Nook

Nook Touch, la petite liseuse surdouée en test

Si les liseuses électroniques ont du mal à percer en France, ce n’est pas parce que la technologie est mauvaise. La réponse est peut-être à chercher du côté de l’offre tant de contenus que de matériels pour en profiter. Et la nouvelle liseuse Nook de l’américain Barnes & Noble, aussi surnommée Nook Touch, apporte un éclairage tout particulier sur le second volet de la question : celui de l’offre matérielle. La liseuse parfaite ? La réponse dans notre test !

4133675

Nook : Barnes & Noble et Microsoft enterrent la hache de guerre

C'est par un communiqué de presse commun que Barnes & Noble et Microsoft annoncent la formation d'une joint-venture dédiée à la lecture numérique. Cette annonce est une petite surprise, alors que Microsoft était jusqu'ici en procès avec Barnes & Noble pour son utilisation d'Android à la base du Nook, et donc une éventuelle violation de brevets.

nook

La tablette Nook.

Barnes & Noble, libraire américain historique dont le leadership est désormais contesté par Amazon, pensait depuis plusieurs mois à faire de son activité de libraire numérique une société indépendante, devant le succès de sa liseuse, le Nook. Newco, le nom temporaire de cette joint-venture, est la concrétisation de ce projet : elle est formée à partir des activités dans le numérique et dans l'enseignement supérieur de Barnes & Noble.

En l'échange d'une participation de 17,6 %, Microsoft investit à hauteur de 300 millions de dollars dans cette société dont Barnes & Noble possède les 82,4 % restants. La firme de Redmond met ainsi le pied dans un écosystème de contenus à son service, alors qu'Amazon a décidé de verrouiller le sien avec sa propre version d'Android : le catalogue numérique de Barnes & Noble sera disponible par le biais d'une application Nook pour Windows 8. Les bisbilles juridiques entre les deux sociétés sont réglées : Barnes & Noble et Newco verseront des royalties à Microsoft au titre de leur utilisation de technologies brevetées dans les tablettes et liseuses Nook sous Android.

Liseuses numériques : Nook 2, Kindle 3G avec de la pub

Le libraire Barnes & Noble a présenté la nouvelle version de sa liseuse, le Nook 2. Le plus grand libraire américain et meilleur concurrent d'Amazon dans le domaine a décidé de se différencier avec une liseuse compacte et à écran tactile.

nook

Avec le Nook, Barnes & Noble avait innové : basé sur Android 1.5, il disposait de deux écrans, un eInk pour la lecture et un LCD pour la navigation. Le Nook utilise toujours Android (cette fois 2.1), mais s'est cette fois contenté d'un seul écran eInk Pearl 6". Il utilise la technologie Pearl pour un meilleur contraste.

Amazon s'est toujours refusé à concevoir un Kindle tactile, la matrice supplémentaire générant des reflets. L'écran LCD du Nook premier du nom ou du NookColor sont tactiles, comme l'écran eInk du Nook 2. Comme Sony, Barnes & Noble a fait le choix d'un écran Neonode à suivi infrarouge : pas de couche supplémentaire, pas de reflets, mais des risques d'imprécisions.

nook

Le Nook 2 se passe donc de clavier physique et de boutons (2 boutons seulement, accueil et mise en veille), et est donc bien plus compact que le Kindle. Toutes les manipulations se font avec les doigts directement sur l'écran, Barnes & Noble ayant réduit les flashes noirs de rafraîchissement de 80 % pour fluidifier la navigation. Le Nook 2 est compatible ePub et PDF, peut prendre des notes, permet de partager ses goûts sur Facebook, Twitter et Nook Friends, ou de prêter des ouvrages avec Nook LendMe.

Il sera disponible à la vente le 10 juin pour 139 $, 10 $ de moins que le Nook original et le même prix que le Kindle WiFi (Barnes & Noble a décidé de sacrifier le module 3G sur le Nook 2). Consciente de son relatif retard technologique, Amazon a cependant décidé de lancer une guerre des prix : le Kindle WiFi est désormais disponible à 114 $ dans une version sponsorisée par la publicité (lire : 25 $ de réduction sur le Kindle 3 contre de la pub).

Le succès est au rendez-vous : cette version domine les ventes chez Amazon. Le libraire a donc décidé d'étendre l'opération au Kindle 3G : contre l'affichage de publicités sur l'écran d'accueil, vous bénéficiez de 25 $ de réduction, soit 164 $ au lieu de 189 $. Grâce à sa force de frappe, Amazon se permet de tenter de nouveaux modèles économiques tendant vers l'abonnement subventionnant l'appareil. La société de Jeff Bezos n'a cependant pas dit son dernier mot sur le terrain technologique et pourrait bientôt reprendre la main (lire : Amazon fait ses emplettes pour sa tablette Kindle).

[Via Engadget]