Il semble que quelque chose ait déplu à Microsoft dans les propos de Tim Cook à l'occasion de la conférence D: All Things Digital (lire : D: All Things Digital : Tim Cook en taille patron). Sur son compte Twitter, Frank X. Shaw, l'un des responsables de la communication de Microsoft, répond sèchement à la firme de Cupertino.
Il déclare "66 millions de clients consomment des tas de contenus et jouent à des supers jeux = ce n'est pas un hobby".
Sans doute, une attaque en règle suite aux déclarations de Tim Cook qui s'était montré satisfait de l'évolution des ventes d'Apple TV. Depuis le début de l'année, la société californienne a vendu quasiment autant d'Apple TV qu'en 2011 (2,8 millions d'unités). Tim Cook estime que ce succès grandissant est lié notamment à l'adoption du 1080p dans le dernier modèle et à son intégration avec le nuage.

Autre déclaration qui n'a peut-être pas plu au responsable de la communication de Microsoft : quand Tim Cook a évoqué le business du jeu. Cette activité est l'une des principales raisons d'acheter un iPod touch de nos jours. Il a affirmé qu'il y avait plus de gens jouant à des jeux sur des appareils mobiles que sur des grands écrans de télévision.
Reste que les deux hommes ne sont pas en désaccord sur tout. Frank X. Shaw est sur la même ligne que Tim Cook en ce qui concerne les brevets. Tous deux estiment que le système actuel de brevets est à revoir. Ils pensent que les propriétaires de brevets couvrant des standards essentiels doivent proposer une licence raisonnable et non discriminatoire. Cette position commune n'a rien d'étonnant, Apple et Microsoft mènent une guerre à ce sujet contre Motorola (lire : L'usage des brevets FRAND par Motorola dénoncé par Microsoft et Apple).
[Via : iDownloadBlog]
Selon l'expression consacrée de Steve Jobs, l'Apple TV est un « hobby ». À l'occasion de son interview par les journalistes d'All Things Digital, Tim Cook a confié que si la boîte noire d'Apple n'était pas encore le cinquième pilier de la société, elle atteignait désormais des niveaux de ventes plutôt confortables. La firme de Cupertino communique d'ailleurs régulièrement sur les ventes de l'Apple TV depuis un an, chose qu'elle ne faisait pas jusqu'ici.
Pendant son année fiscale 2011, Apple a ainsi vendu 2,8 millions d'Apple TV. C'est peu pour un produit à 109 €, surtout face aux iPhone et aux iPad, mais c'est en même temps beaucoup dans le domaine. Selon USA Today, Roku écoulait dans le même temps 2,5 millions d'exemplaires de ses divers modèles, et l'on sait que les boîtiers Google TV se sont particulièrement mal vendus.

Ces six derniers mois, il s'est vendu 2,7 millions d'Apple TV de plus : 1,4 million pendant les fêtes, 1,3 million depuis janvier. Cette quasi-stabilité d'un trimestre sur l'autre, alors que le trimestre des fêtes est un des plus forts de l'année, et surtout cette croissance d'une année sur l'autre est un bon signe pour l'Apple TV, qui semble doucement sortir de son statut de simple hobby.
Si Apple communique désormais sur les chiffres de ventes de l'Apple TV, elle ne distingue pas son chiffre d'affaires de celui d'autres produits. On peut néanmoins avancer sans risque que la marge dégagée sur chaque appareil est en forte hausse : Apple réalise des économies d'échelle en utilisant le même Apple A5 double cœur que l'iPad 2, mais en ne le faisant fonctionner que sur un seul cœur (ce qui peut vouloir dire qu'elle peut ainsi « recycler » les éventuelles puces défectueuses, une pratique courante).
Reste maintenant à interpréter les dires de Tim Cook au sujet d'une possible extension d'Apple dans le salon : en rappelant que la stratégie d'Apple n'est pas de tout contrôler, mais de contrôler uniquement l'essentiel, il laisse entendre que l'Apple TV actuel suffit — même si un manque relatif de contenus l'handicape sans doute. Cela ne veut néanmoins pas dire que la firme de Cupertino ne travaille pas à redéfinir le téléviseur comme l'iPhone a redéfini le smartphone, pourquoi pas en réinventant la manière de piloter l'Apple TV, la télécommande étant aujourd'hui le principal problème des téléviseurs et set-top-boxes.
La nomenclature des noms de produits Apple ne suit pas une structure établie, a souligné Tim Cook à la conférence D10 (lire aussi D: All Things Digital : Tim Cook en taille patron).
Interrogé sur l'évolution des noms de l'iPad ou de l'iPhone il a expliqué que certains choix étaient purement arbitraires.
Le S dans l'iPhone 4S est relatif à Siri alors qu'il signifiait Speed pour le 3GS. Les nouveaux noms sont le simple reflet de changements importants amenés à un produit. Comme les évolutions notables dans les formats des iPod qui ont conduit aux nano puis aux shuffle. À la question de savoir quel serait le nom du prochain iPhone, il a aimablement suggéré de passer à la question suivante…
À propos de Siri, il a réitéré que l'assistant vocal d'Apple allait se voir confier davantage de responsabilités : « Les clients l'adorent. C'est l'une des caractéristiques les plus populaires de l'iPhone 4S. Mais il peut faire encore plus de choses, et nous avons beaucoup de gens qui travaillent dessus. Je pense que vous serez vraiment comblés avec certaines choses qui vont arriver ces prochains mois autour de Siri. Nous avons quelques idées sympas pour lui. On a beaucoup de choses en préparation. » (lire aussi Témoignages : Siri, un outil en bêta qui déçoit).
Selon Businessweek (via), Tim Cook et plusieurs vice-présidents d'Apple ont convoqué Dave Morin à Cupertino pour lui passer un savon. Son application, Path, a été au cœur d'une polémique qui a mis en évidence certains manques d'iOS en matière de protection de la vie privée, qui seront comblés dans une prochaine mise à jour.
Comme beaucoup d'autres applications, Path téléchargeait l'intégralité du carnet d'adresses de l'utilisateur sans son accord explicite pour sa fonction de recherche d'amis. Path a promptement révisé son fonctionnement et demande désormais l'avis de l'utilisateur, une modification suivie par de nombreuses applications.
Si les intentions de Path étaient sans doute nobles, d'autres applications pourraient être moins bien intentionnées. Dans une prochaine mise à jour, Apple fera en sorte que le système lui-même demande une confirmation à l'utilisateur si une application essaye d'accéder au carnet d'adresses, comme il le fait actuellement pour la localisation. Cette affaire a mis en lumière les défauts de certains mécanismes d'iOS, qui ne pouvaient certainement être révélés qu'à la lumière des erreurs intentionnelles ou non de certains développeurs — un mouvement « deux pas en avant, un pas en arrière » constant et frustrant sur les questions de vie privée.
Si Tim Cook a discuté intensément avec Dave Morin, le CEO d'Apple a quant à lui dû répondre au complément d'information que lui a envoyé le Congrès américain (lire : Le Congrès insatisfait des réponses d'Apple). À chacun ses responsabilités…
« 80 à 90 % de mon temps à travailler ou à consommer des médias est passé sur l'iPad » a expliqué Tim Cook lors de son intervention à la Goldman Sachs Technology and Internet Conference. Avec ce chiffre, le CEO d'Apple tenait à renforcer son argument selon lequel les tablettes vont très vite prendre la relève des ordinateurs personnels « conventionnels » — le Mac y compris.

Les chiffres sont il est vrai en faveur de l'iPad : au quatrième trimestre calendaire 2011, Apple a vendu autant de tablettes que HP a vendu de PC. La firme de Cupertino a écoulé 55 millions d'iPad en sept mois — il lui a fallu trois ans pour vendre autant d'iPhone, cinq ans pour vendre autant d'iPod et… 22 ans pour vendre autant de Mac. C'est précisément cette succession qui expliquerait le succès de l'iPad selon Tim Cook, une sorte de nouvel effet halo :
La raison du succès de l'iPad est qu'il repose sur tout ce qui a été mis en place avant lui. Avant l'iPad, l'iTunes Store et l'App Store étaient déjà en fonctionnement. Les gens étaient déjà habitués à l'iPhone, ils connaissaient le multitouch. Donc vous pouvez littéralement donner un iPad à n'importe qui sans courbe d'apprentissage: j'en ai donné un à ma mère, et elle savait l'utiliser après avoir regardé les publicités.
L'iPad est d'ores et déjà concurrencé par une myriade de tablettes Android et le Kindle Fire, fait que reconnaît volontiers Tim Cook. Reprenant un argument classique d'Apple, il ne croit cependant pas que la concurrence tarifaire puisse avoir un impact sur l'iPad : « au final, les gens veulent un produit de qualité. […] Je crois [qu'Amazon] va vendre beaucoup [de tablettes]. Mais nos clients ne peuvent se satisfaire d'un produit aux fonctions limitées. » Le patron d'Apple semble prêt à jouer la carte Amazon contre Google et notamment Samsung : « tant que les gens inventent leurs propres solutions, j'aime la concurrence. »
Cook a expliqué que l'iPad permettait à Apple de toucher de nouveaux publics et de pénétrer de nouveaux marchés, comme l'iPhone avant lui : « en 2007, […] le chiffre d'affaires d'Apple en Chine et dans le reste de l'Asie, en Inde, en Europe de l'est, au Moyen-Orient, en Afrique et en Amérique latine était de 1,4 milliard de dollars. L'an dernier, le chiffre d'affaires dans ces mêmes pays était de 22 milliards de dollars. Nous n'avons qu'effleuré la surface. » L'iPhone et l'iPad ont percé sur ces marchés où l'iPod s'était cassé les dents « parce que les gens commencaient déjà à se procurer de la musique avec leurs téléphones. » ; plus polyvalents, iPhone et iPad deviennent peu à peu incontournables.
De quoi donner le sourire à Tim Cook, qui a fait éclater son public de rire en assurant que vendre 37 millions d'iPhone en trois mois était tout juste « potable dans le marché actuel ». Pas sûr que le CEO d'Apple ne faisait que blaguer : il a rappelé que l'iPhone ne représentait que 9 % des téléphones vendus, et que ces nouveaux marchés étaient un réservoir de croissance de facto infini.

Le marché des tablettes deviendra-t-il plus important que celui des PC ? C'est en tout cas ce que pense Tim Cook pour qui c'est une simple question de temps. Cette déclaration a été faite très récemment lors d'une réunion avec Bill Shope, analyste chez Goldman Sachs. Cette confidence n'a rien d'extraordinaire en soi, Apple vendant déjà plus d'iPad que de Mac.
L'analyste rapporte également : "l'entreprise est apparue plus ouvertement optimiste sur les perspectives à long terme pour la plate-forme iOS qu'elle ne l'a été depuis un certain temps".
Un bon présage avant la présentation d'iOS 5 ? En attendant de le savoir, le bras droit de Steve Jobs a également déclaré que l'iPhone était distribué par plus de 200 opérateurs et que les boutiques Apple marchaient toujours très fort.
[Via : Businessinsider]
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Voici quelques semaines qu'il se murmure qu'Apple pourrait s'attaquer à l'entrée de gamme. Après la rumeur plus ou moins démentie d'un iPhone nano (lire : Pas d'iPhone "nano" pour le New York Times), c'est Tim Cook en personne qui en quelque sorte relance l'idée d'un iPhone low-cost.
Lors d'une réunion avec l'analyste Toni Sacconaghi, le directeur général d'Apple a donné quelques indices sur sa stratégie. Les dirigeants d'Apple sont focalisés sur deux choses : d'une part, prendre les bonnes décisions pour augmenter la part de marché de l'iPhone et de l'autre, capitaliser sur la forte demande pour les tablettes.
Tim Cook a décrit l'iPhone comme étant "la mère de tous les halos". Son téléphone lui a permis de doper les ventes de tous ses autres produits, notamment dans les pays émergents. Il aurait laissé entendre à l'analyste de Bernstein Research qu'Apple pourrait développer des offres à bas prix. Le bras droit de Steve Jobs ne veut pas que ses produits "soient uniquement pour les riches". Au contraire, il ne veut négliger aucun marché.
Par ailleurs, Tim Cook a ajouté qu'Apple préparait des choses très intelligentes pour s'attaquer au marché des offres prépayées particulièrement en vogue en Chine notamment. Enfin pour développer les ventes d'iPhone, il lui parait indispensable également qu'Apple multiplie les contrats avec les opérateurs. Le directeur financier d'Apple, Peter Oppenheimer, a fait savoir que l'iPhone était actuellement distribué par 175 opérateurs, soit trois fois moins que Research In Motion (RIM) pour ses BlackBerry.
[Via : Forbes]
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