Piratage

Apple et Apptrackr ferraillent autour des apps piratées

Apptrackr, un portail de liens conduisant vers des sites proposant des apps iOS payantes mais crackées a averti ses utilisateurs que depuis plusieurs mois Apple s'évertuait à torpiller son activité. À travers l'application Installous (qui permet depuis son iPhone jailbraké de récupérer ces apps déplombées) le responsable d'Apptrackr explique qu'Apple utilise les liens qu'il référence pour envoyer automatiquement des mises en demeure pour que ces logiciels piratés soient retirés de la circulation.

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En réponse à cette «attitude agressive vis à vis des applications iOS crackées» (sic) Apptrackr a commencé par ajouter un CAPTCHA lorsqu'on clique sur l'un de ces liens. Le visiteur est donc obligé de saisir les mots affichés pour continuer sa route vers l'application convoitée. Une gêne minimale pour l'internaute, mais totale pour un robot qui voudrait suivre automatiquement ces collections de liens.

Ensuite Apptrackr dit avoir déménagé ses serveurs (on imagine, sous des latitudes plus hospitalières concernant les copyrights) mais, poisse !, cela a grevé ses coûts de fonctionnement. Bien au-delà de ce que les dons des utilisateurs - en déclin apparemment - peuvent permettre de payer. Par conséquent, pour continuer de financer cette petite opération, un système de CAPTCHA contenant de la publicité va remplacer celui mis en place provisoirement : vous ne recopiez plus des mots choisis aléatoirement ou n'ayant aucun sens, mais des noms de marques ou slogans publicitaires…

[via iJailbreak]

Neil Young : « le piratage est la nouvelle radio »

À l'occasion de la conférence D: Dive Into Media, Neil Young a été interviewé par Walt Mossberg et Peter Kafka de AllThingsD. Le chanteur s'est notamment exprimé sur l'avenir de l'industrie musicale et ses rapports avec Internet : « je vois l'Internet comme étant la nouvelle radio […] la radio, c'est fini […] le piratage est la nouvelle radio, c'est comme ça que la musique circule. »

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Young rappelle que la circulation libre de la musique est un élément crucial pour l'industrie — on l'appelle aujourd'hui piratage, elle s'appelait autrefois radio, avec in fine le même objectif : sensibiliser l'auditeur et provoquer l'acte d'achat. Il y a certes des différences majeures, qui expliquent le malaise face au piratage et par synecdoque face à Internet : la diffusion radiophonique est en partie financée par la publicité, une formule dont seule l'offre légale de streaming s'approche ; le piratage est un enregistrement de la musique, alors qu'il fallait il y a quelques années une cassette pour pirater les morceaux diffusés à la radio.

La thèse de Young ne manque pas d'intérêt : en traçant ce parallèle, le chanteur canadien recentre le débat sur la loi de l'offre et de la demande et sur la question de la qualité de la musique. De la même manière que la radio (et la cassette usée à force de lectures et de rembobinages) offre un signal sonore fortement dégradé, la majorité des morceaux disponibles sur les divers canaux de piratages sont encodés en MP3 de qualité plus que passable. Mais alors que le CD offrait une véritable alternative à la fois en matière de qualité et de facilité d'utilisation, l'offre légale dématérialisée n'est aujourd'hui pas suffisamment attractive pour favoriser l'acte d'achat : pourquoi acheter un AAC 256 sur l'iTunes Store en quatre clics si on trouve et récupère un MP3 320 de manière totalement illégale en trois clics ?

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Neil Young pense qu'il existe un véritable marché pour une offre de qualité, seul terrain sur lequel il faudrait se battre face au piratage — puisqu'on ne pourra pas l'éradiquer, mais mieux, qu'il est partie prenante de l'industrie musicale, il faut lui opposer une alternative, fournir une progression logique vers l'achat (« le CD est mort, mais pas l'album »). Et cette progression logique, c'est celle de la création d'un format retranscrivant plus fidèlement les masters en sortie du studio : du master 192 kHz / 24-bits, le CD est conformé à 44,1 kHz / 16-bits, et les différents formats lossless et lossy dégradent encore un peu plus le son. Young explique ainsi que le fichier MP3 moyen n'inclut plus que 5 % des données originales présentes sur le master. Qobuz, parmi d'autres distributeurs, propose un format Studio Master 192 kHz / 24-bits, mais cette offre reste minoritaire — alors que Neil Young appelle « un homme riche » à la démocratiser.

Cet homme riche aurait pu être Steve Jobs, que le chanteur connaissait : « Steve Jobs était un pionnier de la musique dématérialisée et son héritage est énorme. Mais lorsqu'il rentrait chez lui, il écoutait sa musique sur vinyle. Et vous pouvez penser que s'il avait vécu suffisamment longtemps, il aurait fait ce que j'essaye de faire aujourd'hui. » Selon Young, Apple était en train de travailler sur un magasin de musique de haute qualité, ce que confirment plusieurs bruits de couloir qui ont circulé en 2010 et en 2011. À l'heure actuelle cependant, la firme de Cupertino a appuyé sur le bouton pause de son projet iTunes HQ.

Images Asa Mathat

Rovio n'est pas contre le piratage

Angry Birds Rio icôneL'éditeur du désormais célèbre Angry Birds et ses nombreuses déclinaisons ne craint pas le piratage. C'est en tout cas ce qu'a expliqué Mikael Hed, le PDG de Rovio, à l'occasion d'une conférence au Midem de Cannes.

Le piratage concerne Angry Birds : au-delà même des joueurs qui ne payent pas les applications, le phénomène est tel que de multiples objets dérivés sont nés, bien souvent sans licence. Mais le patron de Rovio ne veut pas combattre activement les pirates et le traitement du piratage par le monde de la musique le conforte dans ce choix. L'essentiel finalement pour l'éditeur, ce sont les fans du jeu : plus ils sont nombreux, mieux c'est pour Rovio et peu importe qu'ils aient payé ou non.

On notera tout de même qu'il est plus facile de tenir de tels propos quand on comptabilise plus de 500 millions de téléchargements de son application (lire : Angry Birds : 500 millions de petits oiseaux…). Rovio peut se permettre qu'une partie des joueurs pirate le jeu, Angry Birds fait de toute manière partie des classiques que l'on installe presque par défaut avec un iPhone, iPod touch ou iPad.

[Via : iPhone in Canada]

Microsoft appuie sur son "kill switch"

Il n'est pas rare qu'une application soit piratée par des utilisateurs, mais il est moins fréquent de la voir piratée directement à partir d'un magasin. C'est ce qui est arrivé à Navigation Italy, dont une version pirate a été envoyée telle qu'elle pour distribution gratuite sur le Marketplace pour Windows Phone, au lieu des 35,99 € que son éditeur légitime facture.

Microsoft a non seulement supprimé cette copie servile du Marketplace, mais la firme de Redmond a été plus loin encore en supprimant les versions installées sur les téléphones, une pratique d'ordinaire réservée aux malwares. Le développeur sur le compte duquel cette version pirate a été publiée, TheOwner, clame son innocence et prétend qu'il n'avait pas même accès à Internet au moment où l'application a été publiée sur son compte. Il indique que l'éditeur original lui aurait demandé 40 000 $ à titre de compensation.

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Source : WMPowerUser

Des auteurs chinois attaquent Apple pour piratage

Des auteurs et des éditeurs chinois, parmi lesquels l'auteur de best-sellers Han Han, se sont associés pour attaquer Apple en justice fin septembre. Ils l'accusent en effet d'avoir bénéficié des ventes de copies pirates de leurs œuvres sur l'App Store. Le nombre de consommateurs d'e-books en Chine a triplé entre 2005 et 2010, pour se monter à 121,19 millions d'individus, et les œuvres piratées représentent donc un sérieux manque à gagner pour les auteurs, d'autant que les personnes qui achètent ces copies ignorent qu'elles sont illégales. En conséquence, ils demandent 6,5 millions de yuans (760 000 euros) de dommages et intérêts.

L'association était née au début de l'année (lire Les auteurs chinois en conflit avec Apple), mais les appels des auteurs auprès d'Apple sont restés lettres mortes. Ils passent donc à l'étape supérieure.

Cette procédure illustre la problématique que représente la transition entreprise par la Chine pour ne plus être le paradis de la contrefaçon : à mesure que ses ressortissants produisent de la propriété intellectuelle, il devient de son intérêt économique de condamner ces pratiques. De fait, les œuvres piratées sur l'App Store le sont par des développeurs Chinois eux-mêmes, bien qu'Apple n'en porte pas moins de responsabilité en qualité de distributeur qui effectue une sélection éditoriale des contenus qu'elle diffuse, et sur la vente desquels elle perçoit une commission. L'association a par ailleurs déposé une plainte similaire à l'encontre de Baidu, le Google chinois.

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L'écrivain Murong Xuecun, à gauche, et le porte parole de l'association Bei Zhicheng. (crédit photo: Keiko Yoshioka)

Source : The Asahi Shimbun via Mac4Ever

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iTunes Store : piratages par achats in-app depuis plusieurs mois

Le compte iTunes Store d'un lecteur a été prélevé d'environ 90 € pour des achats in-app soi-disant effectués dans -KingdomConquest- (Gratuit), un MMORPG freemium développé par SEGA. Seul problème, notre lecteur n'a jamais utilisé ce jeu et il n'a par conséquent jamais eu l'occasion de faire ces achats in-app. Son compte a donc été piraté.

piratage iTunes Store

Apple connaît manifestement le problème. Notre lecteur a reçu très rapidement un mail de l'entreprise lui demandant de confirmer ces achats. Apple remboursera les achats sans discuter, à défaut de régler le problème à la source. Notre lecteur n'est pas le seul à qui ce problème est arrivé : on trouve des cas de piratage identiques depuis… le mois de mai. Ce piratage est manifestement bien implanté, comme en témoignent les commentaires sur l'App Store américain.

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Le problème est général : des témoignages signalent des cas similaires dans tous les App Store et pour d'autres jeux. Il n'est pas nécessaire d'acheter l'application, ni même de posséder un terminal iOS, un compte iTunes Store suffit. Les pirates utilisent les achats in-app pour détourner les sommes de votre compte.

Le problème est ancien, mais n'est visiblement toujours pas réglé. La faille utilisée par ces pirates résiste semble-t-il à Apple : si vous voulez éviter tout problème, le mieux est de ne pas lier votre compte iTunes Store à votre compte, en achetant des cartes iTunes. En sachant néanmoins que ces cas de piratages restent minoritaires et qu'Apple vous remboursera toujours le cas échéant.

Merci Raphaël – PC INpact

Un jeu piraté à 91 %

GAMEized, le développeur du jeu FingerKicks [1.0(+) - 13,8 Mo - 0,79 €] fondait les meilleurs espoirs pour les ventes de ce jeu : lors du premier week-end de sa commercialisation, il revendiquait pas moins de 5 000 joueurs sur le Game Center. Au fil du temps, ce chiffre s'est monté à plus de 17 000 joueurs, de quoi espérer de confortables rentrées d'argent. Hélas, le développeur n'a récolté que 800 $… comment expliquer de si faibles ventes ? Le jeu a été massivement piraté, bénéficiant de l'insigne éloge de se retrouver parmi les applications mises en avant par un site de piratage pour appareils jailbreakés. Au total, le jeu ne s'est vendu qu'à 1 163 exemplaires, et a été piraté 15 950 fois. De quoi laisser le développeur bien amer, et tenir quelque rigueur à Apple, qui ne ferait à ses yeux pas assez pour endiguer une pareille voie d'eau. En conséquence, le développeur indique reconsidérer la poursuite de ses investissements sur l'App Store.

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Les auteurs chinois en conflit avec Apple

Si la Chine a longtemps été l'Eldorado de la contrefaçon, la donne a peu à peu changé à mesure que l'industrie chinoise s'est mise à créer ses propres produits. Le gouvernement chinois a pris diverses mesures et la loi devient plus exigeante, et mieux appliquée, pour remettre la production chinoise en conformité avec le copyright et le droit d'auteur.

Signe de cette évolution, le syndicat pour la protection des droits des auteurs (Zuo Jia Quan Lian Meng), un groupe d'une douzaine d'auteurs et éditeurs, se plaint de l'existence de centaines d'applications qui violeraient leurs droits sur l'App Store, permettant le téléchargement indu de centaines de livres.

Le groupe, par ailleurs déjà en conflit avec Baidu, le Google chinois dont le service Wenku a permis le piratage de ses œuvres, a déposé une plainte formelle auprès d'Apple, qui est resté jusqu'ici lettre morte. Le syndicat a effectué une levée de fonds pour financer des procédures judiciaires, qui restent encore en projet à ce jour. Interrogé sur la raison qui a poussé le syndicat à s'en prendre à Apple plutôt qu'aux éditeurs des applications fautives, son représentant, Zhicheng Bei, indique qu'il considère que c'est à Apple de faire preuve de plus d'exigence vis à vis des développeurs chinois, étant donné la difficulté de lancer des procédures globales en Chine.

En mars, Baidu s'était vue contrainte de supprimer quelques 3 millions de documents de son service Wenku suite à l'action des ayants droits, mais envisage de le fermer purement et simplement si les parties ne parviennent à aucun compromis. Les auteurs se disent toutefois plus agacés par les violations constatées sur l'App Store, sachant qu'Apple perçoit une commission sur leurs ventes, et que les pirates sont des professionnels qui pourraient obtenir une licence en bonne et due forme, et non des particuliers.

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Source : China Realtime Report (WSJ)

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iTunes Match : quid de la musique piratée ?

Sachant qu'iTunes Match, la fonctionnalité d'iCloud qui permettra de diffuser votre musique par le réseau, inspectera vos fichiers musicaux pour les identifier, PC INpact s'interroge concernant les fichiers piratés : iTunes Match traitera-t-il ces fichiers différemment ?

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Le jailbreak bientôt contre le piratage ?

Synonyme pour la plupart de liberté par rapport aux règles de l'App Store, le jailbreak est aussi pour un grand nombre d'utilisateurs un moyen facile et efficace de ne pas payer ses applications. Il existe dans le monde du jailbreak des copies parfaites de l'App Store officiel, aussi simples d'utilisation que l'App Store officiel… sauf que l'on ne paye jamais pour télécharger et installer une application.

Cette pratique n'est pas du goût de tous les acteurs du jailbreak et certains vont peut-être agir en bloquant eux-mêmes le piratage d'applications. C'est en tout cas ce que laisse entendre Stefan Esser sur son compte Twitter. Sa décision n'est pas encore prise, mais il y pense pour la version untethered (indépendante d'un ordinateur) du débridage d'iOS 5.

Reste que même si lui décidait de couper le piratage, cette décision ne signifierait pas pour autant que le piratage d'applications s'arrêtera. Le monde du jailbreak est complexe et les petits groupes qui le composent n'agissent pas de manière concertée. Reste que si cette initiative se concrétise, ce serait la première dans le sens d'une dissociation entre débridage et piratage.

[Via : Nexus404]