Universal

La major EMI coupée en deux

skitchedLa quatrième major, EMI, va être démantelée. Comme prévu, la banque Citigroup, qui a hérité d'EMI après l'échec de sa restructuration par le fond d'investissements Terra Firma Capital Partners, va couper ce morceau d'histoire en deux pour maximiser ses profits.

Selon le Wall Street Journal, le label musical même viendrait encore renforcer Universal Music Group, qui en ferait l'acquisition pour 1,9 milliard de dollars. La filiale du français Vivendi, no. 1 du secteur avec près de 30 % de parts de marché, récupère ainsi quelques uns des labels les plus prestigieux comme Blue Note ou Capitol.

La pépite du groupe EMI, EMI Music Publishing, serait achetée par un consortium mené par Sony BMG Music pour 2,2 milliards de dollars. Sony BMG renforcerait ainsi son activité de publication, en gagnant ainsi les droits de distribution du catalogue des Beatles ou des Pink Floyd.

De par sa position précaire, EMI avait été la major la plus active sur le marché de la musique numérique. L'éclatement du label et le regroupement dans des entités connaissant une plus grande inertie pourrait aussi signifier un ralentissement des innovations sur ce marché. Le renforcement de deux géants dans leur domaine, Universal et Sony BMG, pourrait aussi rendre plus compliquée la tâche aux distributeurs dans la recherche d'accords de distribution.

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Deezer gagne contre Freezer mais se fait attaquer par Universal

Simon Richert a été condamné à 6 mois de prison avec sursis et au versement de 15 000 € de dommages à intérêts dans le cadre de l'affaire l'opposant à Deezer. Richert est le créateur de Freezer, un utilitaire permettant de télécharger les morceaux disponibles en streaming sur Deezer et d'autres services, et a été inculpé pour « « incitation du public à l'usage de logiciel manifestement destiné à la mise à disposition non autorisée d'oeuvres protégées » — une première en France.

Deezer elle-même doit cependant affronter ses propres tumultes juridiques, contre Universal. La maison de disques a porté plainte contre le service de streaming en ligne pour contrefaçon : Deezer diffuse en effet depuis six mois la musique du fond d'Universal sans que les deux sociétés ne soient plus liées par un accord.

Depuis lundi dernier, Deezer limite la durée d'écoute gratuite à cinq heures par mois. Comme l'explique la société, il s'agit de « trouver un nouvel équilibre avec [producteurs et acteurs] » et c'est « la seule solution pour pouvoir continuer à […] proposer un service gratuit et légal. ». Mais comme l'avoue Deezer, ce compromis n'a été accepté que pour « la plupart des acteurs de la musique » : Universal veut plus.

Pascal Nègre, PDG de la major, s'est toujours déclaré opposé au modèle gratuit, qu'il souhaite dégrader (noyer sous la publicité) ou abolir. Sa sortie sur le sujet est restée célèbre : « quand on voit des gens qui écoutent 35 fois la même chanson, vous vous dites qu'au bout d'un moment, le gars, il faut qu'il aille acheter le titre. » — Spotify a plié, et limite le nombre d'écoutes d'un morceau dans l'offre gratuite à cinq.

La réduction de la durée d'écoute ne convainc pas Universal, mais est exclue par Deezer : elle serait atteinte par 30 à 40 % des utilisateurs au bout de deux mois, 100 % au bout de quatre. Avec 90 % de parts de marché en France, Deezer a reversé 4 millions d'euros aux ayants droit en 2010, mais Universal veut là aussi plus.

Cette plainte, qui était attendue par les dirigeants et actionnaires de Deezer, pourrait bien être fatale à la société : Universal représente 40 % de la musique numérique en France. La perte du plus gros catalogue de musique auquel elle ait accès pourrait aussi compliquer les accords commerciaux que Deezer doit renouveler avec Orange, qui détient 11 % de son capital. Orange, concurrente de SFR, qui a elle noué un partenariat avec Spotify. SFR, filiale de Vivendi, maison-mère d'Universal. Comme le dit Emmanuel Paquette, « Universal Music vient d’inventer la riposte graduée pour les sites légaux. »

iTunes/Universal : la Cour suprême refuse d'intervenir sur le cas Eminem

Eminem iPodIl y a plus de trois ans, Eminem attaquait Apple, arguant n'avoir jamais autorisé son label, Universal Music, à mettre en ligne sa musique sur iTunes. En septembre dernier, le rappeur gagnait son procès, forçant Universal à lui reverser des royalties à hauteur de 50 % des revenus issus des ventes sur iTunes, plutôt que le taux de 12 % appliqué à la vente de CDs (lire : iTunes/Universal : Eminem gagne son procès en appel). Universal, qui a épuisé tous les recours légaux pour contourner cette décision, ne pouvait plus se tourner que vers la Cour suprême, dernier échelon du système judiciaire américain.

La Cour suprême a cependant officiellement refusé de se charger du recours d'Universal : la décision du tribunal de San Francisco devrait donc être validée, décision qui ne redistribuera donc pas les cartes sur le marché de la musique en ligne. Vous l'aurez compris, cette affaire, qui n'avait pour autre but que de mettre en avant le statut de la vente de musique en ligne, ne concerne que d'assez loin Apple et son iTunes Store, pris entre deux feux. Au moins est-elle désormais close.

iTunes/Universal : Eminem gagne son procès en appel

skitchedIl y a un peu plus de trois ans, Eminem attaquait Apple, arguant n'avoir jamais autorisé son label, Universal Music, à mettre en ligne sa musique sur iTunes. Cette manœuvre qui ne concerne que très peu Apple a toujours eu un but : mettre de manière claire sur la table le débat sur le statut des ventes de musique sur Internet. La Cour d'appel de San Fransisco a statué la semaine dernière en faveur du rappeur.

Dans sa décision qui vient d'être rendue publique, la Cour d'appel invalide une précédente décision qui statuait que les droits d'auteurs liés aux ventes en ligne sous la forme de morceaux ou de sonneries étaient les mêmes que sur les ventes de CD. Elle statue au contraire qu'il s'agit d'une licence différente (puisqu'on repasse par le master pour créer ces versions).

Eminem demandait ainsi des royalties à hauteur de 50 % des recettes d'iTunes et Universal plutôt que le taux appliqué aux CD : Universal compte donc utiliser tous les recours légaux pour empêcher cette remise en cause. Selon un porte-parole du label, cette décision n'affecte cependant que le contrat entre Universal et Eminem, et ne redistribue pour le moment pas les cartes sur le marché de la musique en ligne.

Via 9to5 Mac

Vers des CD moins cher ?

D'après Billboard, Universal s'apprêterait à réduire le prix de vente de ses disques compacts de manière drastique : à partir du second trimestre, le prix de la quasi-totalité du catalogue se situera entre $6 et $10 aux États-Unis, alors que la tarification actuelle se situe entre $10 et $12, afin de remédier à la baisse continue des ventes de musique sur support physique. Si Universal devait poursuivre cette initiative au-delà de l'expérimentation, il est probable que les autres sociétés d'édition phonographique lui emboîtent le pas.

Cependant, cette initiative fait perdre toute cohérence à l'offre légale de musique en ligne, qui deviendrait donc plus chère, tout en étant de qualité moindre et en n'incluant pas de support, son seul avantage restant étant d'obtenir immédiatement la musique sans se déplacer.

Source : Billboard

Universal tire profits de Spotify

Les arrangements entre Spotify et les acteurs de la musique sont d'ordre confidentiels, mais Rob Wells, senior vice-president des activités numériques chez Universal Music International a livré quelques détails au quotidien anglais Telegraph.

Spotify est aujourd'hui présent dans seulement six pays. En Angleterre et en Espagne, le service de streaming de musique (et de vente depuis octobre) paie des royalties à Universal pour chacun de ses utilisateurs. En revanche, en France, Suède, Norvège et Finlande, Spotify reverse une somme calculée à partir des recettes publicitaires ainsi que des abonnements (par exemple celui de 9,99 € mensuels).

Selon Rob Wells ce second schéma serait financièrement viable, mieux, il suffit à Spotify d'amener entre 10 et 12% de ses utilisateurs gratuits vers une formule d'abonnement pour gagner assez d'argent et payer les maisons de disques.

Un problème se pose néanmoins, ce plateau serait difficile à atteindre en Angleterre et en Espagne en raison du nombre élevé d'utilisateurs. Au point d'avoir obligé à un retour à un système d'invitations pour obtenir un compte utilisateur gratuit. Sur le site français également, la page qui permettait de s'affranchir de toute invitation pour s'inscrire a été désactivée.

Si le nombre d'abonnés payants à Spotify n'est pas connu, Wells a néanmoins affirmé que le service pointait à la quatrième place l'an passé en terme de revenus pour son groupe (qui ne couvre pas l'Amérique du Nord ; les trois premiers ne sont pas nommés). En suède, terre de naissance de Spotify, celui-ci aurait éclipsé iTunes auprès de la filiale locale d'Universal, en terme là aussi de revenus.

Rappelons que Spotify et les majors travaillent en partie main dans la main, Sony BMG Music, Universal Music, Warner Music, EMI et Merlin figurent à son capital.

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Les iPhone comme super-télécommandes Blu-Ray ?

Les iPhone et iPod touch pourraient à l'avenir servir de télécommandes évoluées pour les films Blu-Ray. C'est en tout cas ce qu'a évoqué Universal, qui semble ainsi reprendre la course dans un domaine que le studio avait, jusque-là, délaissé.

Le 28 juillet, une version Blu-Ray de Fast and Furious sortira ainsi aux États-Unis. D'après le site Home Media Magazine, les utilisateurs de terminaux mobiles d'Apple pourront utiliser ce dernier en guise de télécommande pour gérer le contenu interactif disponible avec le film. Il faudra, pour cela, relier son lecteur Blu-Ray à Internet.

Concrètement, les appareils mobiles offriront des contenus additionnels que l'on pourra télécharger directement sur son téléphone ou iPod. Mais l'idée va beaucoup plus loin : un garage virtuel sera ainsi disponible pour accompagner un film il est vrai très automobile. Les utilisateurs pourront voir les voitures directement sur un iPhone et iPod touch, et obtenir des informations techniques à leur propos. Il faudra pour cela télécharger une application via l'App Store.

Ce Blu-Ray d'un nouveau genre sera vendu à 40 $ (28,7 €) et contiendra aussi une version portable du film. Reste à savoir si cela suffira pour relancer l'intérêt des Blu-Ray...

Via AppleInsider