Une "source proche de Microsoft" a livré un argumentaire en sept points visant à démontrer qu'Android n'est pas aussi gratuit qu'on voudrait bien le croire, recelant nombre de coûts cachés. Et si Microsoft était en train de renouer avec ses vieux travers ?

Suivant l'exemple d'Apple, Samsung a triomphalement annoncé avoir vendu 1 million d'unités de son Galaxy S aux Etats-Unis en 45 jours, auquel il faut ajouter un autre million vendu en 19 jours au niveau mondial. Ce smartphone sous Android 2.1 est comparable à l'iPhone 4 en termes de placement produit : il est équipé d'un processeur Hummingbird à 1 GHz (une puce proche de l'A4 d'Apple) et d'un écran Super-AMOLED 4" 800x480.

Le succès de ce téléphone, quoique moins impressionnant que celui de l'iPhone 4 (1,7 million d'unités vendues en trois jours dans 5 pays) tient dans une stratégie de partenariat avec les opérateurs ambitieuse : il est vendu sous le nom de Vibrant chez T-Mobile et sous le nom de Captivate chez AT-T (les deux opérateurs, bien qu'opérant en GSM/UMTS, émettent sur des bandes différentes), et sera bientôt disponible dans une version CDMA chez Verizon et Sprint. Il est vendu dans plus de 130 pays.
Malgré un mini GPS-gate (des problèmes récurrents de positionnement GPS et de qualité de l'accroche du signal GPS) et une surcouche graphique accueillie assez fraîchement, le Samsung Galaxy S semble donc être le téléphone Android le plus populaire.
En France, Samsung a lancé son Galaxy S après une certaine déception causée par le Galaxy. Alors qu'il est deuxième fabricant mondial de téléphone, Samsung ne possède que 8 % des parts du marché des smartphones en France, marché dominé de la tête et des épaules par Apple : un smartphone sur deux vendu en France est un iPhone. Au niveau global, Apple s'octroie 26 % du marché de la téléphonie en France, contre 25 % pour Samsung. Samsung ne manque cependant pas d'ambitions : en inondant le marché de différents modèles sous Android et Bada, son OS maison, la firme coréenne estime pouvoir atteindre les 50 % de parts de marché dans le domaine des smartphones dès le début 2011.
De nouvelles statistiques montrent que si les smartphones Android se vendent désormais mieux que l'iPhone, l'usage des deux plateformes est différent. La BBC a levé le voile sur les statistiques d'utilisation de son service de catch-up TV iPlayer, contrainte et forcée par une demande tombant sous le coup du Freedom of Information Act (loi sur la liberté d'accès aux documents administratifs, la BBC étant un organisme public). Ce service, très populaire en Grande-Bretagne, est accessible sur iPhone comme sur les smartphones Android, du moins depuis le 23 juin 2010 pour ces derniers.
En juillet 2010, 1.106 appareils Android en moyenne (avec un pic à 1.896) ont visité le service de la BBC chaque semaine, pour un total de 6.400 programmes fournis. Le Dell Streak étant le seul MID d'importance sous Android à avoir été lancé en Grande-Bretagne, nous arrondirons ce chiffre pour considérer que les seuls smartphones sont responsables de ces visites.
En comparaison, 230.016 appareils iOS en moyenne ont visité iPlayer chaque semaine (avec un pic à 248.700), pour un total de 5.272.464 programmes fournis. Cette fois, il faut soustraire l'iPod touch et l'iPad : environ 60 % des appareils iOS vendus sont des iPhone, un chiffre surestimant légèrement iPod touch et iPad. Si l'estimation reste grossière, l'iPhone est donc utilisé 125 fois que les smartphones Android sur iPlayer.
C'est une version HTML5 d'iPlayer qui est affichée à l'utilisateur iPhone — la BBC a fait le choix de laisser l'accès classique en Flash pour Android, ce qui limite le choix à deux modèles : le Nexus One et le HTC Desire sont les seuls modèles vendus en Grande-Bretagne disponibles sous Android 2.2, et pouvant donc exécuter du contenu Flash. L'énorme différence dans les statistiques d'utilisation des deux plateformes peut s'expliquer en partie par les chiffres de vente, mais tend aussi à confirmer que l'usage des deux plateformes est différent (lire : Android, concurrent des « dumbphones » plutôt que de l'iPhone ?).
Ces chiffres relancent aussi le débat sur la pertinence de Flash sur mobiles, iOS ou pas : les appareils n'ayant pas Android 2.2 ne peuvent exécuter ce contenu, et les appareils les plus anciens sur lesquels on aurait installé Flash risquent d'avoir des difficultés à le lire (lire : Flash sur mobile : une copie à revoir d'urgence). Les appareils sous Android ne peuvent pas basculer sur la version HTML5 : la BBC va développer une application Android, ôtant ainsi toute raison d'être à Flash.
L'iPhone a donc eu le droit à son application native parce qu'Apple ne supportait pas le Flash, et Android va avoir le droit à son application native parce qu'il supporte le Flash, mais qu'il le supporte mal. Voilà qui illustre la complexité de la situation, et qui offre un exemple de plus de l'inadaptation de Flash sur les mobiles (quelle que soit la plateforme logicielle concernée) dans l'état actuel de son implémentation — ce qui ne veut pas dire que la situation ne pourrait pas être différente si Adobe changeait des choses.
Le visionnage de la télévision en mobilité reste toutefois une pratique peu démocratisée : un sondage mené aux États-Unis par Morpace montre que seuls 10 % des personnes interrogées ont déjà regardé la télévision sur leur mobile.
Joe Hewitt, l'ancien développeur de Facebook pour iPhone, avait fortement critiqué à plusieurs reprises le système de validation d'Apple. L'année dernière, il avait fini par rendre son tablier. Depuis il s'est frotté à Android et a semble-t-il rapidement déchanté si l'on en croit certains de ses gazouillements.
Le plus violent est sans doute celui-ci : "Les outils de développement d'Android sont épouvantables, le système d'exploitation est hideux, mais l'absence de Big Brother me disant quoi faire est un petit avantage". Si l'IDE d'Android était ne serait-ce que 10 % aussi plaisant que Xcode 4, il serait comblé.
Il compare également Android à Windows : "Plus je travaille avec Android, plus cela me rappelle Windows… c'est très flexible, agnostique et conçu avec les développeurs en tête, mais c'est vraiment inconsistant en terme d'interfaces".
D'autre part, il estime que Google n'a pas résolu le problème de la fragmentation et se pince environ une fois par jour quand il se rend compte qu'il code toujours et encore en Java.
Joe Hewitt critique aussi les téléphones Android : "Le Droid X n'est pas si bon que cela. Gardez votre iPhone". Dernier détail intéressant, il donne son avis sur les fameux écrans AMOLED. Pour lui, ils sont tout simplement pourris. L'avis a le mérite d'être tranché !
Un site chinois (via BGR) a publié des photos de ce qui serait la tablette de Samsung, la Galaxy Tab, une sorte de smartphone géant. Elle utilise Android 2.2, un écran 1024x600 AMOLED, un capteur 3,2MP au dos et une webcam VGA en façade, et dispose de puces 3G, WiFi et GPS.

Cette tablette serait assez proche de la commercialisation, et semble être testée assez largement : on l'a ainsi remarqué dans plusieurs endroits aux Etats-Unis le week-end dernier.


Notebook Italia a quant à lui déniché des images de synthèse de la Toshiba Smart Pad (ci-dessus), qui devrait elle aussi utiliser Android, mais peut-être aussi Windows dans une deuxième version. Cette tablette dotée d'un écran de 10" utilisera la plateforme NVIDIA Tegra 2. On peut comprendre l'intérêt d'un port USB sur une tablette, un peu moins celui d'un port HDMI. La Smart Pad devrait être disponible à l'IFA, c'est-à-dire dans une quinzaine de jours.
La tablette LG sera « meilleure » que l'iPad, a déclaré Chang Ma, vice-président en charge du marketing chez LG au Wall Street Journal.
Cette tablette, qu'il décrit comme « étonnamment productive », contrairement à l'iPad qu'il décrit comme un pur objet de consommation sur lequel il serait impossible de créer le moindre contenu, utilisera Android et fera partie de la gamme Optimus, le haut de gamme de LG. Arriver après l'iPad et en même temps que de nombreux autres constructeurs ne semble lui poser aucun problème : « la course n'a pas encore commencé », assure-t-il.
On serait tenté de le prendre au mot et de lui donner rendez-vous à la fin de l'année pour vérifier ses dires…
Flash 10.1 est disponible en version finale pour Android 2.2. La mise à jour est proposée sur l'Android Market, pour le moment uniquement au Nexus One. Nous l'avons testé sur de la vidéo sur notre Nexus One : cela fonctionne, mais au prix d'un ralentissement global du navigateur, et des contrôles qui sont normalement facilement accessibles à la souris ne le sont pas forcément au doigt.
Quant à l'impact sur la batterie si souvent cité par Steve Jobs pour expliquer l'absence de Flash sur l'iPhone, il n'en est en effet pas neutre : après 10 minutes de lecture, la batterie est passé de 98 % de charge à… 65 %.
Les petits jeux en Flash sont en général très fluides, et de petits conseils apparaissent à l'écran pour expliquer comment utiliser Flash sur un écran tactile. De nombreux jeux ne sont cependant pas exploitables : impossible d'utiliser un contrôle clavier sur un écran tactile…
Google tenait conférence ce soir, et a annoncé deux nouveautés pour Android : Google Voice Actions et Chrome to Phone. Comme son nom l'indique, Google Voice Action étend les capacités de reconnaissance vocale d'Android : ce sont désormais 13 types de requêtes qui sont reconnues, soit plus que sous iOS ou que bientôt sous Windows Phone 7 (lire : Les Windows Phone 7 seront bavards ou ne seront pas).
On pourra désormais composer un SMS ou un courriel entièrement à la voix, trouver de la musique, lancer Google Maps ou calculer un itinéraire en quelques mots, ou encore appeler un contact — pour peu que l'on fasse tout cela en Anglais. La recherche vocale, fonction qui existait déjà, est néanmoins étendue à l'Espagnol, le Français, l’Italien et le Japonais.
Chrome to Phone, qui avait été annoncé une première fois il y a quelques mois, est désormais disponible à tous (sous Android 2.2). Il s'agit d'une fonction qui permet d'envoyer depuis Chrome sur son ordinateur une notification à son téléphone sous Android, par exemple d'ouvrir une page web qu’on lisait sur son ordinateur sur son téléphone pour finir de la lire sur le chemin.
Si c'est une vidéo que l'on « pushe » vers son téléphone, c'est l'application YouTube qui s'ouvrira. Et plutôt que de chercher son itinéraire sur son téléphone, on pourra le chercher sur son ordinateur, puis demander à Google Maps sur Android de l'ouvrir. Cette fonction étant plutôt centrée sur Chrome que sur Android, elle pourrait être disponible pour d'autres OS, iOS ayant clairement été mentionné.
ngmoco, studio de développements de (bons) jeux pour iOS (Topple, Rolando, etc.) fondé par un ancien d'Electronic Arts et qui a notamment racheté Freeverse, développeur de longue date de jeux pour Mac OS X, a reçu pour pas moins de 41 millions de dollars d'investissements de la part des firmes de capital-risque Norwest Venture Partners et Kleiner Perkins Caufield & Byers (iFund). Le dernier investissement en date au profit de ngmoco, d'un montant de 5 millions de dollars, pourrait donc passer inaperçu… s'il n'était l'œuvre de Google Ventures, la branche investissement de Google.
Doté d'un fond de 100 millions de dollars, Google Ventures a notamment investi dans une société de biotechnologies, mais aussi dans des entreprises en rapport direct avec les intérêts de Google : la publicité, et le mobile. Si Google Ventures est officiellement indépendant de Google, cet investissement dans ngmoco n'est pas tout à fait innocent : donner plus de moyens à un studio certes couronné de succès, mais de taille modeste, peut peut-être lui donner l'envie de développer pour Android. Ce ne serait pas une première : SGN, concurrent de ngmoco, s'est mis à développer des jeux pour Android après que Tomorrow Ventures, la fonds d'investissement d'Eric Schmidt, patron de Google, l'a financé à hauteur de 2 millions de dollars.
Google a envoyé des invitations à la presse pour un special event ce jeudi. Selon certains, la firme de Mountain View pourrait en profiter pour présenter une fonction d'appel vidéo intégrée à Android, à la manière de FaceTime pour l'iPhone 4.

Il existe déjà des solutions d'appel vidéo sur Android, comme Fring, qui est d'ailleurs multiplateforme (lire : Fring : chat vidéo via la 3G ). Mais peu de téléphones sous Android ont une caméra en façade : le Nexus One lui-même, pourtant téléphone signé Google et désormais plateforme de développement, n'en possède pas. Le HTC Evo 4G en possède une, et cela tombe bien : Google en avait offert un à chaque développeur qui avait assisté à la Google I/O, ce qui veut dire que plusieurs centaines de développeurs ont déjà de quoi s'exercer avec une API d'appel vidéo.
D'autres pensent que Google pourrait présenter un clone de « Localiser mon iPhone », une fonction pour localiser à distance un téléphone, et pouvoir alors le bloquer, voire l'effacer.