Selon Jon Oberheide, le chercheur en sécurité dont les applications Android ont été effacées à distance (lire : Android : Google supprime deux applications à distance), Google a aussi la possibilité d'installer des applications à distance sur les téléphones Android.

« Je ne sais pas pourquoi [cette fonction] a été prévue. Ils se sont peut-être dit que puisqu'il y avait un mécanisme de suppression, c'était facile de mettre un mécanisme d'installation aussi », explique-t-il. Il y a donc une fonction REMOVE_ASSET, mais aussi une fonction INSTALL_ASSET, dont Google ne s'est a priori jamais servi.
Pour Rich Canning, patron de la sécurité sur Android, la fonction de suppression d'une application à distance est une fonction augmentant la sécurité des utilisateurs, permettant à Google de supprimer rapidement une application qui injecterait du code malicieux ou récupérerait trop d'informations personnelles. Mais Oberheide comprend un peu moins le but de la fonction d'installation à distance : « si des gens ont trouvé à s'émouvoir de la fonction qui permet à Google de supprimer une application à distance (j'en retiens le potentiel sécuritaire), je me demande ce qu'ils vont penser de [la possibilité d'installer à distance] ».
Les utilisateurs sont peut-être en effet un peu moins prompts à lire le changelog de quelque chose qui sera présenté comme une mise à jour. Cette fonction pourrait laisser la possibilité à Google de forcer l'installation d'une application.
Rich Canning, responsable du département sécurité de l'équipe Android, s'est fendu d'un billet de blog pour expliquer pourquoi Google avait procédé à la suppression à distance de deux applications non pas sur l'Android Market, mais directement sur les téléphones dotés de l'OS de la firme de Moutain View.
Ces deux applications ont été développées par un chercheur en sécurité : leur description était volontairement fausse, et il voulait savoir à quel point les utilisateurs allaient télécharger les applications simplement au vu de leur descriptif. Les applications en elles-mêmes étaient des coquilles vides, n'accédant pas aux données personnelles des utilisateurs.
Le chercheur a supprimé de son propre chef les applications de l'Android Market, mais Google a jugé bon de finir le travail en supprimant à distance les copies encore installées sur des téléphones.
Pour Canning, il s'agit d'une démonstration d'un mécanisme qui pourrait servir si une application malicieuse passait le filtre de la validation de l'Android Market, et posait un problème de sécurité. Mais après l'affaire 1984 sur l'Amazon Kindle (lire : Kindle : Amazon efface des livres à distance), on se doute que beaucoup vont juger cette manipulation comme une véritable intrusion injustifiée.
Comme toujours, la balance entre sécurité, liberté et vie privée est difficile à évaluer pour des sociétés qui doivent laisser un maximum de latitude à leurs clients, sans pour autant compromettre leurs données, auquel cas elles seraient tenues pour responsables. On rappellera qu'Apple possède un mécanisme similaire sur iOS, mais qu'elle n'en a jamais fait usage, préférant une politique proactive très dynamique de validation App Store.
Lors de la présentation du Droid x, un responsable de Google a annoncé que 160 000 appareils équipés d'Android étaient activés chaque jour. Il y a à peine un mois lors de la conférence Google I/O, le géant de l'internet avait fait savoir qu'il avait un rythme de 100 000 activations par jour.

Des chiffres impressionnants. Cela fait un rythme de près 5 millions d'appareils par mois et de 60 millions par an. À titre de comparaison, il a fallu plus de trois ans à Apple pour commercialiser plus de 100 millions de produits dotés d'iOS.
Google recense actuellement 60 terminaux équipés d'Android. La société travaille en partenariat avec 21 OEM et 59 opérateurs de téléphonie mobile dans 49 pays.
Le Dell Streak (ex-Mini 5), est une tablette sous Android entre téléphone et tablette : il sait téléphoner, mais a un écran 5". Il a reçu de plutôt bonnes critiques, et a donc déjà des clones, comme le Acrop EM501R, une tablette sous Android qui ne coûte que 88 $ (pour un achat par 1.000, mais quand même).
Il n'utilise qu'une puce Rockchip à 600 MHz, mais un processeur plus puissant est prévu pour la fin de l'année, et il peut lire la vidéo 720p. On retrouve HDMI, microSD et Wi-Fi, mais aussi un écran tactile résistif, ce qui veut dire stylet. Il est livré avec Android 1.5, mais devrait être mis à jour avec Android 2.2 « Froyo », que l'on devrait voir dans beaucoup de tablettes ces prochains mois.
On ne sait pas encore s'il s'appelera Droid 2 ou Droid X, mais la nouvelle génération du smartphone qui a remis Motorola en selle et été un écrin mettant en valeur Android devrait être présentée le 23 juin. Oui, la veille de la sortie de l'iPhone 4, pari à double tranchant.

Le carton d'invitation n'est pas sans rappeler des choses que l'on a vu chez Apple pour la promotion de l'App Store, et la liste des invités fait pied de nez à la firme de Cupertino, puisqu'en plus de Motorola, qui fabrique le téléphone, Google, qui fournit l'OS, et Verizon, qui fournit le nom et le réseau cellulaire, on trouvera Adobe, qui viendra certainement parler du support de Flash sur Android sur le nouveau Droid.
[MàJ@00h00] Droid 2 et Droid X seront en fait deux téléphones différents. Le Droid 2 reprendra la majeure partie des fondations du Droid, supprimant le pad de son clavier complet. Le Droid X sera complètement différent : ce téléphone avec un écran 4,4" 854x480 est le concurrent du HTC EVO selon Motorola, avec sa caméra 8MP et son processeur 1GHz (peut-être un OMAP 3630).

Le patron de la division mobiles de Motorola, Sanjay Jha veut accélérer la feuille de route de Motorola de manière agressive, et ne compte pas se reposer sur les lauriers du Droid (lire : Le Droid se vend toujours aussi bien). Il veut ainsi sortir le premier smartphone avec un processeur cadencé à 2GHz d'ici la fin de l'année, de préférence sous Android.

Quitte à faire, autant que ce smartphone soit équipé du meilleur : une puce NVIDIA Tegra pour les performances graphiques, le support de Flash 10.1, l'enregistrement HD, et un gyroscope — il faut espérer que la batterie sera à l'avenant.
Avec un peu de recul, le Droid est le premier téléphone Android à connaître un succès commercial significatif. Alors qu'il est sorti en fin d'année dernière, le smartphone de Motorola continue à se vendre comme des petits pains.

Sanjay Jha, le co-PDG de Motorola, a récemment déclaré : « Les ventes de Droid sont très bonnes. Si je pouvais en fabriquer plus, j'en vendrais plus ». Il a déclaré que sa société, tout comme HTC, faisait face à une pénurie de composants sur toute la chaine de fabrication.
Par ailleurs, Sanjay Jha a fait savoir que deux des quatre smartphones qui sortiraient cette année seraient équipés d’une caméra frontale permettant de faire de la vidéo-conférence. Jusqu’à présent, cette fonctionnalité n’a jamais vraiment décollé sur les téléphones. Apple, Google, Motorola et les autres vont-ils réussir à démocratiser cette fonctionnalité ?
[via Reuters / Image : Anthony Dunn Photography]
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Si au premier trimestre 2010, il s'est vendu plus de smartphones sous Android que d'iPhone aux États-Unis, la répartition des forces dans le parc installé de smartphones est toute autre. De l'autre côté de l'Atlantique, il y a trois fois plus d'iPhone en circulation que de smartphones Android, selon la dernière étude de l'institut Nielsen.

Ce n'est pas une surprise : le premier téléphone sous Android, le HTC Dream / G1 n'est arrivé sur le marché que le 22 octobre 2008, un an et demi après le premier iPhone. Sa très forte croissance des derniers mois n'a pas permis à l'OS de Google de rattraper l'iPhone : celui-ci continue sa progression.
Selon Nielsen, les utilisateurs d'iPhone OS et d'Android ont des profils très proches, un point les rapprochant étant leur fidélité à l'OS qu'ils utilisent : 70 % des utilisateurs d'Android compte bien remplacer leur téléphone par un autre téléphone utilisant le système de Google, tandis que 80 % des utilisateurs d'iPhone resteront chez Apple. Le phénomène de switch est deux fois plus important dans le sens Android vers iPhone (14 %) que dans le sens iPhone vers Android (7 %).

Les utilisateurs de BlackBerry et de Windows Mobile sont beaucoup moins fidèles (respectivement 47 % et 37 % de fidélité), ce qui explique peut-être en partie le léger repli de leur part d'utilisation, parfait miroir de l'augmentation de l'utilisation d'Android et de l'iPhone.
Après le téléphone, la tablette : Samsung a décliné son Galaxy en Galaxy Tab, une tablette à écran 7". Comme le Galaxy, la Galaxy Tab utilise Android, avec la surcouche TouchWiz.

La Galaxy Tab a été annoncé sur le compte Twitter de Samsung Afrique du Sud, certains détails sur sa configuration restent donc à éclaircir. Cela fait néanmoins longtemps qu'une tablette Samsung est en chantier, sous le nom de code de SPad. La Galaxy Tab a donc très certainement un écran AMOLED tactile, et un processeur ARM qui serait proche de celui de l'iPad.
Cette tablette étant à la limite du cahier des charges de Google, elle n'aura pas d'Android Market, mais un Samsung App Store, le temps certainement que Google se décide à supporter officiellement les tablettes sous Android. A priori, la Galaxy Tab sera disponible dès le mois prochain.
Sur le blog officiel des développeurs Android, Dan Morrill, manager open-source et compatibilité de l'OS mobile de Google, tient à revenir sur le concept de fragmentation d'Android développé ces derniers mois par les observateurs. Pour lui, c'est simple, la fragmentation d'Android est un mythe.
« Parce que ce mot veut tout dire, il ne veut rien dire, il est donc inutile », commente-t-il. Il est vrai que le terme regroupe différentes acceptions : il désigne un écosystème avec trop de versions différentes du même OS, trop d'APIs incohérentes entre les appareils, différentes versions du même logiciel, ou des interfaces graphiques différentes.
« Les articles sur la fragmentation […] n'ont rien à voir avec la réalité », ajoute-t-il, s'avançant peut-être un peu vite. Android a connu six mises à jour majeures en 19 mois, et 4 versions différentes du système sont aujourd'hui disponibles sur différents téléphones. Certaines applications peuvent donc s'installer sur certains téléphones, mais pas d'autres.
Est-ce que la « fragmentation est un croque-mitaine […] agité pour faire peur aux jeunes développeurs » ? Morrill pense que oui, et que si fragmentation il y a, Android n'en a rien à craindre, car il fournit des outils permettant de distribuer des applications à certains téléphones sans les montrer aux autres, et que la plupart des applications fonctionnent sur les différentes versions d'Android disponibles. Le nom Android ne peut être utilisé que si l'intégrateur respecte un certain nombre de spécifications, ce qui empêche la dégradation de son image de marque dans des cas extrêmes.
Morrill ne répond cependant pas totalement à cette question. Andy Rubin, patron d'Android, répond au premier problème de fragmentation d'Android, celui du nombre de versions en circulation : après Android 2.2, le rythme de développement d'Android se calmera, avec des mises à jour majeures annuelles. Ce sera donc aux développeurs de prendre la relève avec leurs applications.
Il ne répond cependant pas au deuxième point, celui des interfaces graphiques, presque chaque intégrateur ajoutant sa surcouche graphique à Android (Motorola et Motoblur, HTC et Sense, Dell, etc.), recréant une interface qui ralentit la transition entre différents téléphones sous Android, et qui ralentit surtout la mise à jour d'Android sur un même téléphone, le temps que la surcouche soit mise à jour.