Kindle Store

Interview : l'App Store : une librairie comme les autres ?

William Réjault s'est d'abord fait connaître sous le pseudonyme "Ron l'Infirmier", sous lequel il publia un blog commencé en 2004. Remarqué par Guy Birenbaum, alors directeur des Éditions Privé, il publie un premier recueil de nouvelles "La Chambre d'Albert Camus", et a publié depuis deux autres livres, "Quel beau métier vous faîtes", suivi de "Maman, est-ce que ta chambre te plaît ?".

Voilà qu'il revient à la publication numérique avec son quatrième livre, "Le chemin qui menait vers vous", un "road-trip à pied" ecrit avec la collaboration de Laurent Latorre sous forme de roman-feuilleton, qui est sorti sur l'App Store le 4 février. A cette occasion, William Réjault a accepté de répondre à nos questions.

Amazon passe la TVA des livres numériques à 3 %

Dans une circulaire du 12 décembre, l’administration de l’Enregistrement et des Domaines du Grand-Duché du Luxembourg annonçait l'application d'un taux de TVA à 3% sur les livres numériques. Jusqu'alors, celui-ci était de 15% alors que les livres "papier" bénéficiaient déjà d'un taux de 3%. Le 6 décembre, la Commission Européenne avait incité les pays membres de l'union à harmoniser leur TVA : « des biens et services similaires devraient être soumis au même taux de TVA et le progrès technologique devrait être pris en considération à cet égard, de façon à ce que l'on puisse répondre au défi consistant à assurer la convergence entre les supports physiques et électroniques ».

La France a justement lancé une TVA réduite sur les livres numériques, baissée à 7 % dès le 1er janvier. Le Luxembourg, qui a attiré nombre de plateformes de distribution en ligne (comme iTunes, Sony ou Amazon) pour sa fiscalité compétitive, (les services audiovisuels payants bénéficient également d'un taux à 3 %), enfonce le clou pour garder l'avantage.

Amazon n'a guère attendu pour tenir compte de cette nouvelle donne : la société a contacté les membres de sa plateforme d'autopublication pour les informer de ce changement, les ouvrages écoulés dans l'union européenne se verront donc appliqués un taux de TVA de 3 %. Les prix publics étant fixes, à moins que les éditeurs ne baissent leurs tarifs ils percevront plus sur chaque vente.

Reste à voir si l'iBookStore bénéficiera des mêmes aménagements, et si cela s'en ressentira sur le ticket de caisse.

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source : ebouquin

eBooks : Le modèle d'agence sous la loupe du régulateur britannique

L'office du commerce britannique vient d'annoncer avoir lancé une enquête sur les pratiques tarifaires des librairies en ligne, à la suite d'un nombre "significatif" de plaintes. Ce sont le modèle économique d'agence, et la manière dont celui-ci fixe les tarifs de vente, qui sont en question. L'Office of Fair Trade suspecte que ce modèle pourrait être contraire aux règles de la saine et équitable concurrence. Elle ajoute cependant que l'enquête n'en est pour l'heure qu'à ses débuts et qu'il ne fallait pas en tirer de conclusions hâtives. En cas de condamnation, les sociétés concernées pourraient encourir au choix une amende ou une "injonction de faire".

C'est précisément ce modèle d'agence qui avait donné lieu à une bataille entre Amazon et Apple à l'arrivée de l'iBookstore, et qui a poussé les éditeurs à imposer les mêmes conditions au Kindle Store. Cette problématique soulevait d'ores et déjà des interrogations au Royaume Uni dès mai 2010 (lire iBookstore : Apple va devoir revoir sa copie en Grande Bretagne

Source : The BookSeller

Amazon censure certains livres érotiques

Selena Kitt est une figure de la littérature érotique. Une cinquantaine de ses livres sont en vente sur le Kindle Store d'Amazon, mais celle-ci s'est aperçue que trois d'entre eux avaient été retirés des rayons : Back to the Garden, Naughty Bits, et Under Mr. Nolan's Bed. Ces trois livres ont en commun d'explorer le tabou de l'inceste, un thème relativement courant dans la littérature du genre, sans doute précisément à cause de sa nature fondamentalement transgressive.

D'autres auteurs, Jess C. Scott, Esmeralda Green, et Frances Gaines Bennett, ont vu leurs livres qui traitaient d'inceste également disparaître des rayonnages d'Amazon. Pire encore, les livres ont été supprimés des Kindles de leurs acheteurs, à l'image de ce qui s'était déjà passé avec 1984 (lire Kindle : Amazon efface des livres à distance).

Une des lectrices a contacté le service clientèle d'Amazon pour se faire rembourser le livre désormais disparu, pour se voir reprocher par son interlocuteur la "gravité" de ses lectures, qu'elle avait osé acheter auprès d'Amazon…

Selena Kitt déplore qu'Amazon ne donne pas de directives plus claire quant à sa charte (Amazon se contente d'indiquer qu'elle se réserve le droit de retirer toute publication à sa seule discrétion), et souligne également qu'aucun de ses protagonistes ne sont mineurs. Ajoutons que les œuvres littéraires mettant en scène des mineurs dans des situations explicites ne sont pas illégales, pas plus aux États-Unis qu'en France, et que les œuvres du Divin Marquis (qui ne s'encombrait pas de tels scrupules) figurent en bonne place sur le Kindle Store.

Notons également que le roman de Jess C. Scott fait bel et bien figurer un protagoniste mineur (ce à quoi il répond que la Lolita de Nabokov, d'illustre mémoire, n'en fait pas moins). Selena Kitt ajoute qu'elle ne cautionne pas l'inceste dans la réalité, pas plus qu'un auteur de fiction policière ne prend fait et cause pour les meurtriers.

L'auteur Will Belegon signale narquoisement qu'en suivant de tels principes, il faudrait retirer la Bible des rayonnages d'Amazon, celle-ci ne manquant pas d'exemples d'inceste. Selena Kitt rappelle également que la publicité du Kindle faisait figurer des pages du roman Sleepwalking, qui raconte la relation taboue entre un jeune homme de 19 ans et sa belle-mère…

L'affaire fait suite à une première controverse lancée le mois dernier, alors qu'Amazon a retiré de son magasin le "guide du pédophile pour l'amour et le plaisir", qui donnait toute les recettes pour abuser d'un enfant. Le site marchand, sans doute échaudé par l'affaire, aura quelque peu poussé le curseur trop loin. A l'inverse, Apple, pourtant décriée pour sa pudibonderie, propose bel et bien les trois livres incriminés de Selena Kitt, tout comme Wicked Lovely, le roman de Jess C. Scott qui a été supprimé par Amazon.

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Aperçu de l'eBookstore de Google

Google a annoncé le Google eBookstore, une librairie numérique qui permet de télécharger 3 millions de titres. La boutique contient autant des classiques gratuits que des livres récents payants. Trois millions, c'est peu par rapport aux 15 millions de titres à la disposition de Google, mais c'est tout de même beaucoup plus que ses deux concurrents actuels, le Kindle Store d'Amazon ou l'iBookstore d'Apple.

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Comme à son habitude, Google se veut le plus ouvert possible : de nombreux terminaux sont compatibles (sous Android bien sûr, mais aussi les terminaux iOS et les liseuses de Nook et Sony) et on pourra lire les livres directement dans son navigateur web. Pour iOS, Google a prévu une application dans l'App Store, mais celle-ci est accessible uniquement aux États-Unis.

Aperçu de l'application dans la suite…

Le Kindle Store dans votre navigateur

Amazon vient d'ajouter une destination supplémentaire aux livres de son Kindle Store : il est désormais possible de lire et de partager des livres depuis son site web sans avoir à installer quoi que ce soit.

De même il est possible d'utiliser un lecteur exportable, à la manière de ce que propose YouTube avec les vidéos, afin de permettre aux bloggers de faire découvrir le premier chapitre d'œuvres littéraires, en échange d'une commission en cas d'achat.

Il est possible de modifier l'apparence du texte à son goût pour une lecture optimale, et de faire connaître vos lectures de chevet sur Facebook, Twitter, ou par email. Les auteurs eux-mêmes peuvent ainsi faire connaître leurs livres sur leurs sites personnels par ce biais, comme c'est le cas de Karen McQuestion ou encore de John Miller.

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Source : TechCrunch

Kobo dans les pas d'Amazon

La librairie en ligne d'Amazon, le Kindle Store, ne connait pas de frontières : il est possible d'acheter et des lire ses e-books aussi bien sur le Kindle, que sur ordinateur (Windows & Mac OS X), que sur iOS. Un concurrent vient de relever le gant : Kobo propose le même type de service.

L'application pour iOS a été mise à jour il y a quelques jours [3.4.1 - 13,2 Mo - gratuite] , voilà que sa contrepartie pour Windows et Mac OS X est également disponible sur cette page. (Kobo est également disponible sur BlackBerry, Android, et Palm Pré. Kobo a également lancé sa propre liseuse électronique, mais elle offre également la compatibilité avec d'autres marques par le biais d'Adobe Digital Editions). Il est également possible de lire vos livres depuis n'importe quel navigateur, ils sont stockés dans votre "casier numérique". Les livres sont protégés par des DRM (dont le système varie en fonction de votre plateforme de destination à des fins de compatibilité).

Comme sur le Kindle Store, il ne faudra pas compter pour l'heure sur un catalogue francophone parmi les deux millions de références. Les écarts de tarification varient d'un titre à l'autre : Zero History de William Gibson est proposé à $17,29 chez Kobo, et $13,79 sur le Kindle Store, alors que A Scanner Darkly de Philip K. Dick se vend à $9,29 sur Kobo et $12,98 chez Amazon, mais de manière générale les livres sont plus chers chez Kobo.

iBookstore / Kindle : entente tacite sur les prix ?

Richard Blumenthal, attorney general du Connecticut, est surpris par la ressemblance des tarifs sur l'iBookstore d'Apple et le Kindle Store d'Amazon, au point de suspecter un accord — ne serait-ce un pacte tacite de non-agression. Il a donc demandé aux deux sociétés des explications.

L'arrivée d'Apple sur le marché du livre numérique n'a pas provoqué de guerre des prix, le choix du contrat d'agent provoquant même une légère montée des prix, les éditeurs ayant signé avec Apple devant offrir à Cupertino leur prix le plus bas. Mais les prix restent suffisamment bas pour que les libraires numériques plus petits ne puissent pas fournir de tarifs plus abordables. Blumenthal pense que ce comportement n'est pas normal, et que cet état de fait risque, à la faveur de la croissance du marché, d'entraîner des pratiques anti-concurrentielles.

« Les liseuses électroniques vont être parmi les produits électroniques les plus offerts à Noël », explique Blumenthal, qui veut donc s'assurer de vérifier la position d'Apple et d'Amazon avant que l'un ou l'autre ne prenne trop d'ascendant.

Via Electronista

Amazon/Macmillan : la guerre éclair

Lors d'une interview impromptue menée par Walt Mossberg à l'issue de la présentation de l'iPad, Steve Jobs lui indiquait que les tarifs des iBooks seraient similaires au reste du marché (voir notre article Amazon, Apple, Jobs et Mossberg). On ignorait alors si le tarif de $14,99 qu'évoquaient les rumeurs allait être revu à la baisse ou si au contraire c'est la concurrence qui allait se voir forcée de monter ses tarifs, l'affaire Amazon-Macmillan semble indiquer que c'est la deuxième solution qui se profile.

En effet, on apprenait récemment qu'Amazon avait retiré toutes les références de Macmillan de sa boutique en ligne (leurs œuvres étaient cependant toujours disponibles sur le Kindle Store et en vente par des tiers, voir notre article Bisbilles entre Amazon et l'un des partenaires de l'iPad). Nous vous faisions part hier soir d'une lettre ouverte de John Sargent, patron de Macmillan, qui expliquait quels étaient les enjeux du bras de fer (voir notre article Apple responsable de la zizanie entre Amazon et Macmillan ?).

Amazon a répondu à cette lettre, en envoyant un communiqué à ses clients.

« Chers clients,

Macmillan, un des "six grands éditeurs", nous a clairement fait savoir que, quel que soit notre point de vue, ils se sont engagés à basculer sur un modèle d'agence, et à facturer les versions e-book de leurs best-sellers et de la plupart de leurs livres reliés de $12,99 à $14,99.

Nous avons exprimé notre profond désaccord et la gravité de notre désaccord en mettant temporairement fin à la vente de tous les titres de Macmillan. Il nous faut vous dire cependant que, au bout du compte, nous devrons capituler et accepter les termes de Macmillan, parce que Macmillan dispose d'un monopole sur ses propres titres, et que nous voulons vous les proposer, même à des tarifs que nous considérons inutilement élevés pour des e-books. A ce moment là, les clients d'Amazon décideront pour eux-mêmes s'ils pensent qu'il est raisonnable de payer $14,99 pour les e-books les plus vendus. Nous ne pensons pas que tous les plus grands éditeurs suivront le chemin de Macmillan. Et nous sommes certains que de nombreux éditeurs indépendants et d'auteurs qui s'auto-produisent y verront une chance d'offrir des tarifs attractifs en tant qu'alternative.

Kindle est un business pour Amazon, mais c'est également une mission. Nous n'avons jamais pensé que ça serait facile !

Merci de compter parmi nos clients. »

Source : MacRumors

Amazon, Apple, Jobs et Mossberg

Walt Mossberg, le monsieur high tech du Wall Street Journal, était bien évidemment présent lors du special event qui a dévoilé l'iPad. Steve Jobs est allé à sa rencontre à l'issue de la présentation, car Mossberg avait précédemment conclu, à l'annonce que l'iPad coûterait moins de 1000 dollars, que "ça voulait dire $999 en langage codé". Jobs voulait avoir la réaction de Mossberg au tarif substantiellement moins élevé.

Le journaliste en profite pour lancer une interview impromptue, notamment pour comparer l'iPad au Kindle : si l'iPad dispose d'une autonomie de 10 heures, l'écran e-ink du Kindle lui permet de tenir… 7 jours ! Jobs ne manque pas d'arguments : « Personne ne lit pendant 10 heures… vous allez bien finir par le brancher tôt ou tard ».

Egalement interrogé sur les différences tarifaires entre le Kindle Store et l'iBooks Store (la rumeur dit que les iBooks coûteront $14,99, soit $5 de plus que leur pendant sur le Kindle Store), Jobs déclare que « les éditeurs diffèrent la publication chez Amazon, ils n'en sont pas contents », et que « les prix seront identiques », bien qu'on ne sache s'il s'agira de la résultante d'une baisse chez Apple… ou d'une hausse chez Amazon.