Malware

Google protège sa boutique des malwares

Google a détaillé dans un article sa politique en matière de protection de malwares sur Android. L'entreprise continue de rejeter le modèle d'Apple qui a choisi de valider systématiquement toutes les applications soumises à l'App Store avant de les publier. Le géant de la recherche ne reste pas les bras croisés pour autant : en fait, Google combat activement les malwares sur l'Android Market depuis un an maintenant.

Son système, nommé Bouncer, surveille attentivement toutes les applications ajoutées à la boutique. Si une application répond à un certain nombre de critères, elle peut être jugée comme étant un malware dès sa publication et ainsi ne faire quasiment aucun mal. Toutes les applications de l'Android Market sont de toute manière testées de manière automatique par Google et celles qui posent problème sont retirées.

Android Market

Apple fait certainement de même pendant le processus de validation et pour la majorité des applications, l'entreprise de Cupertino ne fait pas plus. Seule la philosophie diffère : Google préfère laisser un malware se trouver temporairement sur sa boutique, quitte à le supprimer ensuite totalement. L'entreprise a d'ailleurs prévu un mécanisme lui permettant de retirer une application directement sur les terminaux de ses clients.

Google rappelle aussi que son système mobile a été pensé dès le départ pour limiter l'impact des malwares. Sandboxing, système de permissions… tout a été fait pour ne pas connaître l'angoisse des virus sur Windows. iOS, tout comme Android, est également protégé contre les malwares et les restrictions imposées par Apple sont encore plus sévères que celles de Google. Un bon point contre les malwares.

[Via : The Verge]

Les malwares débarquent sur les smartphones

Les smartphones sont en train de devenir la cible de choix des personnes dites malintentionnées. Selon une étude réalisée par Lookout Mobile Security, le nombre de malwares est en forte progression sur les plates-formes mobiles.

La société prend l'exemple d'Android qui comptait en janvier 80 applications malicieuses. Ce chiffre a été multiplié par cinq en juin. Lookout Mobile Security estime que près de 500 000 personnes ont été victimes d'un malware sur Android au premier semestre.

Comme le notent les auteurs de ce rapport, il ne faudrait surtout pas croire que les problèmes de sécurité sont l'apanage d'Android. Avec iOS, l'angle d'attaque est différent pour les auteurs de ce type d'attaque. Ces derniers seront plutôt tentés de s'en prendre aux appareils jailbreakés ou d'exploiter des failles de Safari afin de s'attaquer à la vaste base d'utilisateurs d'iOS. Le grand danger avec les smartphones vient du fait que les moyens de s'en prendre aux utilisateurs sont très nombreux.

De plus, les personnes malintentionnées font souvent preuve d'inventivité pour arriver à leurs fins. Ainsi, certains sur l'Android Market, ont dans un premier temps publié une application entièrement fonctionnelle laquelle a eu le droit à son malware que lors d'une mise à jour. Une manière particulièrement sournoise d'obtenir la confiance de l'utilisateur puis de l'abuser.

Les auteurs de l'étude estiment que pour améliorer la sécurité sur les smartphones, il est urgent de revoir les différents mécanismes de mise à jour des logiciels système que ce soit sur iOS ou Android.

Ils rapportent une étude indiquant qu'un utilisateur sur deux environ ne synchronise pas régulièrement son terminal iOS. Qui dit pas ou peu de synchronisation dit pas de mise à jour régulière du système… iOS 5 va dans le bon sens sur ce point, puisqu'il permet de faire des mises à jour OTA.

Pour leur part, les utilisateurs Android ont le droit à des mises à jour OTA depuis le début. La difficulté vient du fait que les fabricants doivent adapter les patchs de Google à leur firmware. Ensuite, la balle est dans les camps des opérateurs qui doivent tester ces mises à jour puis les déployer. Une multiplication des acteurs qui impliquent une réactivité moindre. Lors de Google I/O en mai dernier, le géant de l'internet avait convaincu bon nombre de ses partenaires à commencer par Motorola, AT&T, LG et Samsung, de s'engager à mettre à jour si cela est techniquement possible leurs produits Android pendant une période de 18 mois (lire : Google I/O : Google veut devancer Apple sur tous les fronts). Le mode opératoire restait encore à définir.

Quoi qu'il en soit, les différents acteurs de la téléphonie mobile vont devoir prendre cette problématique très au sérieux. Si ce n'est pas le cas, les conséquences pourraient être dramatiques dans quelque temps…

[Via : Allthingsd]

Google revoit la sécurité de l'Android Market

21 applications capables d'aspirer des données personnelles avaient été retirées de l'Android Market en début de semaine. Des applications clonées sur des titres populaires pour faciliter leur adoption. Google les avait également supprimées, à distance, sur les terminaux où elles avaient été téléchargées (lire Google supprime 21 malware de l'Android Market).

Dans une deuxième série d'actions, Google est en train de distribuer une mise à jour de sécurité pour sa boutique, doublée d'un mail d'avertissement, afin de prévenir la répétition d'un tel scénario. D'autres aménagements - non détaillés - sont en cours aussi sur l'Android Market pour tenir à l'écart ce type de logiciels.

Les versions d'Android concernées étaient celles inférieures à la 2.2.2. Selon Google, ces applications n'ont, a priori, récupéré que le numéro d'identification des mobiles et la version de leur OS. Cependant d'autres données personnelles étaient accessibles.

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Google supprime 21 malware de l'Android Market

Google a fait le ménage dans l'Android Market, équivalent de l'App Store pour les terminaux sous Android. L'entreprise a supprimé 21 applications de son magasin d'applications. Ces applications contenaient en fait un fichier permettant d'exécuter du code distant ou d'envoyer des données personnelles (dont l'identifiant unique du téléphone) sur un serveur californien, sans en informer l'utilisateur bien sûr. Ces applications ont déjà connu un franc succès sur l'Android Market. Il s'agissait en fait de copies d'applications populaires destinées à tromper les utilisateurs sous Android.

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Les applications en question ont été retirées non seulement de l'Android Market, mais aussi des terminaux pour les utilisateurs qui les avaient téléchargées. Reste que les données déjà envoyées ne peuvent pas être récupérées par Google… En outre, il aura fallu qu'un site alerte Google pour que les applications soient retirées : si le système de validation de l'App Store est indéniablement perfectible, il a au moins cet avantage d'éviter, ou du moins limiter, ce genre de dérive.

via BGR

Des smartphones HTC affectés par un malware

Un client de Vodafone UK a eu l'heureuse surprise de découvrir sur son HTC Magic (G1) rien de moins qu'une variante du ver Conficker, un collecteur de mots de passe et un client bot, le tout étant activé et n'attendant que d'être branché à une machine sous Windows pour se propager.

Il semble que le problème vienne d'HTC ou de Vodafone, qui auraient oublié de nettoyer correctement ce téléphone lors du passage au reconditionnement. Le comble ? Ce client travaille pour Panda Research, une société spécialisée dans la sécurité informatique.

Quant à Derek Brown et Daniel Tijerina, ils ont profité de la conférence RSA pour proposer une application météo appelée WeatherFist — application qui avant de vous donner les prévisions du lendemain, collectait vos coordonnées GPS et votre numéro de téléphone.

Cette application aurait été téléchargée 8.000 fois par des utilisateurs Android et iPhone (jailbreakés), montrant à quel point il est facile de berner les utilisateurs en déguisant derrière un masque innocent un malware. Une version un peu plus méchante a été créée, mais pas distribuée : elle s'attachait quant à elle à compromettre les données, à envoyer des spams, et à poster de fausses mises à jour de statut sur les sites de réseaux sociaux.