Apple a mis à jour la plupart de ses applications iOS ce soir, à commencer par celles de la suite iLife. iPhoto [1.0.1 (+) - 113 Mo - 3,99 €] permet désormais de copier l'URL d'un journal iCloud à l'aide du bouton « Copier le lien ». Le bogue gênant qui entraînait l'affichage des photos en double dans la vue Photos a été résolu.

GarageBand [1.2.1 (+) - 801 Mo - 3,99 €] résout ses bogues, notamment celui qui entrainait un blocage de l'application lors du partage vers iCloud, ou celui qui empêchait de se connecter à SoundCloud via Facebook.

iMovie [1.3.1 (+) - 403 Mo - 3,99 €] n'est plus affecté par le problème d'affichage d'une image après la division d'un plan. On pourra aussi accéder à l'aide lors de la modification d'un projet sur l'iPad.

Enfin Cards [1.1.2 - 33,8 Mo - Gratuit] est mis à jour pour prendre en compte la Fête des mères qui approche par de nouvelles cartes postales. La sélection de cartes de bon rétablissement a été augmentée, et la vérification des adresses améliorée.

Il n'y a pas que le nouvel iPad qui se vend comme des petits pains (lire : Retour sur le premier week-end du nouvel iPad), iPhoto pour iOS fait également un tabac. La nouvelle application d'Apple compte désormais plus d'un million d'utilisateurs. Rappelons que la dernière app d'Apple est vendue 3,99 €.

Sans surprise, dans la section iPad, iPhoto pour iOS est en tête des ventes.
[Via : The Loop]
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- Test d'iPhoto pour iOS
Avec iPhoto pour iOS, Apple finit de porter la suite iLife sur iPhone, iPod touch et iPad. iPhoto ne remplace pas l'application Photos incluse dans iOS, mais est une application payante qui allie gestion, retouche et partage de photographies dans une interface unifiée. iPhoto est-il aussi bon que toutes les applications séparées qu'il entend remplacer ? La réponse dans notre test !

iPhoto pour iPhone et iPad est disponible sur l'App Store [1.0 – Français – 3,99 € – iPhone/iPad – iOS 5 – 106 Mo – Apple]. Apple n'a guère insisté, sur ce point mais il s'agit bien d'une app universelle, elle n'est donc pas réservée à la tablette. iPhoto fonctionne à partir de l'iPhone 4 et de l'iPad 2, avec iOS 5.1.
Les mises à jour d'iMovie, GarageBand, Pages, Numbers, Keynote, Localiser mes amis et iTunes U sont aussi prêtes à être téléchargées.

Apple propose dans la foulée une version mise à jour de sa suite bureautique iWork, qui prend en compte la nouvelle résolution de l'iPad. La mise à jour est gratuite, et chaque application est toujours proposée 9,99 €.
GarageBand est également mis à jour, intégrant des "cordes intelligentes", un éditeur de partition, et le support d'iCloud ainsi que du partage de vos composition.
iMovie intègre la fonction "bande annonces" inaugurée dans sa version pour Mac.
Une nouvelle application vient compléter la suite iLife : iPhoto fait ses premiers pas sur iOS. De nouveaux gestes pour naviguer dans votre photothèque, de nouveaux effets à appliquer à vos photos, la retouche multitouch, et vous pouvez même transférer vos photos d'un appareil à l'autre. L'application gère les photos jusqu'à 19 megapixels. Elle coûte 4,99 $, et sera disponible dès aujourd'hui.

Pour les cartes d'iPhoto pour iOS, Apple a fait le choix de se passer de Google au profit des fonds d'OpenStreetMap (OSM). La firme de Cupertino avait néanmoins oublié de correctement créditer les contributeurs de ce projet libre, erreur réparée avec la mise à jour publiée il y a quelques jours. Les coordinateurs d'OSM se félicitent aujourd'hui de cette reconnaissance officielle de l'apport de leur projet à l'application d'Apple.

TPM Idea Lab raconte que la Fondation OSM a approché Apple de manière informelle à la suite de l'utilisation non créditée de ses ressources. Un des volontaires de ce projet, développeur iOS de son état, a aussi abordé le sujet auprès de contacts chez Apple. Cet oubli avait été toutefois amplement relevé sur Internet, Apple attendait probablement l'occasion d'une mise à jour pour le corriger.
Projet libre auquel tout un chacun peut contribuer, OpenStreetMap est désormais un concurrent de poids pour Google Maps, qui ne cesse de perdre des adeptes. Après Apple, c'est Microsoft qui a annoncé la fusion de fait de Bing Maps avec OSM, qu'utilisent aussi Facebook ou Foursquare.
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- iPhoto pour iOS n'utilise pas les cartes Google
iPhoto pour iPad comporte quelques restrictions : il ne gère ni le RAW, ni les photos de plus de 19 MP. Dans notre test de cette application, nous remarquions que seules les paires RAW + JPG étaient gérées : même si vous avez importé les deux clichés à l'aide du kit de connexion d'appareil photo, c'est le fichier JPG qui est importé et sur lequel vous effectuerez des modifications. L'iPad peut donc servir de videur de cartes, mais pas encore de station de retouche complète.

Macminicolo ajoute une précision sur les fichiers de plus de 19 MP, comme ceux du nouveau Canon EOS 5D Mk III, qui atteint 22 MP. Depuis votre ordinateur via iTunes ou via l'application Photos de base, les photos seront importées en pleine définition. iPhoto lui-même ne peut néanmoins importer de photos de plus de 19 MP : si vous essayez d'importer des fichiers plus définis avec le kit de connexion appareil photo dans iPhoto, celui-ci dupliquera les fichiers et importera des copies de plus petite définition. Dans le cas du 5D Mk III, les fichiers originaux 5760x3850 22 MP ont été importés comme des fichiers 2880x1920 5,5 MP.
Un comportement que l'on peut comprendre si l'on estime qu'iPhoto est conçu pour rapidement retoucher une image et la partager sur le web, ou 5,5 MP seront amplement suffisants — mais qui prouve que l'iPad n'est pas encore tout à fait en mesure de remplacer le Mac ou le PC.
Officiellement, iPhoto pour iOS n'est pas compatible avec l'iPad de première génération — officiellement. En utilisant l'Utilitaire de configuration iPhone, on peut néanmoins forcer son installation.

Après avoir branché votre iPad à votre ordinateur et avoir attendu la fin de la synchronisation iTunes, lancez l'Utilitaire de configuration iPhone et cliquez sur la section « Applications » dans la barre latérale. Cliquez sur « Ajouter », et sélectionnez l'application iPhoto que vous aurez préalablement achetée sur l'App Store (dans le cas d'une installation standard sur Mac, elle se trouve dans le dossier Musique/iTunes/Mobile Applications).

Cliquez maintenant sur le nom de votre iPad, et sélectionnez l'onglet « Applications » : trouvez iPhoto, cliquez sur « Installer », et iPhoto se retrouve sur votre iPad de première génération. Seul souci : à chaque synchronisation, iTunes remarquera qu'iPhoto n'est pas autorisé — cliquez sur « Annuler » plutôt que « Ne pas autoriser » pour éviter de supprimer l'application et ses données.
Vous l'aurez peut-être remarqué, les cartes d'iPhoto pour iOS n'ont pas l'apparence traditionnelle de celles issues de Google Maps — et pour cause, Apple n'utilise tout simplement pas les cartes de Google Maps.

Une analyse simple avec un proxy HTTP montre que toutes les cartes proviennent directement des serveurs d'Apple, en l'occurrence gsp2.apple.com. À chaque fois que vous déplacez la carte, iPhoto adresse une requête au serveur en clair, sous la forme d'une simple URL à paramètres (http://gsp2.apple.com/tile?api=1&style=slideshow&layers=default&lang=[code-langue]&z=[Z]&x=[X]&y=[Y]&v=9). Le résultat est une image JPG, celle qui s'affiche dans l'application.
gsp2.apple.com.Le jeu de données ne provient pas d'Apple : étant donné l'extraordinaire difficulté à construire une base mondiale, il est exclu qu'il s'agisse d'une solution maison. La firme de Cupertino a certes acheté plusieurs sociétés spécialistes de la géomatique (Placebase, Poly9, C3 Technologies), mais ces sociétés sont de taille modeste et ont des compétences limitées (non pas la collecte de données, nécessaire ici, mais plutôt la modélisation et la représentation). Les données proviennent d'OpenStreetMap, la carte coopérative libre, du moins hors des États-Unis. À l'intérieur des États-Unis, il est possible qu'Apple utilise les données de l'U.S. Geological Survey, une agence gouvernementale dont le travail est reconnu.
Pour certains éléments, Apple se fournit chez d'autres partenaires : le géocodage inverse, l'opération consistant à retrouver une adresse postale à partir d'une position GPS, semble provenir de Google. Ce sont les quelques erreurs de Google qui fournissent d'ailleurs la même preuve : iPhoto pour iOS associe la position des photos prises à la rédaction d'iGeneration à la mauvaise adresse, qui est la même que celle choisie par Google dans ce cas.

Apple ajoute au-dessus de tout cela sa propre représentation. L'ensemble, publié sur GeoCommons par des utilisateurs, n'est pas suffisamment précis pour de la navigation, mais suffit pour la localisation de photos. Bref, Apple a conçu avec iPhoto pour iOS sa propre solution, à partir de divers éléments en interne et en externe : après Facebook ou Foursquare, c'est un nouvel acteur qui met à mal l'hégémonie de Google dans le domaine.
« Mon instinct me dit que la sortie d'une application iPhoto [pour iPad] est imminente, dès la WWDC », explique Jesus Diaz de Gizmodo. Selon lui, aucun doute : après iMovie et GarageBand, Apple va porter iPhoto sur iPad.

Avec iPhoto '11, Apple apporte à Snow Leopard la logique des applications plein écran de Lion, et force est de constater qu'en full screen, iPhoto ressemble beaucoup à une application iPad (lire : Test de iPhoto '11). L'interface est en grande partie déjà prête pour la manipulation tactile : on peut utiliser iPhoto '11 sur iPad avec des applications comme Splashtop ou Air Display sans peine. Apple a d'ailleurs récemment déposé un brevet allant dans le sens d'un Aperture tactile (lire : Brevet : bientôt un Aperture tactile ?).
Après GarageBand et iMovie, il ne serait en effet pas étrange qu'Apple propose un iPhoto pour iPad : la tablette ne prend pas beaucoup plus de photos qu'elle ne filme, mais son grand écran rend très agréables les tâches d'édition. Comme l'imagine Diaz, un iPhoto pour iPad pourrait permettre à Apple de faire une démonstration de son iCloud (casier virtuel contenant une photothèque centralisée) ; si son interface était proche de la version Mac, voire presque identique, il pourrait aussi montrer la voie d'un rapprochement accéléré entre iOS et Mac OS par le biais des applications.