Farm Animals Spelling a commencé sa carrière, une fois n'est pas coutume, sur l'Android Market. Lancée en décembre 2010, cette application est un titre ludo-éducatif gratuit facilitant l'apprentissage de l'alphabet et de la formation des mots, porté sur iOS sous le nom de Word and Pictures. En deux jours d'App Store, il s'en est vendu autant qu'en huit mois d'Android Market.

Un constat amer pour Foo Factory, son développeur : « sérieusement, à quoi servent les 450 000 activations quotidiennes d'Android ? ». Bien sûr, il ne s'agit là que de l'exemple d'une application dans une niche particulière : l'Android Market connaît de beaux succès (lire : Angry Birds : et de dix millions), et l'App Store n'est pas qu'un récit de belles histoires.
Cette énorme différence dans le taux de téléchargement (120 fois moins sur Android) montre cependant à nouveau le fossé qui sépare encore l'Android Market de l'App Store en termes de visibilité pour les plus petits développeurs, et les différences structurelles en matière d'habitudes de téléchargement entre les deux plateformes (lire : Développeurs : Android deux fois moins fort qu'iOS).
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Une étude menée par Flurry souligne un regain d'intérêt patent pour iOS au détriment d'Android : en cumulant les applications pour iPhone, iPod touch et iPad, 72 % des nouveaux projets se destinent à iOS, contre 28 % pour Android, au second trimestre de cette année, et iOS est en progression de 8 points par rapport au trimestre précédent.
Flurry attribue cette augmentation à l'arrivée de l'iPhone 4 chez Verizon et de l'iPad 2. En tout état de cause, cela ne facilitera pas les choses pour que l'Android Market rattrape l'App Store en nombre d'applications disponibles.

Source : Flurry
Cette année, l'ensemble des billets pour la conférence des développeurs (WWDC) est parti en tout juste dix heures (lire : La WWDC affiche (déjà) complet). La demande est de plus en plus forte.
Afin de multiplier les rencontres avec ses partenaires, Apple aurait décidé de renouer avec les Tech Talk World Tour. Il s'agit d'un événement qui permet aux développeurs de rencontrer des ingénieurs Apple pendant une journée et d'échanger.

Cet événement en 2008 était passé dans de nombreuses grandes villes, notamment Los Angeles, New York, Paris, London, Delhi, Tokyo, Hong Kong et Sydney. Apple avait remis le couvert en 2009, mais ne l'avait pas reconduit l'année dernière.
Si l'on en croit Macotakara à l'origine de cette rumeur, la firme de Cupertino chercher à porter la bonne parole au sujet d'iCloud et d'iOS 5. Contrairement aux autres éditions, l'événement serait ouvert aux étudiants.
Si vous êtes un développeur indépendant, le développement pour terminaux mobiles présente de nombreuses opportunités, sauf pour les BlackBerry de RIM. Telle est en gros la conclusion d'une étude menée par le site Freelancer.com sur plus de 100 000 offres d'emplois. Premier constat, le développement mobile se porte bien, très bien même : depuis le début de l'année 2011, le nombre d'offres dans ce domaine a augmenté de 12 %.
Sans surprise, iOS et Android attirent le plus de développeurs : près de 3000 offres pour l'iPhone, à ajouter aux 1300 offres recensées pour l'iPad côté iOS, 1700 offres pour Android. La plateforme mobile de Google est aussi celle qui connaît la plus forte croissance (20 % entre le premier et le deuxième trimestre), mais iOS n'est pas en reste et l'arrivée de l'iPhone 5 pourrait encore augmenter le nombre de demandes.

Si Android et iOS s'en sortent très bien, la situation est moins bonne pour les développeurs d'autres plateformes mobiles. Grand perdant, les BlackBerry n'ont plus la côte alors qu'ils ont longtemps bénéficié d'une communauté de développeurs riche. Ce site a compté moins de 500 annonces et ce nombre est en chute libre mois après mois. Voilà qui ne devrait pas rassurer le constructeur canadien qui vient pourtant de proposer un nouveau terrain de jeu pour les développeurs avec le PlayBook. RIM payerait-elle ses choix, ou plutôt l'absence de choix pour sa tablette ? (lire : Développer pour le PlayBook, un cauchemar ?)
La situation est encore pire pour Microsoft et Nokia. Les chiffres sont tellement bas (moins d'une centaine d'offres) qu'ils n'ont pas été pris en compte dans cette étude qui, rappelons-le, ne concerne que les développeurs indépendants.
[Via : All Things D]
Andrew Russel, développeur de jeux pour Xbox et iOS, travaille sur un port de XNA, des outils proposés par Microsoft pour simplifier le développement de jeux Xbox, Windows Phone et Windows. ExEn permet aux développeurs de passer facilement des technologies de Microsoft à l'App Store, ou même à terme à Android, même si la version actuelle n'est pas encore compatible avec le système de Google. ExEn crée également une version en Silverlight qui fonctionne directement depuis un navigateur et à terme, il pourrait permettre de créer des jeux Mac OS, mais Andrew Russel demande une aide financière aux développeurs intéressés.
Les développeurs de jeux d'arcade sur iPad peuvent désormais intégrer à leurs jeux l'iCade, cet accessoire qui transforme la tablette d'Apple en véritable borne d'arcade (lire : Toute l'actualité de l'iCade sur iGeneration). Un kit de développement est désormais proposé par le constructeur pour permettre aux développeurs de gérer les boutons physiques de l'accessoire.
[Via : BGR et Touch Arcade]
Adobe a rendu disponible le kit de développement d'AIR 2.7. Adobe AIR permet, entre autres, de réaliser des applications mobiles. La version 2.7 est compatible avec iOS 4, en plus d'Android 2.2 et de Blackberry Tablet OS.
Cette nouvelle version est plus rapide sur iOS : l'éditeur promet des rendus quatre fois plus rapides sur iOS. À la clé, de meilleures performances pour les applications utilisant le framework d'Adobe, notamment dans les animations ou encore les listes de défilement. Les meilleures performances valent aussi pour les développeurs : ces derniers peuvent compiler et déboguer leurs applications plus rapidement grâce à un nouveau mode dans AIR Developer Tool.
Gene Munster, analyste pour Pipper Jaffray, a mené son habituel sondage auprès des développeurs participant à la WWDC. Comme chaque année, ce sondage souffre d'un échantillon un peu petit pour être véritablement représentatif (45 sondés cette année sur 5 200 inscrits), mais on peut tout de même en tirer quelques enseignements en le comparant à l'édition 2008.

La moitié des développeurs iPhone sondés il y a trois ans codaient aussi pour Mac OS X : il ne sont désormais plus de 7 %. L'iPad occupe désormais 93 % d'entre eux, et Android pas loin de la moitié d'entre eux. Notons de tout de même qu'un tiers des développeurs iOS ne développement que pour la plateforme d'Apple, et que la plupart se concentrent sur trois plateformes au mieux, rappelant l'importance pour les fabricants de se situer dans ce top 3.

Si deux tiers des développeurs codent aussi sur d'autres plateformes, ils louent tous la qualité et la simplicité des outils de développement d'Apple, pensent tous qu'iOS est la meilleure plateforme du point de vue de la monétisation, et sont plus de la moitié à penser que l'OS d'Apple a le plus fort potentiel de croissance dans le futur. Ils sont néanmoins 38 % à se plaindre des limitations strictes d'Apple sur l'App Store.
Les développeurs sont donc polyglottes, mais restent fortement attachés à Apple malgré le succès d'Android : Gene Munster en conclut que « iOS est en meilleure position que le Mac ne l'était pour maintenir sa part de marché, voire l'augmenter », grâce au soutien de la communication des développeurs.
[Via AppleInsider]
Microsoft louche aussi sur les développeurs Android : quelques semaines après avoir publié un guide pour aider les développeurs iOS à porter leurs applications sur Windows Phone 7, la firme de Redmond vient de faire de même auprès des développeurs Android.
Microsoft propose désormais son outil de mappage des API pour Android, un dictionnaire listant les API d'Android et proposant leurs équivalentes sur Windows Phone 7, avec leur fonctionnement détaillé. Toutes les API ne sont couvertes — seules celles offrant des liens directs le sont — mais Microsoft assure étendre au jour le jour les domaines détaillés. Prochaine étape, les API de cartographie.
Les développeurs Android peuvent aussi consulter un livre blanc créé pour l'occasion, 90 pages destinées à vanter les mérites de Windows Phone 7 et à les convaincre de développer pour lui, et d'ainsi étendre leurs compétences. Enfin, Microsoft a embauché un « App Guy », chargé de parcourir les forums de développement et d'aider les développeurs dans leurs efforts de port.
[Via ZDNet]
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Dans l'App Store iOS, on trouve le plus souvent de petites applications qui ne proposent qu'une poignée de fonctions. D'autres s'avèrent au contraire extrêmement complètes, à l'image de cette application à destination des développeurs. App Cooker - Design Apps like a Chef! [0.9.83 – US – 39,99 € (promotion à 15,99 €) – iPad – 33,3 Mo] se veut le couteau suisse sur iPad pour développeurs. Si vous voulez développer une nouvelle application, App Cooker vous assistera à toutes les étapes du processus.
Dans la suite, aperçu en images des différents modules proposés par App Cooker…
Selon Localytics, 15 % des lancements d'application sont effectués hors-ligne : WiFi et 3G ne sont pas disponibles partout et tout le temps. Les développeurs doivent le prendre en compte de deux manières : leur application doit être utilisable hors-ligne, et ils doivent prévoir un système de statistiques fonctionnant sans connexion.
Le premier problème est en général assez bien géré : la plupart des jeux ne souffrent pas trop d'être privés d'une connexion (gardant même les scores en local, les synchronisant une fois la connexion revenue). Beaucoup d'applications d'actualités mettent en cache tous les contenus, ce qui permet de charger les dernières nouvelles avant de s'engouffrer dans le métro, et de les lire sans connexion (MacG Mobile est un bon exemple de ce fonctionnement). C'est même le grand avantage des applications natives sur les applications Web, qui utilisent rarement le stockage local (quand elles le peuvent).
Le deuxième problème est plus complexe : la plupart des systèmes de statistiques ne prennent pas en compte la perte de connexion. Localytics met ici en avant sa solution, capable de sauvegarder toutes les interactions hors-ligne et de les synchroniser plus tard. C'est un biais que le développeur doit garder en tête : il lui faudra soit trouver un système similaire, soit corriger légèrement ses chiffres, et accepter d'avoir des données peu fiables sur la mesure de l'engagement (nombre d'articles lus, temps passé dans l'application, etc.).