Éric Schmidt aura pêché par excès d'optimisme lorsqu'il pronostiquait un renversement de tendance à court terme chez les développeurs d'applications mobiles. Lors de la conférence LeWeb en décembre 2011, Schmidt suggérait que sous six mois on verrait probablement des applications importantes arriver d'abord sur Android, et non plus en priorité sur iOS : « Au final, les fournisseurs d'applications sont attirés par le volume et le volume est favorisé par l'approche ouverte de Google. Il y a tellement de fabricants à l'échelle mondiale qui travaillent sur des téléphones Android ».

Comme prévu, Apple rend disponible ce soir la version GM d'iOS 5. La build 9A334, réservée aux développeurs, est la version finale d'iOS 5, et ne peut s'installer que par iTunes, et non pas en OTA.

iOS 5 sera disponible pour tous sur iPod touch 3G et 4G, iPad et iPad 2, iPhone 3GS et iPhone 4 le 12 octobre.
Dans la foulée, Apple a publié la GM de Xcode 4.2 : les développeurs vont donc pouvoir soumettre leurs applications iOS 5.
« In the box » est un projet français open-source permettant d'exécuter des applications Android sur iOS. C'est un port de la machine virtuelle Java d'Android, Dalvik, et des APIs de Gingerbread sous la forme d'un compilateur prêt à être utilisé dans Xcode.

Le développeur doit d'abord coder son application avec le SDK Android (accessible sur Mac), puis utiliser In the Box dans Xcode pour exécuter son application sur iOS — et accessoirement pouvoir la soumettre sur l'App Store, Apple autorisant la pratique (le système rappelle celui utilisé par Adobe pour compiler des applications iOS depuis Flash).
Le projet n'en est encore qu'à ses balbutiements et ne peut pas encore être téléchargé. S'il s'avérait viable, il pourrait cependant jeter un petit pavé dans la mare.
MacNews s'émeut qu'iMovie pour iPad nécessite d'activer les services de localisation pour fonctionner. La chose n'est en fait pas nouvelle : la plupart des applications travaillant avec vos photos et vidéos aura besoin d'accéder aux services de localisation depuis iOS 4. Le problème est double : d'une part l'incompréhension de l'utilisateur face à des messages peu clairs, d'autre part l'agacement du développeur face à des limitations d'iOS. Explications.

L'iPhone OS 4 apporte plus de 1.500 nouvelles APIs pour les développeurs, et plus de 100 nouveautés pour l'utilisateur, et sera donc la mise à jour la plus importante depuis la création du système d'exploitation mobile d'Apple.

Stévan Le Meur, ingénieur d’étude et développement iPhone de Dsquare, agence intégrée de Niji, qui accompagne ses clients dans la création de services innovants cross-média reposant sur les technologies de la convergence (web, mobiles, IPTV, etc.), nous aide à décrypter quelques-unes des nouveautés de cette nouvelle mouture d'iPhone OS.
Pour les développeurs qui ont déjà fait leurs armes sur l'iPhone, le passage à l'iPad serait, presque, une promenade de santé. Car si la tablette emprunte beaucoup au smartphone pour le logiciel, interface et ergonomie en revanche doivent être complètement repensées pour profiter de son plus grand écran, voire tirer profit de ses performances. Thomas Sarlandie connaît bien iPhone OS pour avoir rédigé un livre sur sa programmation.

Mais ce sont surtout les applications produites par Backelite, une société parisienne dont il est le directeur technique, qui sont connues des utilisateurs d'iPhone. Le portefeuille de clients de Backelite a des airs de Who's Who de l'App Store français : Le Monde, Allociné, SNCF Direct, Voyages SNCF, Le Point, 20 Minutes, Marmiton, Logic-Immo… Thomas Sarlandie explique les opportunités qu'offre la tablette d'Apple et le défi que pose pour quelques jours encore le développement d'applications iPad lorsqu'on n'a pas l'appareil entre les mains pour tester et valider de toutes nouvelles idées…
Apple a semble-t-il lancé une chasse à grande échelle des sites revendant des « droits à l'installation » des bêtas d'iOS. Ces sites font le commerce d'enregistrements dans les comptes développeurs, ouvrant le droit à une installation des versions bêta d'iOS. Et enfreignent au passage les conditions d'utilisation des comptes développeurs et les accords de confidentialité d'Apple.

Chaque compte développeur iOS peut enregistrer les identifiants uniques (UDID) de 100 appareils iOS ; une fois enregistrés, ces appareils peuvent utiliser les versions bêta d'iOS. L'enregistrement ne pouvant être modifié ou supprimé pendant un an, les places sont limitées. Cette rareté a créé une véritable petite industrie autour de la commercialisation des enregistrements ou slots. Certains n'hésitent pas à acheter plusieurs dizaines de comptes développeurs pour vendre les slots libres, en général à 6 ou 7 € l'unité : à 79 € le compte, la plus-value s'élève à plus de 500 € par compte. Et par an.
Andy Baio a publié il y a quelques semaines un article sur Wired mentionnant ces pratiques, prenant l'exemple de cinq sites américains. L'un d'eux par exemple avait enregistré 23 comptes développeurs, soit 20 600 $ (16 800 €) de bénéfice annuel. Depuis la parution de cet article, plusieurs sites ont disparu : le CEO de l'hébergeur Fused a remarqué qu'Apple avait en ce moment « la main lourde » en matière de dépôt de requêtes DMCA, des demandes de suppression de contenus enfreignant la propriété intellectuelle. MacStories, qui a contacté deux propriétaires de ces sites, confirme qu'Apple est bien en train d'œuvrer à la fermeture de ces plateformes.
Après s'être attaqué directement aux comptes développeurs l'an passé (lire : iOS 5 : Apple fait la chasse aux resquilleurs), Apple ouvre donc un nouveau front. Dans le jeu du chat et la souris, la firme de Cupertino a décidé de ralentir au maximum la souris : il est facile d'ouvrir un nouveau compte développeur si on a encore un site pour revendre les enregistrements ; si le site n'existe plus et qu'il faut enregistrer un nouveau nom de domaine et ouvrir un nouvel hébergement, la marge diminue et l'opération devient de moins en moins intéressante. Si quelques sites sont encore en activité, certains se sont d'ores et déjà recyclé dans l'indexation de fichiers torrent permettant de télécharger les versions bêta d'iOS 6, laissant aux utilisateurs le soin de trouver comment les activer (ce qui il est vrai est de moins en moins compliqué).
Apple a rappelé à plusieurs reprises que la distribution des slots développeurs était « interdite et pouvait être sujette à des poursuites au civil et au pénal. » La commercialisation de ces enregistrements a engendré un problème majeur pour les développeurs : on ne compte plus les commentaires désagréables et les notes basses dans l'App Store par des utilisateurs ayant visiblement des difficultés à comprendre que le propre d'une version bêta d'un système est d'être instable et de provoquer des incompatibilités avec certaines applications.
Après Twitter dans iOS 5, Apple intègre (enfin) le plus gros réseau social au monde dans iOS 6. Facebook sera présent un peu partout dans le système mobile d'Apple à partir du moment où vous enregistrez vos identifiants (lire : Aperçu en images d'iOS 6 : première partie).

Par un très bref billet sur le blog des développeurs, Jason Clark évoque la sortie prochaine d'une toute nouvelle version du SDK Facebook. Ce kit de développement permet aux développeurs d'intégrer facilement le réseau social à leurs applications, comme pour le partage Facebook dans nos applications mobiles.
Les détails restent encore à découvrir, mais on imagine que cette mise à jour utilisera les données enregistrées au niveau d'iOS, plutôt que de demander à l'utilisateur ses identifiants à chaque fois. Le partage Facebook pourra également se faire sans ouvrir l'application iPhone ou iPad du réseau.
Le réseau social continue également ses emplettes. Après l'achat d'Instagram, Facebook s'est offert pour environ 60 millions de dollars Face.com, un service de reconnaissance de visages qui devrait simplifier l'association de photos aux profils correspondants. Ce service prend aujourd'hui la forme d'un site Internet et d'une application iOS : KLIK by Face.com (Gratuit). Dans les deux cas, un compte Facebook est obligatoire et la reconnaissance se fait sur les photos associées à votre compte.

« Développeurs , développeurs, développeurs, développeurs ceci, développeurs cela, développeurs toujours », à chacun son anaphore, et celle de Steve Ballmer au Windows Phone Developer Summit sera destinée à marteler l'importance du Marketplace. Les applications, nerf de la guerre des écosystèmes mobiles, seront à l'honneur de cet événement qui sera organisé le 20 et le 21 juin prochain à San Francisco.

La boutique de Microsoft a récemment passé le cap des 80 000 applications disponibles, ce qui en fait une troisième distante derrière Google Play et iOS. La firme de Redmond n'a pas économisé ses efforts pour atteindre ce résultat, incitant d'ailleurs financièrement les développeurs à participer à cet écosystème. À l'occasion de cette conférence et à quelques mois de la commercialisation de Windows 8 et de Windows RT, Microsoft pourrait aussi détailler un peu plus les changements à attendre de Windows Phone 8.
[Via Cnet]

Application destinée aux développeurs de tous horizons, mais qui ont un iPad (avant de prochaines versions iPhone puis Android), StackTrace [1.1 (43) – US – 3,99 € – iPad – iOS 5 – 21,1 Mo – BigBig Bomb LLC] a été mis à jour. Il s'agit de corrections de bugs de jeunesse, cette app ayant moins d'un mois.
StackTrace permet de naviguer parmi les millions de questions et réponses du site Stack Overflow. Ouvert à tous, il recueille les questions de développeurs en butte à un problème technique, et chacun peut apporter sa solution.

StackTrace, comme le site, n'oblige pas à la création d'un compte utilisateur, on peut s'abonner à un tag pour suivre des échanges autour d'une thématique, le code recherché est mis en évidence dans les échanges et l'on peut partager les extraits proposés par email.

En revanche, il est impossible de prendre part à une discussion, l'application est avant tout une visionneuse dotée d'un moteur de recherche. La faute à l'API associée au site qui ne propose pas encore le nécessaire pour permettre aux applications tierces des fonctions d'écriture. Une version iPhone devrait suivre, et les développeurs de StackTrace entendent bien s'installer aussi sur Android.