4 milliards de dollars, c'est le montant de l'investissement que Samsung va réaliser pour augmenter une nouvelle fois la capacité de production de son usine à Austin (Texas, Etats-Unis). Avec ces dépenses, la chaîne de production sera révisée pour s'adapter pleinement au pôle System LSI, permettant ainsi de produire des SoC 28 nm. On compte parmi les clients de cette usine Apple.
Les travaux de réaménagement commencent ce mois-ci alors que la production devrait tourner à plein régime dans la seconde moitié de l'année prochaine. Cette unité de production a déjà fait l'objet de plusieurs réinvestissements successifs.
[Via Reuters]
On savait que le « Designed and Manufactured in the USA » apposé sur la face inférieure du Nexus Q était grandement exagéré : certains de ses composants ne sont fabriqués nulle part aux États-Unis. Le démontage de la sphère de Google par iFixit révèle que seule une minorité des composants du Nexus Q est fabriquée aux États-Unis.

Plusieurs marques à l'intérieur de l'appareil mentionnent la Thaïlande, et la plupart des composants, eux, proviennent d'Asie ou d'Europe. SMSC, qui fournit le contrôleur USB vers Ethernet et l'émetteur-récepteur USB fabrique en Asie par le biais de sous-traitants, et ne semble être présente en Europe et aux États-Unis que par le biais de centres de recherche et développement. La puce Murata KM10L3002 est fabriquée au Japon, en Chine ou à Taïwan ; le port Ethernet en Chine ; la sortie optique au Japon. La puce NFC de NXP sort d'usines allemandes, anglaises, hollandaises, chinoises ou singapouriennes, tandis que le quartz vient de Chine ou de Taïwan.
Le micro-contrôleur flash d'Atmel peut provenir des États-Unis, mais est aussi fabriqué en France, à Nantes pour être précis. Texas Instruments (SoC et gestion de l'alimentation) produit aux États-Unis, mais aussi en Allemagne, aux Philippines, en Chine ou au Japon. La RAM de Samsung peut provenir d'Austin au Texas, mais aussi de Corée du Sud. Seuls deux composants sont originaires des États-Unis à coup sûr : le capteur photoélectrique fourni par Omron, et la partie métallique extérieure du Nexus Q.
Bref, le Nexus Q est plutôt « Designed and Assembled in the USA » : on n'en tiendra évidemment pas rigueur à Google, qui s'est bien gardé d'affirmer que son produit était 100 % américain. Reste que cet argument perd ici un peu de force, puisque les composants du Nexus Q qui peuvent être fabriqués aux États-Unis se retrouvent dans d'autres appareils. Le SoC et la RAM de tous les appareils iOS commercialisés sont en effet fabriqués à Austin au Texas, et les faces en verre de l'iPhone 4 et de l'iPhone 4S proviennent en partie des usines de Corning dans le Kentucky.

La décision de Google de confier l'assemblage final à des ouvriers américains peut néanmoins être saluée tant elle se démarque des pratiques du reste de l'industrie. Elle en dit néanmoins moins sur Google que sur l'évolution du marché chinois : c'est en effet en grande partie une conséquence de l'augmentation des salaires en Chine, qui atteignent désormais 2 à 5 € de l'heure. Un assemblage aux États-Unis, où certains salaires sont à peine plus élevés, a donc un impact assez minimal sur les 299 $ que vaut le Nexus Q. Mais aujourd'hui plus que jamais, l'effet de rattrapage transforme la relocalisation appelée par certains depuis des années en un rêve à portée de mains.
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La firme de Cupertino a été le plus gros acquéreur de semi-conducteurs en 2011 et le sera encore cette année, loin devant ses concurrents. IHS iSupply a dévoilé une étude sur ce marché lors d'un sommet qui se tenait hier à Paris.

Apple était devenu le plus gros acheteur en 2010, dépassant Samsung et HP. Cette année, elle pourrait acquérir 50 % de plus de semi-conducteurs que le géant coréen. Les dépenses de Cupertino sont estimées à 27 milliards d'euros pour 2012. Elle en avait dépensé 22,5 milliards en 2011, 17,5 milliards en 2010 et « seulement » 9,7 milliards en 2009.
Cette envolée est bien sûr due au succès de l'iPhone et de l'iPad. La demande de la part d'Apple sera encore plus forte l'année prochaine avec des achats de l'ordre de 29 milliards de dollars.
[Via CNET]
Samsung Electronics a aujourd'hui annoncé qu'elle se séparait de son activité de production d'écrans LCD. Sous réserve de l'approbation de cette décision par le conseil d'administration, cette activité poursuivra dès le 1er avril prochain sous la forme d'une société indépendante, Samsung Display, dotée de cinq milliards de dollars de capital.
Officiellement, ce spin-off est destiné à alléger le conglomérat Samsung Electronics et à offrir à son activité de production d'écrans LCD une plus grande flexibilité. Officieusement, il s'agit de sortir cette activité en déclin des comptes du géant coréen, qui est le premier producteur mondial d'écrans plats et d'écrans de télévision, et donc le plus enclin à souffrir du repli du secteur.
Samsung Electronics se concentrera désormais sur la production d'écrans OLED et leurs dérivés, produits très populaires dont le succès ne fait que s'amplifier à mesure que de nouveaux smartphones et de nouvelles tablettes sont présentés. Samsung Display devrait fournir à Apple les dalles de certains Mac, ainsi que celles de l'iPad.
[Via BBC]
Les microsystèmes électromécaniques, ou MEMS, sont de véritables petites merveilles technologies : ces puces de très petite taille contenant des parties mobiles non électroniques ont profondément changé la conception des appareils électroniques ces dernières années. En 2011, Apple a fait l'acquisition de 349 millions de microphones MEMS, une croissance annuelle de 173 % qui en fait le plus grand acheteur dans le monde devant Samsung (251 millions).

Jérémie Bouchaud, spécialiste MEMS et capteurs chez iSuppli/IHS, a expliqué à plusieurs reprises que le déclic était venu pour Apple lors de la conception de l'iPhone 4 : « L'iPhone 4 a été une étape importante pour le marché des microsystèmes électromécaniques. Il a été le premier téléphone à utiliser un gyromètre électromécanique, et un des premiers à utiliser deux microphones MEMS pour la suppression des bruits ambiants. ». L'avance technologique prise par Apple a suscité la convoitise de ses concurrents, qui ont a leur tour adopté les MEMS, provoquant l'explosion du marché (lire : MEMS : l'iPhone, bijou de technologie suivi par la concurrence).
Les microsystèmes électromécaniques, ou MEMS, sont des puces de très petite taille contenant des parties mobiles non électroniques : ce sont des systèmes mécaniques à l'échelle micrométrique utilisant l'électricité comme source d'énergie. Ainsi, le gyromètre vibrant de l'iPhone 4 est composé de systèmes oscillants mesurant à peine plus de 100 µm de longueur, et à peine plus qu'un globule rouge en hauteur. Les microphones utilisés par Apple utilisent un diaphragme sensible à la pression gravé sur un circuit à l'échelle micrométrique.

Utilisés pour la première fois dans l'iPhone 4, ces micros MEMS sont aussi présents dans l'iPhone 4S et l'iPad 2. Les iPhone sont dotés de deux microphones réglés de manière à former un dispositif de réduction du bruit ambiant — un des points clefs dans la finesse d'écoute de Siri. Les micro-casques fournis par Apple utilisent aussi des micros MEMS. L'iPad 2 n'utilise qu'un seul micro, mais la prochaine génération pourrait être dotée d'un deuxième, justement pour Siri — l'augmentation des carnets de commandes pour les micros MEMS pourrait d'ailleurs indiquer la mise en production de ce nouveau modèle. Actuellement deuxième acheteur de MEMS dans le monde, Apple pourrait dépasser Samsung cette année, notamment sous l'impulsion des commandes de micros.
Via TNW
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Digitimes annonce le retour en grâce de LG comme fournisseur de dalles pour l'iPad 2. Dans le courant du mois de juillet le même site expliquait que les défauts rencontrés avec le rétro-éclairage de certains des écrans avait amené Apple a réduire ses commandes. On a pu constater sur des iPad des fuites de lumière jaunâtre sur les bords de l'écran. Ce n'était pas propre à ce produit, mais il s'est manifesté dès les premiers jours de sa commercialisation.
Elles se remarquent surtout lorsqu'on a un fond sombre, par exemple lors de la lecture de vidéos (lire Apple réduit ses commandes d'écran pour iPad auprès de LG).
LG aurait donc réglé son problème avec comme conséquence de voir ses volumes de production retrouver ses précédents niveaux. Autour de 4 millions de pièces pour le mois d'août, et a priori autant pour septembre. Au lieu de 2,5 à 2,6 millions d'unités. Apple s'était tournée vers Samsung et Chimei Innolux pour compenser.
Pour ce qui est des utilisateurs, si le défaut est prononcé au point d'incommoder durant l'utilisation de la tablettes, il faut tenter d'obtenir un échange standard auprès de ou d'un Apple Store. En insistant, et si le problème est prononcé cela passera peut-être. Si vous avez bénéficié d'un tel échange, n'hésitez pas à le faire savoir en commentaires.
Comme toute entreprise ayant besoin de se fournir en pièces pour ses produits, Apple essaie de baisser au maximum le prix demandé par les fournisseurs pour également baisser le prix de vente ou plus souvent pour augmenter ses marges. Tous les constructeurs le font sans doute, mais tous n'ont pas le poids d'Apple… Selon Digitimes, les commandes d'Apple en écrans tactiles n'ont jamais été aussi hautes que pour le trimestre en cours, mais leurs prix n'ont jamais été aussi bas. Apple fait pression sur les fournisseurs, et cela lui réussit plutôt bien : Wintek accepte ainsi de vendre ses écrans à Apple 50 % moins cher aujourd'hui que lors de la précédente commande.
« Accepter » n'est peut-être pas le mot qui convient : Apple avait déjà demandé ce prix au deuxième trimestre et Wintek avait refusé, le jugeant trop bas. Plutôt que de céder, Cupertino avait tout simplement passé commande à un autre fournisseur, TPK Holding. La perte de ce marché à été néfaste pour Wintek qui a vu ses revenus chuter au deuxième trimestre. Le résultat est sans surprise : le fournisseur taïwanais n'a pas eu d'autres choix que de plier et accepter les exigences tarifaires d'Apple.

Cette situation est loin d'être nouvelle, mais Apple fait plus que jamais la pluie et le beau temps chez les fournisseurs asiatiques. L'entreprise parvient à imposer ses prix avec de tels volumes de commandes que les fournisseurs n'ont pas d'autres choix que de plier. Difficile de savoir si les fournisseurs se rattrapent avec les commandes d'autres constructeurs, mais on comprend mieux les difficultés des concurrents à s'aligner sur les prix d'Apple.
Si l'on en croit les sources de Digitimes, Apple aurait réduit ses commandes d'écran pour iPad auprès de LG Display, au profit de ses deux autres fournisseurs, Samsung et Chimei Innolux. Les écrans LG souffrent beaucoup plus que les autres de l'effet Mura, des décolorations sur les bords et les coins de l'écran qui apparaissent sur certains iPad 2, mais aussi sur les smartphones et tablettes LG.
Alors que LG produisait plus de 4 millions de dalles pour iPad par mois fin 2010, Apple avait réduit son niveau de commande à 3,2 millions de dalles mensuelles au premier trimestre 2011 à la suite d'une baisse de la qualité des dites dalles (lire : Le double effet Mura : les retards de l'iPad 2 dus à son écran LG). LG a perdu les faveurs de la firme de Cupertino : la société coréenne ne produit plus que 2,5 à 2,6 millions de dalles par mois. Tant que LG ne sera pas capable de résoudre certains problèmes de qualité, elle ne pourra pas revenir à de très hauts niveaux de production, mais Apple ne peut s'en passer : LG est la seule société capable de fournir plus de 4 millions de dalles par mois, niveau qui permettrait de résoudre les problèmes d'approvisionnement en iPad.
Samsung a produit pendant ce temps près de deux millions de dalles, deux fois plus qu'en temps normal, mais c'est le carnet de commandes de Chimei Innolux qui devrait le plus bénéficier de revers de fortune de LG. Apple cherchant à se rendre moins dépendante de Samsung, CMI, société proche de Foxconn et nouveau fournisseur d'Apple, devrait produire de plus en plus de dalles : de 450 000 dalles en juillet, sa production devrait passer dépasser le million rapidement.
Alors qu'Apple fait face à une forte demande qu'elle a du mal à satisfaire, les rumeurs allaient bon train quant à sa chaîne de production : DigiTimes rapportait le 11 juillet que la firme de Cupertino faisait son marché auprès des fabricants asiatiques pour augmenter sa production (lire Apple cherche un nouveau fournisseur pour l'iPad 2+).
Machine arrière toute, selon le même site, Foxconn serait parvenue à convaincre Apple de lui laisser l'exclusivité de la production de l'iPad. Pegatron Technology, un temps pressentie pour prêter main forte à Foxconn, verrait ainsi lui échapper ce marché. Mais cela n'est que partie remise : Pegatron, qui aurait déjà obtenu un contrat sur l'iPhone 5 (lire Pegatron et ses 15 millions d'iPhone 5 en commande), serait déjà sur les rangs pour produire l'iPad 4 en 2012.
Source : DigiTimes
Selon Digitimes, Apple serait à la recherche d'un fournisseur pour seconder Foxconn dans l'assemblage du futur iPad. L'iPad 2, plus encore que l'iPad de première génération, souffre de fortes contraintes sur sa chaîne de production, les différents fournisseurs et son assembleur Foxconn ne parvenant pas à accélérer la cadence aussi vite que croissent les ventes.
Selon les spécialistes du domaine à Taiwan, Quanta Computer et Pegatron Technology seraient en lice. Pegatron serait la grande favorite : elle assemblerait aussi l'iPhone 5 (lire : Pegatron et ses 15 millions d'iPhone 5 en commande).
Digitimes fait mention d'un « iPad 2+ » qui serait lancé à la fin du troisième trimestre ou au début du quatrième trimestre, et qui serait non seulement plus fin, mais posséderait un écran de plus grande définition (lire : Un deuxième iPad 2 pour l'automne ?). Apple aurait prévu un volume de production de 13 millions d'unités au troisième trimestre.