Google a annoncé son intention d'acheter Motorola Mobility pour la bagatelle de 12,5 milliards de dollars (8,7 milliards d'euros). Une fois n'est pas coutume en ce qui concerne Google, les réactions sont très diverses. Cette acquisition surprise s'impose en effet comme une épée à double tranchant : action ou réaction, menée ou subie, réponse ou source de questions, cette décision stratégique de Google est difficile à décrypter. La suite sur MacGeneration.

Surprise du jour : Google vient d'ouvrir son porte-monnaie pour s'offrir Motorola Mobility pour 12,5 milliards de dollars. En janvier dernier Motorola avait été scindé en deux groupes "Mobility" d'un côté, "Solutions" de l'autre. Celui racheté par Google comprend essentiellement l'activité téléphones et tablettes (plus des accessoires pour mobiles et des équipements domestiques autour de la vidéo).
Le communiqué signé par Larry Page, le PDG de Google, précise qu'Android restera libre et indépendant de Motorola. Cette acquisition étant vue comme une manière de renforcer la position d'Android et de renforcer la compétition sur le secteur.
Le choix de Motorola est logique : c'est une entreprise américaine qui ne fait que des smartphones et qui a parié exclusivement sur Android en 2008. Ce choix a d'ailleurs contribué au succès d'Android, avec quelques blockbusters comme le Droid. Motorola est aussi la première entreprise à s'être lancée sur le terrain des tablettes Android officielles (équipées de Honeycomb) avec le Xoom. Si le succès commercial n'a pas été au rendez-vous, cette tablette est le signe d'un travail rapproché avec Google.

Les propos récents favorables à Windows Phone 7 de la part du PDG de Motorola (lire : Motorola pense à passer à Windows Phone 7) n'étaient en tout cas qu'un écran de fumée qui s'est avéré efficace : l'accord entre Google et Motorola est resté totalement secret jusqu'à la dernière minute.
C'est ainsi une vraie surprise et une information essentielle. Cet achat pourrait bouleverser profondément l'équilibre des forces en présence sur le marché des smartphones. Google montre ainsi son engagement vis-à-vis de sa plateforme, mais cet achat pourrait décourager certains (HTC pourrait privilégier Windows Phone) et il devrait a priori signifier que Google et Apple s'affronteront désormais directement autour de la question des brevets. Motorola possédant un grand nombre de brevets, cet achat sonne aussi comme une compensation à la perte des brevets de Novell et Nortel. Le patron de Motorola Mobility dit avoir un stock de 12 500 brevets et 7 500 autres déposés, en attente d'être validés.
Si aucun blocage n'intervient dans ce processus de rachat (de la part des autorités américaines et européennes notamment), il sera effectif à la fin de l'année ou au début 2012.
Les partenaires de Google ont accompagné cette annonce de premières réactions. Dans un bel ensemble les patrons d'HTC, Samsung, Sony Ericsson et LG font des déclarations quasiment identiques au mot près et centrées sur la question des brevets “Nous accueillons avec satisfaction l'engagement de Google à défendre Android, ses partenaires et l'ensemble de l'écosystème" affirme par exemple Peter Chou, le PDG d'HTC (via Engadget). Mais rien n'est dit sur la question qui peut fâcher, celle du nouveau rapport de forces qui se dessine entre ces protagonistes.
Lors d'une conférence à la suite de cette annonce, Andy Rubin, le patron d'Android, a confirmé que Google continuerait de lancer son Nexus annuel. Le processus de sélection du partenaire matériel va rester inchangé et Motorola sera placé sur un pied d'égalité avec les autres prétendants lorsqu'il s'agira de sélectionner un OEM pour fabriquer le nouveau modèle.
Les journalistes américains ont eu tout le temps de tester le Xoom de Motorola, première tablette Android à bénéficier de la nouvelle version du système mobile de Google dédiée aux tablettes. Les avis sont contrastés : si la tablette séduit par Honeycomb, système original qui contient de bonnes idées pour les tablettes, et par un moteur puissant, elle peine dans l'ensemble à convaincre totalement. Le Xoom est meilleur que l'iPad sur plusieurs points, mais il semble sorti un peu tôt. Bref, selon les premiers retours, il est urgent d'attendre…

Tous les détails dans la suite…
La XOOM de Motorola a enfin un prix officiel. Elle sera vendue 800$ sans subvention chez l'opérateur Verizon et 600$ dans sa version uniquement Wi-Fi a indiqué à Reuters le patron du fabricant, Sanjay Jha. Le modèle 3G pourra évoluer en 4G par une mise à jour logicielle.
“Pour lutter avec Apple vous devez proposer des produits 'premium'” a commenté Jha.
Sachant que la XOOM sera dotée de 32 Go pour les deux versions (et d'autres caractéristiques plus évoluées que l'iPad 1), son tarif la situe plus près de l'iPad 3G à 64 Go (829$) que du 32 Go (729$). En revanche la XOOM Wi-Fi sera au même prix que l'iPad 32 Go.
A voir dans quelle mesure Apple entend ou non ajuster ses propres tarifs avec les prochaines versions de sa tablette. Lesquelles permettront probablement une comparaison technique sur des bases approchantes.

Des tarifs en tout cas équivalents à ceux dénichés fin janvier dans un listing interne à la chaîne Best Buy. Mais éloignés de ceux des dernières rumeurs, Amazon avait par exemple listé la XOOM à 1200$ (lire Les premiers prix de tablettes Honeycomb).
Motorola a de nouveau confirmé qu'il souhaitait concentrer ses ressources sur Android (lire Motorola ne veut pas de Windows Phone 7), mais Sanjay Jha souhaite un marché des OS mobiles diversifié “J'espère qu'il y en aura au moins trois ou quatre. J'aime beaucoup Android, mais j'espère vraiment qu'il n'y en aura pas qu'un seul”. Mettre tous ses oeufs dans le même panier c'est une chose, mais c'est plus sûr d'avoir d'autres paniers autour…
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Le Motorola Atrix n'est pas loin d'être un rêve de gamin geek abreuvé à la science-fiction : un appareil que l'on aurait toujours dans la poche qui serait tantôt un téléphone, tantôt un ordinateur, tantôt encore un média-center. Nous avons pu passer une bonne demi-heure en sa compagnie sur le stand Motorola au Mobile World Congress.

On aurait tout faux à voir dans la dernière publicité de Motorola pour sa Xoom une allusion sans nuances à la pub “1984” d'Apple. “Cette semaine, je renouvelle mon respect devant le pouvoir de suggestion” écrit Ken Segall sur son blog.
C'est à ce publicitaire que l'on doit la trouvaille du nom "iMac" qui a essaimé dans quantité de produits Apple depuis, il a aussi très largement contribué à la création de la campagne Think Different, puis il a travaillé plus tard pour Dell (lire L'inventeur du nom de l'iMac évoque ses souvenirs).

Depuis le Droid, Motorola fait dans l'Apple-bashing assumé, et cela lui réussit plutôt bien. À l'occasion du Super Bowl (la finale du championnat de football américain); la firme de Schaumburg fera la pub de sa tablette sous Android 3.0, 27 ans après qu'Apple a fait de même avec le Macintosh. Motorola fait d'ailleurs référence directe à 1984 dans la bande-annonce de sa publicité, où elle attaque frontalement Apple.

« 2011 ressemble sacrément à 1984 » : « une autorité, un design, une manière unique de travailler — il est temps d'avoir plus de choix » grandiloque cette bande-annonce. Elle se poursuit avec quelques points forts de la Xoom : sa vitesse (lecture du HD 1080p contre 720p pour l'iPad, grâce à son processeur double-cœur), sa polyvalence (support de Flash, capteurs), sa liberté.
Une comparaison « je suis le meilleur » un peu facile face à un produit présenté il y a un an, qui n'évoque pas les usages et qui fait une publicité en creux pour l'iPad, mais qui a le mérite d'être claire et de faire attendre la vraie publicité. Elle sera diffusée lors de la mi-temps du Super Bowl, le 6 février, et on peut espérer qu'elle retrouve l'humour des autres comparaisons, qui faisait plus facilement mouche.
Après Apple qui a attaqué HTC pour viser Android, c'est Microsoft qui vient de faire de même avec Motorola. La firme de Redmond considère en effet que les smartphones Motorola sous Android enfreignent neuf brevets sur la synchronisation des courriels, calendriers et contacts, la planification d'événements, ou les notifications de changement du signal réseau ou de l'état de la batterie.
Des brevets assez larges donc, et qui sont sans aucun doute à considérer comme une attaque à peine déguisée à l'encontre d'Android. Il s'agit de déstabiliser le camp adverse en pointant du doigt une faiblesse d'Android, la propriété intellectuelle, alors même que le géant du logiciel s'apprête à lancer Windows Phone 7. Au contraire avec HTC, qui lancera des téléphones sous WP7, Microsoft avait transigé (lire : Android viole des brevets de Microsoft ? ).
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Pas de crise pour les smartphones en 2009, ce segment a enregistré l'année dernière une croissance de 15 % au niveau mondial selon IDC. Cependant, les différents acteurs de ce marché ont connu des fortunes très diverses :

Les grands gagnants : Apple et Research In Motion
Apple est le grand gagnant de 2009 avec une progression de ses ventes de 81,9 %. En un an, sa part de marché est passée de 9,1 % à 14,4 %. La société californienne se rapproche petit à petit de Research In Motion (RIM) pour qui 2009 aura également été une excellente année avec des ventes en croissance de 46,2 %.
Les deux vainqueurs de 2009 ont pourtanto opté des stratégies bien différentes. RIM a multiplié les modèles de manière à être présent sur tous les segments et répondre aussi bien au besoin du grand public que des professionnels. De son côté, Apple, outre la sortie du 3GS, a adopté une nouvelle politique commerciale jouant la concurrence entre les opérateurs et a fait son entrée sur de nouveaux marchés comme la Corée du Sud et le Japon.
On ne répétera jamais assez concernant RIM et Apple que ces deux entreprises ont la particularité de maitriser les aspects logiciels et matériels de leurs solutions.
Nokia limite la casse
Malmené sur le terrain de l'innovation, Nokia a finalement traversé l'année en limitant la casse. La société finlandaise enregistre une croissance de ses ventes de 11 % sur ce créneau. Reste que pour la première fois depuis longtemps, elle passe sous la barre des 40 % de part de marché.
HTC : la grande déception
Année de transition pour HTC ? La société asiatique a beaucoup misé sur Android l'année dernière, mais n'a pas retiré pour le moment les fruits de sa stratégie. Avec une progression de ses ventes de 5 %, sa part de marché recule de 5 % à 4,6 %. Un désaveu en tout cas pour son P.D.G Peter Chou qui avait déclaré début 2009 avoir pour ambition de faire de son groupe un poids lourd de la téléphonie mobile.
Le camouflet est d'autant plus lourd à digérer pour la société asiatique que le premier succès commercial pour un appareil équipé d'Android est à mettre au crédit de Motorola avec le Droid. D’ailleurs, sur le dernier trimestre de l'année, la firme américaine enregistre une progression de ses ventes de 56 %.
Nouvelle date à retenir dans l'agenda chargé des annonces du mois de septembre : le mardi 18. C'est le jour qu'ont choisi Motorola et Intel pour tenir une conférence où il devrait vraisemblablement être question de smartphone.

Les deux entreprises avaient fait part de leur partenariat lors du CES en janvier en communiquant sur l'arrivée d'un ou de plusieurs terminaux prévus pour le second semestre 2012. La promesse sera donc tenue. Reste à voir la teneur exacte de l'annonce. Cet accord entre Motorola et Intel s'étendra sur plusieurs années. Le fondeur n'a pas d'autre choix que de nouer le plus possible de partenariats avec des constructeurs s'il veut gagner des parts de marché face aux solutions ARM.
[Via Phone Arena]