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iTunes et Spotify sauvent le marché français de la musique

iTunesEn berne depuis neuf ans, le marché français de la musique reprend des couleurs grâce au développement du téléchargement et du streaming : telles sont les conclusions des statistiques présentées Syndicat national de l'édition phonographique (SNEP) à l'occasion du MIDEM de Cannes. Le chiffre d'affaires baisse certes de 3,9 % pour s'établir à 617,2 millions d'euros, mais ce recul est moindre qu'en 2010 (- 5,9 %) : le dématérialisé ne parvient pas encore tout à fait à compenser le repli du physique, mais téléchargement et streaming montrent des signes de croissance encourageants.

Le marché de la musique dématérialisée a ainsi atteint 110,6 millions d'euros, un chiffre en progression de 25 % par rapport à 2011. Le streaming (abonnements et écoute assortie de publicité sur Spotify, Deezer, etc.), en progression de 45 %, représente désormais le tiers des revenus. Le téléchargement (iTunes Store, etc.), déjà bien établi, continue sur sa lancée (+ 15 %) et compte pour la moitié des revenus (le quart restant est généré par les produits secondaires comme les sonneries, en forte chute). Fait marquant de l'année 2011, il semble être en mesure de prendre la relève du CD : les ventes en ligne d'albums ont bondi de 71 %. Les revenus générés par la vente de morceaux à l'unité, produit le moins rentable de l'industrie musicale, sont en hausse de 23 %.

Selon le SNEP donc, le dématérialisé pourrait prendre le relais du physique dès 2013 : il représente désormais le quart du marché français de la musique, contre 16 % en 2010 et 13 % en 2009. Cette croissance est d'autant plus bénéfique que selon Denis Kooker, le président des activités dématérialisées de Sony Music, abonnement en streaming et téléchargement ne se concurrencent pas, mais se complètent. Le Syndicat national de l'édition phonographique voit dans l'année 2011 une charnière où les comportements et les habitudes de consommation ont atteint une certaine maturité — pour lui aucun doute, Hadopi aurait porté ses fruits.

iTunes Match : pas d'opposition de principe du SNEP

A l'occasion d'une conférence ce 5 décembre au Sénat, le Syndicat National de l’Edition Phonographique (SNEP) a donné sa position vis-à-vis d'iTunes Match, réfutant le qualificatif de blanchisseuse à titres piratés.

iTunes Match permet d'obtenir une copie dans le nuage de sa bibliothèque musicale, même pour les titres obtenus autrement que par iTunes. Dans le compte-rendu qu'en fait PC Inpact, David El Sayegh, directeur général du SNEP rappelle qu'Apple a modifié son contrat afin de proposer des conditions de rémunération aux détenteurs de droits d'auteurs. Les choses sont donc encadrées.

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Ensuite sur le fait qu'iTunes va transférer vers iCloud les fichiers dont il ne trouve pas un équivalent sans sa collection, là aussi le SNEP n'y voit rien de contestable «Quand vous [Apple] avez une base de données avec 18 millions de titres, les cas de figure où iTunes sera dans l’incapacité de de reconnaitre votre contenu seront résiduelles. En fait, dans 95% des cas, vous ne réalisez pas de copie, mais vous aurez simplement accès à ce contenu directement à la base de données iTunes.».

Du coup, pour le SNEP, « ce service ne pose aucune difficulté » puisque la finalité d’iTunes match n’est pas tant de stocker à distance « même si cela pourra se faire de manière résiduelle pour les contenus non identifiés. » poursuit PC Inpact.

Suivent quelques considérations sur le fait qu'iTunes Match opère en accord avec les ayants droit, ce qui dans le cas présent semble convenir au SNEP. Aucun calendrier de sortie en France n'est donné, mais au moins il n'y a pas d'opposition de principe au sein de cette organisation.

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Le marché de la musique enregistrée recule, mais les pirates dépensent plus

Selon le Syndicat national de l'édition phonographique (SNEP), le marché de la musique enregistré a enregistré une baisse de 9,3 % sur les trois premiers trimestres 2009 par rapport à la même période en 2008, à 347 millions d'euros. Selon son directeur général, David El Sayegh, il faut cependant « rester prudent et attendre le dernier trimestre », beaucoup de sorties ayant été repoussées au quatrième trimestre.

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Photo (cc) Franck Taillandier

C'est le marché physique qui recule une nouvelle fois : après une chute de 19,6 % en 2008, celui-ci recule de 11,4 % sur les 9 premiers mois de 2009. Mais surprise, après une progression massive de 52 % à la même période en 2008, le marché de la musique numérique stagne désormais, avec un progression de seulement 3,5 %.