Conçu par un couple de Strasbourg, le wftjeans a ses poches avant compatibles iPhone, iPod touch et clef USB (avec l'intérieur en micro-fibre pour ne pas les rayer). Mais quand on le met au sale, comment fait-on pour sortir ?! A partir de 79 €.
Pas de crise pour les smartphones en 2009, ce segment a enregistré l'année dernière une croissance de 15 % au niveau mondial selon IDC. Cependant, les différents acteurs de ce marché ont connu des fortunes très diverses :

Les grands gagnants : Apple et Research In Motion
Apple est le grand gagnant de 2009 avec une progression de ses ventes de 81,9 %. En un an, sa part de marché est passée de 9,1 % à 14,4 %. La société californienne se rapproche petit à petit de Research In Motion (RIM) pour qui 2009 aura également été une excellente année avec des ventes en croissance de 46,2 %.
Les deux vainqueurs de 2009 ont pourtanto opté des stratégies bien différentes. RIM a multiplié les modèles de manière à être présent sur tous les segments et répondre aussi bien au besoin du grand public que des professionnels. De son côté, Apple, outre la sortie du 3GS, a adopté une nouvelle politique commerciale jouant la concurrence entre les opérateurs et a fait son entrée sur de nouveaux marchés comme la Corée du Sud et le Japon.
On ne répétera jamais assez concernant RIM et Apple que ces deux entreprises ont la particularité de maitriser les aspects logiciels et matériels de leurs solutions.
Nokia limite la casse
Malmené sur le terrain de l'innovation, Nokia a finalement traversé l'année en limitant la casse. La société finlandaise enregistre une croissance de ses ventes de 11 % sur ce créneau. Reste que pour la première fois depuis longtemps, elle passe sous la barre des 40 % de part de marché.
HTC : la grande déception
Année de transition pour HTC ? La société asiatique a beaucoup misé sur Android l'année dernière, mais n'a pas retiré pour le moment les fruits de sa stratégie. Avec une progression de ses ventes de 5 %, sa part de marché recule de 5 % à 4,6 %. Un désaveu en tout cas pour son P.D.G Peter Chou qui avait déclaré début 2009 avoir pour ambition de faire de son groupe un poids lourd de la téléphonie mobile.
Le camouflet est d'autant plus lourd à digérer pour la société asiatique que le premier succès commercial pour un appareil équipé d'Android est à mettre au crédit de Motorola avec le Droid. D’ailleurs, sur le dernier trimestre de l'année, la firme américaine enregistre une progression de ses ventes de 56 %.
Motorola, à qui l'on doit notamment le Droid, pourrait lancer 20 à 30 téléphones sous Android dans le courant de l'année 2010 à travers le monde, d'après les déclarations de Spiro Nikolakopoulos, vice-président des activités du fabricant en Asie.
Dans les faits, le vrai chiffre devrait plutôt autour de 10, certains de ces téléphones n'étant en fait que des déclinaisons locales d'un même modèle de base : le Milestone est ainsi la version internationale du Droid, tandis que le Motoroi, d'abord destiné à la Chine, comme la plupart de ses 30 modèles, devrait être décliné dans d'autres pays. Avec le Shadow, le Devour, le Backflip (photo ci-dessous) et le Ruth, Motorola proposera une variété de modèles et de formes, pour la plupart avec la surcouche graphique Blur.

Alors que le Droid a permis à Motorola de revenir d'entre les morts, Google pourrait ne pas vendre tant de Nexus One que cela. Cela Mark Mahaney de Citigroup, la firme de Mountain View devrait écouler au pire 1 million, au mieux 3 millions de Nexus en 2010. La faute au modèle de vente choisi par Google, qui le prive d'une exposition en boutique. Le choix de T-Mobile, le quatrième opérateur américain, limite aussi les choses, même si Verizon devrait bientôt proposer le Nexus One.
Ce qui ne sera pas un mal pour élargir son audience potentielle, car pour le moment, celui-ci se vend à 530 $ débloqué. Malgré ce tarif, Google ferait de faibles marges sur son téléphone, et l'impact de ses ventes devraient être mineur sur le chiffre d'affaires du géant de l'Internet : le téléphone fabriqué par HTC devrait générer entre 500 millions et 1,6 milliard de dollars de chiffre d'affaires. Mais ce n'est peut-être pas le plus important pour Google, qui est avant le tout le fournisseur d'un OS qui mène vers son moteur et ses publicités pour mobiles.
Alors que le Droid ne propose le multitouch que dans sa version européenne (et il semble que le Nexus One de Google s'oriente vers la même voie), le PDG de Motorola Sanjay Jha a fait savoir, durant un entretien avec Laptop Mag, qu'il comptait "proposer le multitouch dans la majorité de ses appareils".
"Il y a un certain nombre de facteurs complexes, dont certains ne sont pas d'ordre technique", a-t-il ajouté. Faut-il y voir une référence aux brevets que détient Apple sur le territoire américain ?
Cette question reste décidément très nébuleuse, et il semble que personne ne veuille abattre ses cartes le premier. La question s'élucidera sans doute d'elle-même si Motorola tient parole.
D'autre part, le fabricant a publié deux offres d'emploi, pour un concepteur d'interfaces graphiques et un graphiste, afin de mettre au point l'interface avant-gardiste de ses prochains appareils. On peut donc compter sur une nouvelle version personnalisée d'Android dans le futur sur les appareils de Motorola.
Il semblerait que Motorola ait acheté « au moins un » emplacement publicitaire pendant le Super Bowl, une des manifestations sportives les plus regardées aux Etats-Unis : entre 40 et 60 % de parts d'audience. Les annonces publicitaires du Super Bowl sont parmi les plus emblématiques (on se souvient des fameux 1984 et Lemmings d'Apple), mais aussi parmi les plus chères : 2,7 millions de dollars les 30 secondes.
Il ne fait donc nul doute que cette publicité sera dédiée au Droid, le vaisseau amiral de Motorola, utilisant le système d'exploitation Android et étant distribué en exclusivité par Verizon. Bref, l'anti-iPhone, dont la communication très musclée lui réussit semble-t-il bien, au point même que Motorola est passée devant Apple en termes d'image de marque (lire : Motorola dépasse Apple en image de marque), et que les intentions d'achat de Droid sont aussi voire plus fortes que celles de 3GS. Nul doute que ces presque 3 millions de dollars sont donc un risque très calculé pour Motorola, qui a réussi son retour de manière fracassante, et semble en passe d'être le premier fabricant à réussir là où les autres ont échoué : faire trembler celui qui règne sur le marché des smartphones depuis deux ans, l'iPhone.
Depuis un certain temps déjà, les personnes développant sur Android craignent une fragmentation de la plate-forme (lire : Les développeurs Android ne sont pas contents). L'arrivée d'un téléphone Google pourrait accélérer le processus.

Face à l'arrivée de Google, les fabricants traditionnels ne peuvent rester inactifs. Motorola qui a du sentir la chose, travaille sur Shop4Apps, une plate-forme de téléchargement pour ses téléphones Android. Celle-ci est composée d'un site web optimisé et d'un client natif qui se charge d'installer les applications que vous téléchargez.

En lançant une telle plate-forme, Motorola cherche d'une part à se différencier des autres fabricants ayant opté pour Android, et de l'autre à créer un véritable écosystème autour de ses terminaux.
Si tous les fabricants adoptent la même stratégie, le consommateur risque d'avoir du mal à s'y retrouver.
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- Motorola Droid : déjà 800.000 ventes ?
- Droid : le gadget de l'année pour Time
Voilà sans doute une nouvelle qui va faire plaisir à Motorola : le Droid a été élu gadget de l'année par le magazine Time. Il devance The Nook (un livre électronique), et le Dyson Air Multiplier (un ventilateur d'un nouveau genre). L'iPhone 3GS se classe quatrième pour sa part. Apple avait déjà remporté cette récompense pour son téléphone en 2007.

Pour en revenir au Droid, les journalistes de Time estiment que c'est le premier appareil à la hauteur du système de Google. Une belle récompense pour Motorola qui voulait avec ce modèle signer son grand retour. C'est bien parti !
Motorola vient de faire l'acquisition de la société française Sensitive Object. Celle-ci a mis au point un procédé de multitouch acoustique : c'est la propagation du son dans l'appareil, émis par les points de contact, qui permet de localiser ceux-ci. Ainsi, l'intégralité du boitier d'un appareil peut devenir sensible au toucher : non seulement son écran, mais également les côtés, et même son dos. Ca n'est pas la première fois qu'on évoque l'utilisation du dos de l'appareil pour intéragir : Microsoft travaille actuellement sur une technologie nommée Lucid Touch qui prend la même approche, mais utilise d'autres moyens que la propagation du son.
Mais Apple n'est pas en reste : elle a déjà déposé un brevet sur l'interaction avec l'arrière d'un appareil portable…
Motorola avait déjà des intérêts en France, avec une usine et un laboratoire de R&D à Toulouse.
Démonstration de la technologie de Sensitive Object :
Selon Mark Sue de RBC Capital Markets, il se serait écoulé entre 700 et 800.000 Motorola Droid depuis sa sortie le 6 novembre dernier, à un rythme de 100 à 200 par jour et par boutique Verizon, l'opérateur ayant l'exclusivité sur ce téléphone sous Google Android. Une estimation qui paraît en phase avec celle qui annonçait que 250.000 Droid avaient trouvé preneur lors de sa première semaine de commercialisation.

Motorola pourrait ainsi vendre 1,5 million de smartphones cette automne, en majorité des Droid. Des chiffres qui confirment le statut du Droid comme meilleur compétiteur de l'iPhone, qui s'était vendu à 1,1 million d'unités lors de son premier trimestre de commercialisation, dans un marché des téléphones intelligent qui balbutiait encore, et sans la campagne marketing agressive qui, semble-t-il, a servi le Droid et Verizon tout en désservant l'iPhone et AT&T (lire : Motorola dépasse Apple en image de marque).
Un Droid qui commence à arriver en France, où il est connu sous le nom de Milestone, en tout cas uniquement sur Internet, et au prix fort : 549 € hors abonnement.
Il faut certainement y voir un effet de la campagne anti-iPhone orchestrée par Verizon à l'occasion de la sortie du Motorola Droid : dans la dernière étude de YouGov, Motorola est passé devant Apple en termes d'image de marque.
Cette étude, conduite auprès d'un large échantillon représentatif de 5.000 personnes, montre une érosion constante pour Apple depuis deux semaines, de son plus haut à 48,1 points (sur une échelle variant de -100 à 100) à ce nouveau plus bas à 22. Motorola, quant à elle, a soudainement grimpé jusqu'à 32,2, se repliant à 29,3 cette semaine, alors même qu'elle stagnait depuis longtemps autour des 30. Autant dire que l'image de marque de Motorola n'a pas fondamentalement changé, mais que celle d'Apple est quelque peu écornée après cette bataille de pubs.

Au-delà de la dispute croisée Apple/AT&T vs. Motorola/Verizon, RIM est une victime collatérale bien malgré elle : « l'image de marque de Motorola n'a pas été affectée par les poursuites d'AT&T contre Verizon et la guerre publicitaire […] mais a sonné le glas de celle de BlackBerry [NdA : RIM], qui s'est effacé face au buzz et au marketing Droid/iPhone ».
Reste à voir si la dernière vague de publicités en faveur de l'iPhone, où Apple répond très explicitement à Verizon, lui permettra de reprendre la main. Réponse dans quelques semaines…
Le site 01net a obtenu confirmation de Motorola que son Droid (rebaptisé Milestone sous nos vertes contrées) serait disponible en France courant décembre, en partenariat avec le site marchand Rueducommerce. L'annonce sera officialisé le 1e décembre. On ignore encore son prix de vente (à titre indicatif, sachez cependant qu'il est proposé à 400 € sans abonnement en Allemagne, on peut également l'obtenir pour 1 euro avec 2 ans d'engagement), ni quel opérateur français l'ajoutera à son catalogue, mais gageons que nous aurons plus de détails dans les jours à venir. De l'avis de la critique aux USA, le Droid est le premier smartphone qui peut prétendre à se mesurer à l'iPhone d'Apple. Il a enregistré de bons chiffres de vente depuis sa sortie sur le territoire américain le 6 novembre. La version européenne fait toutefois figurer quelques différences avec le modèle américain (voir notre article Du multitouch sur le Droid Européen ?).
