeurs de ne pas perdre du temps sur des fonctions qui ne pourront être validées, par exemple.
  3. Relation directe avec les clients : l'INMA explique qu'une relation directe avec ses abonnés et lecteurs est indispensable à un journal, à la fois pour leur fournir des produits et services, mais aussi pour modifier les prix librement, pour connaître la satisfaction des lecteurs et améliorer les produits en conséquence ou encore pour informer les lecteurs sur les nouveautés.
  4. Un partenariat commercial équitable : les éditeurs estiment que le partenariat proposé par Apple (70 % pour l'éditeur, 30 % pour Apple) n'est pas acceptable. L'INMA évoque la TVA qui s'ajouterait aux 30 % prélevés par Apple, ce qui est faux puisque le prix de vente sur l'App Store est TTC et Apple prend à sa charge la TVA.

Des plaintes à l'encontre des abonnements in-app qui ne sont pas limitées au monde de la presse. Tous les fournisseurs de contenus s'en plaignent en fait, notamment ceux qui proposent de la musique en streaming. Rhapsody a ainsi déjà indiqué envisager une action légale pour répondre à Apple (lire : Abonnements in-app : Apple en abus de position dominante ?) et ce ne sont pas les seuls à être agacés par la politique d'Apple. Les 30 % demandés par Apple remettent en cause la viabilité de ces services, que ce soit Last-fm ou Spotify.

Bref, l'agitation ne faiblit pas et elle a été entendue par les institutions. Apple est sous haute surveillance, tant aux États-Unis qu'en Europe. Alors que la Commission Européenne a indiqué "surveiller de près la situation", la Federal Trade Commission (FTC) et la justice américaine examinent de près les conditions d'utilisations d'Apple et envisagent l'ouverture d'une procédure. Ce n'est pas encore une enquête, mais les autorités américaines étudient l'interdiction de faire un lien depuis une application vers un abonnement externe. Ce pourrait être considéré comme une atteinte à la concurrence et Apple pourrait être condamnée pour cela. Autre problème évoqué, la consigne d'Apple en faveur de prix identiques à l'extérieur et à l'intérieur de l'application.

Il suffirait ainsi qu'Apple assouplisse ses règles et permette le maintien de lien vers un abonnement externe pour éviter une procédure judiciaire. Les abonnements in-app sont de toute manière beaucoup plus simples pour les utilisateurs et cette volonté de cacher les autres abonnements peut paraître un peu mesquine.

Sur le même sujet :
- Apple et la presse : de l'eau dans le gaz

Aperçu de l'abonnement In-App du Point sur iPad [MàJ]

L'application iPad du Point est la première en France à adopter les nouvelles règles d'abonnement édictées par Apple (lire Abonnements : Apple répond à la presse). Une mise à jour de l'application est donc proposée, avec deux nouveautés [1.7], cette possibilité de s'abonner via le système In-App d'Apple et le support du multitâche pour autoriser la lecture de l'hebdo avant la fin de son téléchargement.

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La section "Acheter" a donc évolué avec quatre propositions : 7,99€ pour 1 mois ; 14,99€ pour 2 mois ; 22,99€ pour 3 mois et enfin 39,99€ pour 6 mois.

A titre de comparaison, l'abonnement "digital" du Point revient à 14,99 € TTC pour trois mois, mais avec un magazine proposé en PDF via le service Zinio. En version papier on a par exemple la formule Liberté à 7,90€ par mois, sans engagement.

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L'abonnement est on ne peut plus simple, il suffit de presser l'un des boutons des formules et de valider le message de confirmation. Le message précise que l'abonnement sera renouvelé aussi longtemps qu'on ne l'annulera pas soi-même. Votre facture iTunes arrive dans la minute. Elles ne trainent jamais en général mais là chapeau, record battu.

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Un second message invite à envoyer ses nom, adresse électronique et code postal. Mais on peut décliner la proposition. Seul absent a priori pour le moment, un accès à son compte pour résilier son abonnement.

[maj] : la gestion de l'abonnement se fait en fait depuis les préférences de l'iPad, option "Store". C'est assez logique mais on aurait pu les attendre aussi, en parallèle, depuis son compte dans iTunes.

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Un nouveau panneau propose de désactiver le renouvellement automatique de l'abonnement, ou de changer de formule. Détail curieux, les prix proposés depuis l'interface d'administration sur l'iPad sont inférieurs, à durées égales, de ceux affichés dans l'application du Point. Par exemple 6,95€ pour un mois au lieu de 7,99€ dans l'application, ou 34,77€ au lieu de 39,99€ pour six mois. Et les autres formules sont à l'avenant.

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Abonnements in-app : Google répond à Apple avec le Pass média

L'annonce tombe à point nommé… Google a présenté aujourd'hui à Berlin le Pass média, "un système de paiement destiné aux éditeurs proposant des articles et d'autres contenus". En clair, le Pass média est une réponse aux achats et abonnements in-app d'Apple : ce système permet aux éditeurs de vendre leur contenu sur "n'importe quel appareil" et aux lecteurs d'acheter simplement ce contenu. Google prend en charge l'authentification des utilisateurs et les paiements basés sur la technologie Google Checkout.

Par rapport à la solution d'Apple, le Pass média n'est pas lié à une plateforme en particulier. Fidèle à son habitude, le géant de l'Internet utilise des technologies web et l'interface de gestion sera ainsi accessible depuis un navigateur. Google a aussi répondu explicitement à Apple en précisant que Pass média sera accessible aux utilisateurs déjà abonnés, tandis que les options de paiement sont plus souples (paiement à l'article, abonnements, achats de packs…).

L'éditeur fixe le prix des contenus comme chez Apple, mais aussi "les conditions associées", sans plus de précision. À vrai dire, cette annonce semble opportuniste : on a très peu d'infos et le bouton pour s'inscrire renvoie vers une mauvaise page… Avec Checkout, Google prélève aussi une part sur les ventes, mais le prélèvement est plus souple que chez Apple et dépend du montant mensuel des ventes, comme l'explique le tableau ci-dessous. On ne sait pas si cette grille sera utilisée pour le Pass média ou si les commissions seront différentes, mais elles devraient de toute manière rester inférieures aux 30 % d'Apple (lire : Presse : Google préparerait son kiosque numérique).

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En attendant d'en savoir plus sur le Pass média, les éditeurs continuent de gronder après la présentation des conditions d'Apple pour les abonnements in-app (lire : Abonnements : Apple répond à la presse). Une association regroupant quelques grands noms comme Time Inc. Hearst, Conde Nast, Bloomberg, National Geographic ou encore Forbes a ainsi rejeté les abonnements in-app d'Apple, jugés trop contraignants. Le principal grief adressé à Apple est l'impossibilité, pour ces journaux, de proposer à leurs abonnés numériques la possibilité de s'abonner à la version papier sans céder en même temps 30 % au concepteur de l'iPad.

Autre problème selon cette association, Apple ne leur laisse pas récupérer suffisamment d'informations sur leurs abonnés. Non seulement ces informations sont vitales pour les éditeurs de presse, mais elles sont souhaitables pour tout le monde, explique l'association. En connaissant mieux son lectorat, un journal propose en effet du contenu adapté à celui-ci…

Gageons que les éditeurs offriront un meilleur accueil au Pass média de Google qu'aux abonnements in-app d'Apple. Ce serait bien la première fois que Google aurait des scrupules à partager des informations personnelles et l'entreprise a tout intérêt à satisfaire les demandes des éditeurs pour les éloigner d'Apple. HP a eu également la même stratégie pour attirer Times inc. sur webOS (lire : HP accepte les conditions de la presse sur webOS)…

Abonnements : Apple répond à la presse

Apple vient d’annoncer qu’elle mettait à disposition des éditeurs de contenu un système d’abonnement pour leurs applications. Le système sera similaire à celui inauguré par le Daily.

Un éditeur pourra proposer des formules hebdomadaires, mensuelles, bimensuelles, trimestrielles, semestrielles ou annuelles. Les utilisateurs pourront gérer par la suite leur abonnement depuis leur compte App Store.

Dans le communiqué de presse, Steve Jobs détaille le contrat proposé aux producteurs de contenus. Un éditeur peut proposer un abonnement payant ou gratuit en dehors de son application iOS, accessible sur son site web. Dans ce cas, Apple n'est pas dans la boucle et ne perçoit rien, ni argent ni informations sur le lecteur. Les fournisseurs devront alors intégrer à l'application leur propre système d'identification de leurs abonnés lorsqu'ils ont besoin de s'identifier et recevoir les contenus. Les éditeurs ne devront plus mettre non plus de liens dans leurs applications, menant à leurs offres d'abonnement sur leurs site.

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Cependant, Apple impose que dans ce cas de figure - où l'éditeur fait une offre en dehors de l'application - qu'elle soit aussi proposée à l'identique dans l'application. Soit au même tarif, soit à un tarif inférieur, c'est à la discrétion de l'éditeur. Des clients pouvant préférer s'abonner depuis l'application en utilisant le système d'Apple. Dans ce cas seulement Apple percevra ses 30%

Par ailleurs, Apple accorde une grande importance à la vie privée de ses clients. Lorsque vous serez sur le point de vous abonner, il vous sera demandé si vous autorisez Apple à fournir certaines informations à un éditeur : nom, adresse email et code postal.

Avec cette formule, la marque à la pomme espère contenter tout le monde. Apple n’a pas indiqué précisément quand cette offre sera effectivement lancée. C’est sans doute une question de jours ou de semaines, le Daily va commencer à collecter les abonnements dès la fin du mois (lire : iOS 4.3 d’ici le 28 février ?).

The Daily : aperçu de la première édition

The Daily [1.0 – US – Gratuit puis 0,79 € par semaine] est désormais disponible dans l'App Store américain. Ce quotidien écrit spécifiquement pour l'iPad est gratuit pendant deux semaines, il coûtera ensuite 0,99 $ par semaine ou 39,99 $ par an.

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Aperçu complet en images de la première édition publique du journal.

Presse et Apple : le GESTE entre dans la danse

C'est au tour du GESTE de manifester son inquiétude à l'égard d'Apple et de la manière dont elle va faire évoluer les conditions d'utilisation de l'App Store. Le Groupement des Editeurs de Services en Ligne (qui rassemble autant des titres de presse, médias radios et télévisés que des éditeurs de logiciels) met en cause la prochaine interdiction pour les applications de proposer des services d'abonnement qui contournent le système In-App-Purchase d'Apple et sa commission de 30%.

D’après la dernière version de l’article 11.2 que s’est procurée le service juridique du GESTE, toutes les applications utilisant une solution de paiement tierce (à l’acte ou par abonnement) seraient refusées (ou abandonnées pour celles déjà acceptées) et ce, à compter du 30 juin prochain. Derrière cette mesure drastique, se dessine la volonté d’Apple d’imposer son prochain système d’abonnement via son API de facturation « In App Purchase ».” déclare le GESTE.

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