Fragmentation

Android : une application installée sur 4 000 modèles différents de smartphones

3 997, c'est le nombre de modèles de smartphones différents sur lesquels une application Android, OpenSignalMaps en l'occurrence, fonctionne. Les développeurs de cette application de cartographie des débits des réseaux télécoms, ont observé, pendant six mois, sur quels types de smartphones elle était installée. Leur étude se base sur plus de 680 000 terminaux.

Sur l'ensemble des smartphones Android équipés d'OpenSignalMaps, il y a donc près de 4 000 modèles distincts. Le plus populaire est, sans surprise, le Galaxy S II (GT-i9100) avec 61 389 utilisateurs. Il est suivi par le Galaxy S premier du nom. Viennent ensuite encore d'autres smartphones sud-coréens et des produits HTC.

Les développeurs ont aussi mis en image le taux d'utilisation de chaque version d'Android. Android 2.3 reste encore majoritaire en avril 2012 (55,4 %) suivi par la version 2.2 (20,5 %) et Ice Cream Sandwich qui fait son apparition avec 8,5 % de part.

Ces graphiques illustrent bien sûr la fragmentation d'Android — un autre exemple sur le site met en exergue les dizaines de définitions différentes des écrans —, dont la fragmentation logicielle que Google tente de réduire avec Ice Cream Sandwich. Le Wall Street Journal a révélé aujourd'hui que la firme de Mountain View allait revoir sa gamme de téléphones Nexus : différents partenaires pourraient travailler sur une famille de terminaux portant cette marque (lire : Google travaillerait sur une famille de Nexus).

Le succès des mises à jour OTA d'iOS 5

On ne peut évidemment pas tirer des conclusions définitives à partir des statistiques d'un seul développeur, mais le jeu de chiffres publié par David Smith offre une bonne indication sur le succès des mises à jour OTA (over-the-air) d'iOS 5. Il propose de suivre l'adoption d'iOS 5.1 par les utilisateurs de son application Audiobooks, téléchargée 100 000 fois par semaine.

Dès le 7 mars, jour de sa sortie, iOS 5.1 a été installé sur 3 % des appareils iOS sur lesquels Audiobooks est installé. Comme iOS 5.0.1 avant lui, iOS 5.1 a été proposé au téléchargement non seulement via iTunes, mais aussi directement depuis l'iPhone, l'iPod touch ou l'iPad, sous la forme d'une mise à jour OTA. Ce procédé permet à Apple de toucher plus facilement les utilisateurs et de favoriser l'installation de la version la plus récente d'iOS, sans forcer le passage par l'ordinateur.

Et si les chiffres d'Audiobooks sont une indication, c'est celle du succès apparent de cette pratique : il a fallu seulement quinze jours pour qu'iOS 5.1 soit installé sur 60 % des appareils utilisant cette application. Ce sont aujourd'hui 77 % des utilisateurs d'Audiobooks qui bénéficient des mises à jour OTA et pourront donc facilement rester sur la version la plus récente d'iOS. Pour comparaison, la version la plus utilisée d'Android est Gingerbread en API Level 10, en utilisation sur 61,5 % des appareils utilisant l'OS de Google. Elle est sortie à l'été 2011. La version la plus récente d'Android, Ice Cream Sandwich, n'est installée que sur 1,6 % du parc, la faute à un décalage important des cycles de mise à jour.

L'intérêt des développeurs pour Android s'amenuise

Depuis janvier 2010, Appcelerator publie une étude trimestrielle sur les habitudes des développeurs. La dernière en date, menée conjointement avec IDC et portant sur 2173 développeurs, confirme l'érosion de leur intérêt pour Android (lire L'Android Market en perte de vitesse ?).

L'année dernière, le nombre de développeurs qui se disaient "très intéressés" par Android se montait à 86 % sur smartphones et 75 % sur tablettes, contre 89 % pour l'iPhone et 88 % pour l'iPad.

Les chiffres ont quelque peu évolué aujourd'hui : 79 % sont "très intéressés" par Android sur smartphone et 66 % sur tablettes, alors que les chiffres pour iOS restent les mêmes. Cela recouvre toutes les catégories de développeurs : indépendants, freelance, et salariés en entreprises de toutes tailles. Mike King, un responsable d'Appcelerator, y voit le résultat de la fragmentation, tant au niveau de la plateforme, que de l'OS, ou encore du modèle économique, en dépit des bonnes parts de marché qu'Android s'arroge.

Les choses pourraient d'ailleurs se compliquer pour Android si cette tendance se confirme, avec Windows Phone et Windows 8 qui bénéficient d'un intérêt certain, et pour lesquels Microsoft a prêté une attention particulière à éviter le fameux effet de fragmentation.

En queue de peloton, les choses ne vont résolument pas bien pour BlackBerry (16 % en version téléphone et 11 % en version tablette), webOS (8 %) et Symbian (7 %).

L'Android Market change de tête

En juin 2010, Jon Lech Johansen ("DVD Jon") poussait un coup de gueule au sujet de l'Android Market (lire L'Android Market sous le feu des critiques). Une recherche mal fichue, trop peu de contrôle de la violation du copyright, et les applications payantes accessibles uniquement depuis 13 pays sur les 46 dans lesquels l'Android Market était ouvert à l'époque.

Google a elle-même concédé qu'elle n'était pas satisfaite du nombre d'achats d'applications sur son magasin, par la bouche d'un de ses cadres, Eric Chu (lire Du nouveau sur l'Android Market).

De nombreux efforts ont été faits pour améliorer la situation : les applications payantes sont désormais accessibles dans 129 pays et territoires, leur référencement est devenu systématique (lire Android Market : la classification devient obligatoire), Google a mis sur pied une équipe en charge d'épurer son magasin des applications exploitant des contenus sous copyright sans licence, intégré les achats in-app, et a essayé de limiter la fragmentation de sa plateforme.

Malgré tout l'App Store se taille la large majorité des bénéfices alors même qu'Android se prévaut d'une part de marché supérieure. Pire encore il se crée moins de nouvelles applications pour Android que pour iOS (lire L'Android Market en perte de vitesse ?).

Conséquence de ces écueils, Eric Chu jusqu'ici en charge de l'Android Market quitte ses fonctions et se voit remplacé par Jamie Rosenberg, qui était responsable des contenus numériques pour Android (c'est lui notamment qui menait l'initiative Google Music, désormais réunie avec l'Android Market sous l'égide de Google Play, lire Google Play : Google unifie ses boutiques d'apps, musique, vidéos et lives). Chu ne quitte pas Google pour autant et un autre poste lui sera attribué.

Mais les problèmes de l'Android Market n'échoient pas intégralement à Eric Chu : TechCrunch cite une source interne à Google qui considère que le fait d'avoir plusieurs responsables sur la cellule Android (comme Eric Chu et David Conway), dotés de pouvoirs équivalents, ne permettait pas d'avoir une politique cohérente. D'autant qu'Andy Rubin n'a jusqu'ici mesuré le succès de sa plateforme qu'en termes du nombre d'activation des appareils.

Les problèmes restent à régler : vendredi, le développeur Mika Mobile (Zombieville USA 1 & 2, Battleheart, OMG Pirates) a publié sur son blog sa décision de ne plus s'investir sur Android. Selon le développeur, les ventes sur Android ne représentent que 5 % de son chiffre d'affaire sur l'année passée, alors même que la fragmentation exige de sa part un investissement qu'il estime à 20 % de son temps sur l'année écoulée, pour rendre ses applications compatibles avec le plus d'appareils possibles.

Il y a donc encore fort à faire pour que Jamie Rosenberg réussisse là où Eric Chu a échoué.

Android réduit toujours plus sa fragmentation

En ralentissant la cadence de mise à jour majeure d'Android, Google a réussi à progressivement résoudre le problème de la fragmentation. Au 3 janvier, 54,9 % des appareils Android étaient ainsi équipés de Gingerbread (2.3.3 à 2.3.7, API Level 10), 30,4 % de Froyo (Android 2.2, API Level 8). Les autres versions se partagent les miettes (Android 2.1 Eclair conservant 8,5 %) : un développeur peut aujourd'hui se concentrer sur deux grands jeux d'API pour toucher l'immense majorité des appareils Android.

skitched

Les statistiques fournies par Google montrent qu'Honeycomb (version dédiée aux tablettes) peine à atteindre 3,3 % : alors qu'Ice Cream Sandwich, son successeur annoncé, apparaît pour la première fois dans ce bilan régulier, et que le succès des tablettes Android est limité, il devrait en rester là. ICS, disponible uniquement sur le Galaxy Nexus, prend déjà 0,6 % des parts.

Platform%20Versions%20%7C%20Android%20Developers

Au-delà de ces chiffres officiels, la régie Distimo a calculé que l'Android Market a fêté la nouvelle année en passant les 400 000 apps disponibles, dont 68 % sont gratuites.

Android 4 : les constructeurs se moquent du monde

3,7 millions d'appareils Android ont été activés entre le 24 et le 25 décembre. Pas de doute, les fêtes de fin d'année ont été fructueuses pour Google et ses partenaires. Mais sur ces 3,7 millions de terminaux (lire : Noël confirme son statut d'« activation day » [MàJ]), combien ont la dernière version du logiciel système de Google ? Peu de monde hélas…

Android 4.0 est une mise à jour majeure, il s'agit très certainement de la version la plus aboutie de ce système. Mais comme le montre ce récapitulatif réalisé par PC Inpact, son adoption pourrait être assez lente.

Ceux qui disposent d’ores et déjà d'un terminal Android capable d'accueillir cette mouture risquent d'attendre de long mois. À ce petit jeu, HTC et Motorola font figure de bons élèves. Le premier promet cette version pour début 2012 alors que le second s'engage à la fournir dans les six semaines suivant le lancement d'Android Ice Cream Sandwich (qui a eu lieu le 17 novembre).

Puis, il y a les élèves qui ont tout juste la moyenne, c'est le cas de Samsung qui promet une prise en charge de cette version pour le premier trimestre 2012. La société coréenne a cependant déçu au sujet du Galaxy S (lire : Samsung : un "best of" d'Android 4 pour le Galaxy S).

Il y a ceux qui restent dans le vague comme Acer et Asus, qui promettent le support de cette mouture sur leurs tablettes sans avancer de date précise. Sony ne semble pas pressé non plus et annonce une mise à jour fin mars début avril. Aucun mot pour l’heure concernant ses ardoises.

Et il y a ceux qui se moquent de leurs clients comme LG. Pour certains modèles, il faudra attendre le troisième trimestre 2012. À cette date, il ne serait pas étonnant que le successeur d'Ice Cream Sandwich ait déjà été présenté.

Apple tire volontiers à boulets rouges sur Android parlant sans cesse de fragmentation. Le comportement de certains constructeurs lui apporte hélas de l’eau à son moulin.

Un développeur se lançant aujourd'hui dans un projet peut-il sereinement envisager d'être compatible avec la dernière version d'Android ? Pas sûr… À titre de comparaison, Florent Morin, nous confiait tout récemment que, 70 % des utilisatrices du logiciel Ma Pilule étaient d'ores et déjà sur iOS 5.

Lors de la dernière conférence Google I/O, le géant de l'internet avait tenté de faire bouger les choses, sans succès apparemment (lire : L'Android Update Alliance, un simple vœu pieux ?).

Alors, certes la chaine est plus complexe que sur iOS. Pour déployer une mise à jour, il faut à la fois la bénédiction des fabricants d'appareils et celle des opérateurs, qui ont tous deux ajouté leur couche logicielle au système d'exploitation développé par les équipes de Google.

Reste qu'on a l'impression que bon nombre de constructeurs sont restés dans l'ancienne économie de la téléphonie mobile, celle où l'on vendait un téléphone qui est un produit fini, qui n'évolue pas lors de son existence. Ce temps est révolu. Au passage, on remarquera qu’ils n’ont aucune difficulté par contre à sortir des dizaines de modèles par an.

Les arguments sont nombreux pour inciter fabricants et opérateurs à mettre le pied sur le frein : les coûts de développement et de support technique suite aux déploiements de ces fameuses mises à jour (lire : Android ne passe pas inaperçu dans les SAV).

Mais ce sont des calculs de courtes vues qui n'ont pas ou peu de sens. En offrant la meilleure prise en charge possible d'Android, les constructeurs comme les opérateurs d'ailleurs disposeraient là d'un solide argument pour fidéliser leurs clients.

Avant tout, peut-être faudrait-il que ces derniers répondent à une question finalement assez embarrassante ? Que vendent-ils ? Un appareil Android ou un appareil basé sur le système de Google mais avec une surcouche maison. Cette différence n'a l'air de rien, mais permettrait très certainement aux consommateurs d'y voir plus clair et faire le bon choix lorsqu'il s'apprête à acheter un smartphone.

Ne perdons pas de vue néanmoins, que l'éclosion d'Android a été exceptionnellement rapide, et que tout le monde doit prendre en compte cette nouvelle donne. Et c'est assurément un point que Google doit sérieusement revoir avec le successeur d'Ice Cream Sandwich, même si ses moyens de pression sont limités. Avec sa gamme Nexus, Google essaie d'amener tout le monde sur le droit chemin en commercialisant des téléphones de référence, mais c'est insuffisant…

Sur le même sujet :
- Google et son calcul des activations Android

L'Android Update Alliance, un simple vœu pieux ?

Lors de la dernière conférence Google I/O qui s'est tenue en mai dernier, Google, Motorola, AT&T, LG et Samsung annonçaient leur intention de mettre un terme à la fragmentation d'Android en garantissant des mises à jour aussi rapides que possible sur 18 mois (lire Google I/O : Google veut devancer Apple sur tous les fronts).

Las, sept mois plus tard, et une fois Android 4.0 sorti, l'initiative semble faire chou blanc. Interrogés par PC Mag, les différents partenaires donnent un son de cloche bien différent (lire également Sony Ericsson et Motorola : il faudra de la patience pour Android 4.0).

Motorola a indiqué qu'une mise à jour était prévue pour le Droid Razr, Motorola Razr, Xoom, et Droid Bionic, sans précision sur les autres appareils. Samsung quant à elle signale qu'elle étudie encore la situation pour la gamme Galaxy. Côté opérateurs, Sprint indique qu'elle commencera la distribution d'Ice Cream Sandwich à ses clients début 2012 pour le HTC EVO 3D et le HTC EVO Design 4G notamment. T-Mobile n'a eu aucune précision à apporter au delà d'une étude en cours pour la mise à jour éventuelle de ses appareils. Verizon indique que le HTC Rezound et le Droid Razr allaient être mis à jour, sans plus de précision.

Sony Ericsson quant à elle avait déjà indiquée qu'une mise à jour serait proposée pour la gamme Xperia de 2011, quant à AT&T, HTC et LG, elles n'ont tout simplement pas répondu. HTC avait cependant indiqué que la majorité de ses smartphones récents bénéficieraient d'une mise à jour, hormis le HTC Rhyme.

PC Mag avait demandé à chacun de ces industriels de quoi il en retournait concernant d'autres modèles spécifiques, sans obtenir de réponse pour ceux-ci. Par ailleurs, aucun n'a réitéré son engagement du mois de mai malgré la requête de PC Mag à ce sujet. Le site considère que l'Android Update Alliance est morte-née.


Source : PC Mag

Plus de 60 % des Androphones utilisent Android 2.2

La fragmentation prend différents aspects : écosystème avec trop de versions différentes du même OS, trop d'APIs incohérentes entre les appareils, différentes versions du même logiciel, ou interfaces graphiques différentes. Deux de ces quatre points sont en passe d'être réglés pour Android : les statistiques officielles de Google montrent qu'Android 2.2 Froyo est installé sur 61,3 % des smartphones ayant accès à l'Android Market (ce qui exclut les smartphones Android ne respectant pas le cahier des charges de l'Open Handset Alliance, ou la majorité des smartphones « Android » en Chine, comme les OPhones, un biais à garder à l'esprit).

Platform%20Versions%20%7C%20Android%20Developers

Le rythme des mises à jour d'Android a été ralenti, mais l'OS de Google reste atteint d'une grande inertie en grande partie causée par les fabricants et les opérateurs : Android 2.2 Froyo est aujourd'hui la version la plus utilisée, mais Google a rendu Android 2.3 Gingerbread disponible aux fabricants… le 17 décembre 2010 ! On touche là à un autre aspect de la fragmentation d'Android, constitutif même de cette plateforme, la personnalisation du système par les opérateurs et les fabricants, qui prend du temps.

skitched

Reste que la transition vers Android 2.x est en passe d'être achevé : seuls 7,8 % des smartphones Android accédant au Market utilisent Android 1.x. Android 2.3 et 2.3.3 (deux niveaux d'API différents, Nexus S, nouveautés Sony Ericsson notamment) et Android 3.0 (tablettes) font leur apparition sur les radars de Google.

Sur le même sujet
- Motorola : la fragmentation est un aspect positif d'Android

Motorola : la fragmentation est un aspect positif d'Android

Lors de l'AnDevCon, une conférence de développeurs Android qui se tient en ce moment à San Francisco, Christy Wyatt, vice-président de Motorola Mobility, a reconnu que la fragmentation sous Android était un problème, mais aussi un élément positif. Elle reprend le discours qui s'est développé ces derniers temps chez les partenaires de Google, qui tentent de faire oublier le mot « fragmentation » pour le remplacer par le mot « différenciation ».

Motorola Xoom

« Trouver le juste milieu entre différenciation et fragmentation est délicat », reconnaît Wyatt. Elle explique que les différentes variations autorisées par Android permettent à Motorola de mieux différencier ses appareils, ce qui aurait un impact positif sur la clientèle (elle cite l'exemple de la gamme Droid). Toute la difficulté serait d'apporter ces éléments différenciateurs sans pour autant compliquer la tâche aux développeurs tiers.

L'essentiel des problèmes de fragmentation d'Android est revenu dans des proportions plutôt acceptables : le nombre de versions différentes d'un même OS a tendance à se réduire (même s'il y a désormais une branche pour les smartphones et une branche pour les tablettes), le rythme des mises à jour a été ralenti pour stabiliser les versions d'APIs. Le principal problème réside donc encore et toujours du côté des fabricants et des opérateurs et des modifications que Google leur laisse apporter à Android. Les développeurs subissent : Infoworld cite Marek Szany, un développeur : « les différents fabricants modifient Android à l'envi. Nous n'avons d'autre choix que de faire avec. »

La personnalisation d'Android par les différents fabricants serait donc un mal nécessaire : les fabricants doivent se différencier les uns des autres. Wyatt explique qu'Android est suffisamment intelligent pour s'adapter aux différentes tailles d'écran, mais n'a d'autre conseil aux développeurs que de tester leurs applications sur différents appareils. Sur les tablettes Android Honeycomb, Google a coupé court à tout problème : Xoom comme Galaxy Tab comme les autres sont des appareils « Google Experience », un label qui interdit toute personnalisation (lire : Motorola Xoom et Samsung Galaxy Tab II : aperçu d'Android 3.0 Honeycomb).

iOS 3 est passé de mode

Y a-t-il des gens dans la salle qui sont toujours sous iOS 3.x ? Plus beaucoup si l'on se fie aux statistiques de Bump, cette application téléchargée plus de 15 millions de fois qui permet d'échanger facilement des données (contacts, photo…).

L'éditeur de Bump se base sur ses statistiques entre le 7 et le 10 janvier. 0,02 % des utilisateurs de ce logiciel sont encore sous iOS 2.x, 10,25 % sous iOS 3.x et 89,73 % sous iOS 4. La dernière version en date - iOS 4.2.1 - est d'ores et déjà dans les mains de plus d'un utilisateur sur deux (52,89 % pour être exact).

Même si Bump est une application très utilisée, il est difficile d'en faire une généralité. Autre exemple : celui de Loopt. Sans entrer dans les détails, son éditeur indique que ses statistiques sont très proches de celles de Bump. Reste que cette solution de géolocalisation très populaire aux États-Unis trouve véritablement son intérêt avec iOS 4.x (avec le multitâches…).

Tout ceci nous amène bien évidemment au débat relatif à la fragmentation. À titre de comparaison, Gingerbread (Android 2.3) et Froyo (Android 2.2) équipent respectivement 0,4 % et 43,4 % des terminaux de Google. Rappelons que Froyo est sorti à l'été dernier.

[Via : ReadWriteWeb]