L'usine nouvelle a publié une enquête sur la sécurisation des smartphones en entreprise, en prenant comme cas concrets deux multinationales françaises, Total et Sanofi.
Le groupe pétrolier a déployé près de 7 000 iPhone et 300 iPad auprès de ses 96 000 employés répartis à travers le monde entier. Pour identifier ses mobiles, Total installe des certificats sur chacun d'entre eux. En cas de perte ou de vol, les données sont effacées à distance, une opération par ailleurs accessible à tous avec Localiser mon iPhone [1.4 – Français – Gratuit – iPhone/iPad – Apple].
Les employés de Total doivent passer par un VPN (un tunnel virtuel chiffré) pour se connecter au réseau de l'entreprise en situation de mobilité. Les communications vocales de certains managers susceptibles d'avoir des échanges confidentiels sont également chiffrées.

Chez Sanofi, un seul mot de passe de huit caractères a été mis en place pour protéger les terminaux mobiles — qui sont tout de même chiffrés. La firme pharmaceutique dispose en fait d'un parc plus hétérogène où se mêlent iPhone et smartphones Android.
Les deux entreprises ont néanmoins un point en commun : elles empêchent toutes deux d'utiliser iCloud. Le service d'Apple permet de sauvegarder dans le nuage tout le contenu d'un terminal, une opération qui ne convient pas à ces firmes qui voudraient paramétrer plus finement les réglages. Le directeur des systèmes d'information de Total parle avant tout d'iCloud comme d'un service à destination du grand public.
Sanofi envisage également de développer son propre magasin d'applications mobiles, les différents apps stores étant vus comme une source potentielle de risques.
Enfin, comme nous le faisions remarquer dans notre dossier Témoignages : vous et les logiciels de sécurité, « le principal rempart face à des malwares ou virus reste encore l'utilisateur, mais c'est aussi sa première faiblesse. » Total et Sanofi sont conscientes de cet état de fait et sensibilisent leurs employés aux questions de sécurité. Le groupe pharmaceutique a lancé une campagne de communication l'année dernière sur ce thème et Total quant à lui conseille ses employés lors de la remise du matériel.
Amtrak, la SNCF américaine, va équiper ses contrôleurs avec un nouveau système beaucoup plus moderne que les poinçonneurs qu'ils utilisaient encore. Les agents contrôleront les billets à l'aide d'un iPhone et d'un scanner de code-barres.
De leur côté, les passagers n'auront plus à récupérer un billet papier, il leur suffira d'acheter leur titre sur Internet ou via une application iOS et ils pourront même afficher le code-barre correspondant sur l'écran de leur terminal. Un gain de temps — et d'argent — pour l'Amtrak qui devait jusque-là numériser manuellement tous les billets poinçonnés dans ses trains pour en garder une trace.
Pour les passagers, c'est aussi une promesse de souplesse supplémentaire. Amtrak (Gratuit), l'application conçue par l'entreprise, leur permettra de modifier une réservation à la volée, sans devoir passer par un guichet ou une borne.

Ce système construit autour de l'iPhone est expérimenté depuis novembre dernier, il est maintenant étendu à tous les contrôleurs. Dès cet été, 1700 terminaux seront en service dans les trains de l'Amtrack. Cette dernière a dépensé 7,5 millions de dollars, mais les avantages devraient rapidement compenser la somme demandée.
Le processus est beaucoup plus rapide et automatisé, ce qui a de nombreux avantages. Les contrôleurs sauront en permanence où il reste des sièges inoccupés dans le train et ils pourront ainsi réorienter les voyageurs sans place assise. Mieux, ils pourront communiquer avec le chauffeur ou encore notifier l'Amtrack en cas de matériel défectueux.
[Via : AppAdvice et New York Times]
Apple a mis à jour sa page dédiée à l'iPhone en entreprise, y ajoutant, aux États-Unis du moins, une sélection d'applications conçues pour les usages professionnels (via). Fait rare, Apple consacre même à certaines applications de tierce partie des tutoriels vidéo détaillant leur utilisation. La firme de Cupertino indique ainsi comment suivre ses comptes avec BillMinder, gérer des services de stockage en ligne avec ActiveCloud Pro, prendre des notes avec Evernote, ou traduire du texte avec iTranslate+.

Microsoft a annoncé que la troisième version de Windows Intune, son logiciel dans le nuage d'administration d'ordinateurs, serait désormais capable de gérer les appareils mobiles, des appareils Windows Phone et Android à l'iPhone et l'iPad. Sur iOS, cette gestion sera centrée sur l'intégration à un serveur Microsoft Exchange ActiveSync comme l'explique Eric Main et permettra notamment la protection par mot de passe, le chiffrement, et l'effacement à distance. Il y a quelques semaines, un autre grand nom du monde de l'entreprise, RIM, avait de la même manière annoncé l'intégration des appareils iOS et Android à son système BlackBerry Mobile Fusion.
Microsoft investit l'App Store, comme d'autres plateformes mobiles, avec une nouvelle application. Cette fois, l'éditeur s'adresse aux entreprises avec un CRM, un gestionnaire complet qui centralise toutes les informations nécessaires à une entreprise.
Cette nouvelle application devrait être disponible au second trimestre, sur l'App Store dans une version adaptée à l'iPhone et à l'iPad. On devrait également la retrouver sur les terminaux Windows Phone, Android et BlackBerry. Il s'agira aussi d'un service web avec un abonnement (30 $ par mois et par utilisateur) ; en contrepartie, on devrait y avoir accès depuis n'importe quel navigateur Internet.

[Via : iPodNN]
Un sondage réalisé par le cabinet Check Point (PDF) auprès de 768 professionnels des technologies de l'information (États-Unis, Canada, Royaume Uni, Allemage et Japon) dresse un nouveau tableau du marché professionnel.
D'après les sondés, les appareils mobiles sont omniprésents sur les réseaux des entreprises : 89 % ont des connexions depuis des appareils mobiles tels que smartphones ou tablettes, avec iOS en tête pour 30 % des connexions contre 29 % pour BlackBerry, 21 % pour Android, 18 % pour Windows Mobile et Windows Phone, et 3 % pour Symbian.

Cette annonce fait un peu l'effet d'un aveu d'échec : RIM, constructeur des BlackBerry, va ouvrir un nouveau service dédié à la sécurité. Mobile Fusion est un gestionnaire de terminaux mobiles qui permet de réaliser diverses actions sur un parc d'appareils et notamment de les effacer ou de les bloquer à distance, ou encore de fixer des règles pour les mots de passe.

Ce nouveau service ne remplacera pas BlackBerry Enterprise Servers (BES) et il est en fait l'équivalent, mais pour les terminaux concurrents. La surprise vient en effet des plateformes mobiles gérées par ce nouveau service : Mobile Fusion est capable de gérer des smartphones Android et même les terminaux iOS.
Pour ces derniers, ces fonctions de sécurité existent déjà, en partie avec le service Localiser mon iPhone intégré à iCloud et en partie avec l'Utilitaire de configuration iPhone proposé aux entreprises. Le constructeur canadien a bien précisé que ce nouveau service s'appuierait sur les offres existantes en matière de sécurité.
Pour Android, il n'existe pas une seule solution et RIM propose la sienne, mais que peut faire le constructeur pour les iPhone et iPad ? On peut imaginer que Mobile Fusion servira à paramétrer une flotte d'appareils iOS en utilisant les outils d'Apple, mais en fonction de paramètres propres à RIM et ses BlackBerry. De quoi éventuellement simplifier les parcs de terminaux mobiles hétérogènes, un cas de figure de plus en plus fréquent en entreprise.
Il s'agit bien, en tout cas, d'une preuve de plus du recul des BlackBerry en entreprise. RIM doit manifestement prendre en compte les smartphones iOS ou Android, de plus en plus nombreux en entreprise, pour parvenir à imposer ses outils liés à la sécurité. Quoi qu'il en soit, le service ouvrira en 2012 et on peut s'inscrire sur le site officiel pour obtenir des informations.
[Via : TUAW]
Une nouvelle étude d'Intermedia montre que l'iPhone et l'iPad sont très utilisés dans les TPE et PME. Intermedia est l'un de plus grands fournisseurs de solutions Exchange à destination de ces structures (350 000 comptes actifs) : c'est la part des différents appareils dans l'utilisation d'ActiveSync qui est ici mesurée.
ActiveSync / EAS est le protocole de synchronisation des données développé par Microsoft et utilisé par Exchange sur les mobiles. Il est supporté par iOS, Android, BlackBerry, les plateformes mobiles Windows, webOS, Symbian, etc. : on peut donc considérer que les statistiques d'Intermedia donnent une bonne idée des forces en présence dans les TPE et PME.

57 % donc des appareils se connectant aux serveurs d'Intermedia sont des iPhone, et 21 % sont des iPad : plus des trois quarts des comptes Exchange hébergés par cette entreprise sont donc utilisés depuis un appareil iOS. Les concurrents se partagent les miettes, et c'est logiquement Android qui en recueille le meilleur : Motorola pointe à 9 %, HTC à 8 % (cette dernière fabriquant aussi des appareils Windows Phone 7).

Le chiffre le plus intéressant est certainement celui du taux d'adoption des tablettes dans les TPE et les PME. Entre mai et juin, le nombre de tablettes connectées aux serveurs d'Intermedia a plus que doublé.
NB — si le lien direct pour l'étude ne fonctionne pas, essayez celui-ci : cache Google
[Via GigaOM]
Aux États-Unis, les entreprises peuvent désormais acheter des applications en grosse quantité pour leurs employés. Apple propose aux entreprises qui le souhaitent une interface spécifique où elles peuvent acheter autant d'applications qu'elles le souhaitent. Ces applications pourront ensuite être distribuées aux employés sous la forme de codes App Store, ou via une application de gestion de terminaux mobiles.
En parallèle de l'ouverture de cet App Store en volume, Apple propose aux entreprises américaines les “B2B apps”. Ces applications sont développées par un éditeur ou un développeur externe à l'entreprise, elles passent par le processus de validation de l'App Store, mais elles ne sont accessibles que pour l'entreprise qui les a commandées. Le prix doit être au minimum de 9,99 $ par application et tous les développeurs iOS peuvent proposer leurs services aux entreprises.
Le programme est accessible dès aujourd'hui pour toutes les entreprises aux États-Unis. On ne sait pas si Apple a prévu d'exporter le programme à l'étranger.
Apple propose une solution équivalente au monde de l'éducation. L'idée est là aussi de faciliter les achats et la distribution en gros volume d'applications, avec en plus la possibilité, pour les développeurs, d'offrir des réductions à partir de 20 achats.
[Via : Loopinsight]
Comme le notait Tim Cook, le président d'Apple, lors de la conférence de résultats financiers du deuxième trimestre, l'iPhone est utilisé dans 88 % des entreprises du classement Fortune 500. Alors qu'Apple surclasse désormais RIM en parts de marché, l'iPhone entre doucement dans le monde de l'entreprise, sous la pression des employés. La firme de Cupertino s'en félicite, et proclame le caractère professionnel de son smartphone en pleine page, ici dans l'hebdo économique britannique The Economist.

« L'iPhone aime l'entreprise » grâce à ses 425 000 applications dédiées, parmi lesquelles Bloomberg, The Economist évidemment, mais aussi WebEx, Oracle BI et… Pages, Keynote et Numbers.
[Via MacRumors]
Fraîchement nommé directeur technique de Clorox (produits ménagers), Ralph Loura a pris la décision de laisser les salariés de l'entreprise choisir le smartphone qui remplacerait leur BlackBerry de fonction. 2 000 employés ont déjà fait ce choix : 92 % ont pris un iPhone, 6 % un Androphone, 2 % un Windows Phone 7.
La démarche est intéressante : elle montre un cas où la DSI a reconnu que la demande d'équipement venait maintenant du bas vers le haut, et non plus du haut vers le bas. Le phénomène est accentué par le profil des 2 000 personnes en questions « âgées d'une vingtaine ou d'une trentaine d'années et qui n'acceptera pas un PC d'entreprise noir ou un téléphone mobile d'entreprise noir qui ne pourra pas faire tourner Facebook ou Angry Birds ».
Pour la petite histoire, les stations de travail des salariés ont été aussi changées, mais on ne leur a cette fois pas laissé le choix : c'était HP ou rien. Loura a aussi décidé de tester l'iPad comme système de remplacement des ordinateurs portables, mais personne n'a encore sauté le pas de manière définitive.
Cette décision n'est néanmoins possible que parce que Clorox n'a pas la politique de sécurité la plus stricte du monde : courriels et système de messagerie instantanée sont sur les serveurs de la société et les iPhone n'y ont jamais accès (en tout cas pas plus loin que dans le navigateur). Loura avait donc la conscience un peu plus tranquille que d'autres DSI. Son expérience montre en tout cas que doucement, les mentalités du milieu évoluent, au grand dam de RIM.
[Via : TMO]