Andy Rubin, le monsieur Android de Google, est confiant dans la stratégie de son groupe. Pour lui, ce n'est qu'une question de temps avant qu'Android dépasse des systèmes propriétaires comme ceux d'Apple et de Research In Motion (RIM). C'est un phénomène mécanique selon lui. Plus vous avez de partenaires qui vendront des appareils équipé de votre système d'exploitation, plus ils se vendront, déclare en substance, Andy Rubin.
Interrogé par le New York Times lors d’une conférence de presse, au sujet des déclarations de Steve Jobs : « Les gens qui veulent du porno peuvent acheter [un] téléphone Android », le vice-président de Google a rapidement botté en touche, mais n'a pas manqué d'égratigner Apple par la suite.
Il a comparé indirectement le modèle d'Apple (le tout fermé) à celui de la Corée du Nord et estime qu'Android doit son succès au fait que cela soit une plate-forme ouverte. Par ailleurs, il a affirmé qu'Android 2.2 offrira une prise en charge complète de Flash. Il a également insisté sur le fait que les développeurs ont les mêmes outils à leur disposition que les ingénieurs de Google (API, SDK…).
En somme toute, la différence entre Apple et Google se résume d’après lui en une seule phrase : «Lorsque l'on est ouvert, on n'a pas de secret». D’ailleurs, Andy Rubin n’a pas hésité à blaguer en demandant lors de la conférence à l’un de ses ingénieurs s'ils n’avaient pas oublié le prototype du prochain smartphone de Google dans un bar… Si cela devait se produire, il serait alors vraiment heureux que la presse mette la main dessus et en fasse ses choux gras…
Démonstration est faire en vidéo qu'Android peut fonctionner sur un iPhone (un Edge dans le cas présent). Une installation réalisée sur un kernel Linux. Le démarrage prend un peu de temps, la navigation dans l'interface n'est pas optimisée en terme de fluidité, mais l'essentiel fonctionne relativement bien.
via MacBidouille
Boston ! Tel sera le nom du premier smartphone Android commercialisé sous la marque Orange. D'après Les Échos à l'origine de cette information, le terminal devrait être en vente d'ici quelques jours en Espagne, en Grande-Bretagne, en Pologne et en Roumanie. On ignore si ce téléphone sera commercialisé dans l'Hexagone.
Avec cet appareil, Orange vise l'entrée de gamme. Il ne coûterait que 120 € à produire. Il sera vendu 1 € avec un forfait. Au niveau des caractéristiques, rien de bien surprenant : un APN de 5 mégapixels, un écran de 3,2 pouces, un processeur Qualcomm à 600 MHz, GPS, Bluetooth, Wi-Fi 802.11b/g… L'appareil serait très similaire au Gigabyte GSmart G1305 Codfish.

Alors, Orange fervent supporter d’Android ? Pas vraiment si l’on se réfère à plusieurs clients mécontents de la politique commerciale de l’opérateur concernant le système d’exploitation de Google. La société commercialise actuellement plusieurs modèles, notamment les HTC Hero et Tatoo, qui sont dépourvus de certaines applications phares d’Android : Gmail, Gtalk (tous deux remplacés par des logiciels maison) et YouTube.
Le but «inavoué» de l’opérateur ? Faire gonfler la facture téléphonique des utilisateurs. En effet, ils sont ainsi contraints d’utiliser le logiciel de messagerie fourni par Orange et doivent par conséquent prendre une option supplémentaire pour avoir le mail illimité.
Il faut savoir que l’application Gmail incluse dans Android, contrairement à la plupart des clients mail, ne s’appuie pas sur les protocoles POP ou IMAP. La politique d’Orange est d’autant plus énervante qu’il est très difficile d’installer soi-même certains des logiciels en question. Ils sont considérés par Google comme des composantes de son système, et ne peuvent se télécharger simplement sur l’Android Market.
Aux États-Unis, les études sur l'évolution du marché des smartphones se suivent et se ressemblent. La dernière en date réalisée par ComScore en février confirme la montée en puissance d'Android, le recul de Microsoft et la stagnation d'Apple.

La part de marché d'Android est passée de 3,8 % en novembre dernier à 9 % en février, un succès qui n'est certainement pas dû au Google Nexus One, dont les ventes peinent à décoller.
HTC et Motorola semblent être les deux entreprises qui bénéficient le plus de cet engouement. Peter Chou a déclaré que sa société connait actuellement une forte croissance aux États-Unis. Sans entrer dans les détails, le P.D.G. de HTC a indiqué que la croissance enregistrée aux États-Unis est nettement plus forte que dans les autres régions du monde. Il a révélé que son groupe avait écoulé l'année dernière entre 5,5 et 6 millions de smartphones aux États-Unis. HTC ne compte pas s'arrêter en si bon chemin et mise beaucoup à moyen terme sur le marché chinois. Elle espère écouler sur ce marché via sa filiale Dopod, sa filiale chinoise, 4 à 5 millions de smartphones l'année prochaine.
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D'après une étude du cabinet d'analyse Canalys, iPhone OS se serait arrogé 15 % du marché des smartphones l'année dernière, derrière Symbian OS (47 %) et l'OS de Research In Motion (21 %). Cependant, si Symbian vend deux fois plus d'appareils que RIM, cette dernière et Apple bénéficient d'une croissance supérieure à celle du système de Nokia : en se basant sur une croissance constante, RIM et Apple pourraient dépasser Nokia dans trois ans.
Windows Mobile en revanche continue de perdre des plumes avec une baisse de 5 % de ses parts de marché en 2009, mais c'est Android qui pourrait bien décrocher la timbale : le système d'exploitation de Google est distribué sur les appareils de Motorola, Dell, HTC et Samsung, et la multiplicité des appareils lui donne mathématiquement l'avantage. Cependant, le modèle économique de Google ne permet pas de faire des comparaisons brutes en termes de rentabilité au niveau des ventes, puisqu'à l'inverse de ses concurrents, elle ne gagne rien sur la vente directe des appareils exploitant son OS.

Source : The Street
Avec pas moins de quatre versions différentes exploitées simultanément (1.5, 1.6, 2.0 et 2.1), on est tenté de penser que le système d'exploitation de Google souffre de trouble de la personnalité multiple. Les raisons, elles aussi, sont multiples : matériel, opérateur, zone géographique, personnalisation des logiciels, et faculté des fabricants à transmettre des mises à jour rapidement, tout concourt à une hétérogénisation des versions installées.
D'après Engadget, Google compte y mettre bon ordre avec les deux versions majeures à venir, Froyo (mot-valise pour "frozen yoghurt", yaourt glacé) et Gingerbread (pain d'épice). Celles-ci permettront aux utilisateurs d'Android de faire des mises à jour partielles de leur système (les applications standards comme certains composants système) via l'Android Market.
Par la suite, Google ralentira le rythme de ses mises à jour, le système sera parvenu à maturité et Google se penchera sur les applications et les fonctionnalités.
Source : Engadget
Dans une interview donnée à Forbes, Peter Chou, le PDG de HTC, se dit « très content » du Nexus One, le téléphone que la société taïwanaise fabrique pour Google.
Ce n'est pas pour les chiffres de vente que Chou peut être content : moins de 200.000 exemplaires du Nexus One se sont vendus, la faute peut-être à son modèle de vente directe auprès de Google uniquement sur Internet (lire : Le Nexus One : toujours un flop ?).

Non, si le PDG de HTC est content, c'est parce que ce partenariat a permis de mettre en évidence le rôle de sa société dans le domaine des smartphones, alors que HTC a toujours souffert d'un manque d'image, qui lui vaut aujourd'hui son slogan ironique « Quietly brilliant », « discrètement génial ». Le partenariat avec Google aurait permis à HTC de nouer des liens avec d'autres sociétés.
Ce travail serré avec les équipes de Google a aussi permis à HTC d'acquérir une très grande connaissance du système Android, point capital dans la course face à ses concurrents. Car si le Nexus One se vend plutôt mal, HTC a désormais toute une ligne de smartphones sous Android, qui eux, ne se vendent pas trop mal.
Voilà la rumeur la plus étrange de la journée : alors que Palm est dans une situation très préocuppante (lire : Palm touche le fond), certains pensaient savoir que la société de Jon Rubinstein comptait passer à Android.

La faute en viendrait à un courriel qui citerait un mémo que le PDG de Palm aurait envoyé à ses équipes en charge du développement logiciel : « Si Palm est incroyablement fier de ses ingénieurs, qui n'ont pas compté leurs heures et leurs efforts pour créer [webOS], les consommateurs n'ont pas accroché. [Pour notre avenir et celui de nos clients], le seul choix logique est une transition de notre logiciel et de notre matériel vers la plateforme Android », avec dans la suite du courriel, l'évocation de l'adaptation du look-and-feel de webOS sous la forme d'une surcouche de l'OS de Google.
Une nouvelle stratégie qui aurait dû être publiée hier, ce qui n'a pas été le cas. Du côté de Palm, on avoue être particulièrement étonné de cette information, et il est vrai que l'on se demande pourquoi Palm abandonnerait webOS. Le système mobile de Palm, qui souffre d'un déficit d'applications, a récemment gagné un PDK (Plugin Development Kit) qui permettra la création d'applications « lourdes », et notamment de jeux, mais la mayonnaise ne prend toujours pas.
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Selon une étude d'AdMob portant sur 104 réponses à un questionnaire envoyé aux éditeurs utilisant ses services, plus de 70 % des développeurs iPhone ont l'intention de créer une application pour Android dans les six mois à venir.
La portion de développeurs multi-plateformes devrait passer de 31 à 47 % sur la même période, la majorité ajoutant Android à leur tableau de chasse existant. A l'inverse, 48 % des développeurs Android envisagent de développer pour l'iPhone.
Une bonne portion d'entre eux s'est fraîchement convertie au développement pour appareils mobile, puisque 49 % s'y sont mis depuis moins d'un an.

En Amérique du Nord, l’écart entre l’iPhone et les téléphones sous Android devrait considérablement se resserrer cette année, si l’on se fie aux projections de vente de Canalys.
Sur le segment des smartphones, Apple devrait disposer cette année d’une part de marché de 21,3 %, contre 23,1 % en 2009. De son côté, la part de marché des téléphones équipés d’Android devrait quasiment doubler et passer de 9,7 % à 18,9 %. RIM devrait également perdre du terrain, si l’on se fie à cette étude.

iPhone OS, Android et BlackBerry OS devraient être au coeur de plus de 8 smartphones sur 10 vendus cette année outre-Atlantique. À noter que cette étude prévoit quand même un sursaut des ventes d’appareils équipés de Palm OS et un recul de Windows Mobile.