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Palm et Microsoft : les outsiders du smartphone

Face à RIM, Apple et Google, Microsoft et Palm font aujourd'hui figure d'outsiders. Palm, fraîchement acheté par HP, dispose d'un OS élégant mais qui a du mal à convaincre les développeurs, tandis que Microsoft a repris presque de zéro sa stratégie mobile avec un système ne ressemblant à aucun autre. Jon Rubinstein de Palm et Joe Belfiore de Microsoft ont eu l'occasion de s'exprimer sur leurs produits respectifs lors de la conférence D:Dive Into Mobile.

Comme à son habitude, Rubinstein a peu parlé : pas de démonstration de webOS 2.0, pas d'évocation plus précise des produits attendus pour 2011, mention à peine chuchotée du projet de tablette sous webOS. Son intervention s'est donc concentrée sur des déclarations très générales que l'on a pu entendre dans d'autres conférences.

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Palm, désormais une unité opérationnelle au sein de HP, a gardé ses locaux et son indépendance, tout en intégrant certains ingénieurs de HP. Le but est clairement de créer une plateforme logicielle permettant d'intégrer les produits les uns aux autres (tablettes, téléphones, imprimantes…). HP offre à Palm une force de frappe qu'il n'avait pas forcément jusqu'ici, notamment auprès des opérateurs : « nous aurions pu nous contenter d'être une petite société marchant bien, mais ce n'aurait pas été tenable sur le long terme ». Le fabricant devrait sortir 5 à 6 appareils de différentes formes en 2011, mais Rubinstein ne veut décidément rien lâcher (lire : 5 à 6 nouveaux appareils chez Palm en 2011 ?).

Joe Belfiore, vice-président de Microsoft responsable de Windows Phone, n'a pas non plus été particulièrement disert : il n'a pas voulu communiquer sur les chiffres de vente de Windows Phone 7, et n'a pas non plus parlé du copier-coller, qui devrait bientôt être ajouté à l'OS (lire : Windows Phone 7 : le copier-coller existe). En creux, pourtant, se dégagent des choses nouvelles.

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Beaucoup de questions se posent par exemple sur la stratégie de Microsoft du côté des tablettes : la firme de Redmond a fortement investi dans le domaine des Tablet PC, qui n'a connu qu'un succès d'estime et est aujourd'hui balayé par les tablettes du rang de l'iPad. Microsoft demande pourtant à ses partenaires d'utiliser Windows 7, ou au moins Windows 7 EC, qui ne sont pas particulièrement adaptés au tactile, alors que Windows Phone 7 l'est particulièrement.

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Belfiore ne semble pourtant pas être complètement enthousiaste à cette idée, et ne confirme ni n'infirme la possibilité que Windows Phone 7 puisse être un jour décliné en un Windows Tablet 7 adapté aux tablettes. Le calendrier ne semble pas particulièrement l'affoler : selon lui, Windows Phone 7 arrive certes plus de trois ans après l'iPhone, mais ce retard a permis à Microsoft de créer un OS proposant un paradigme d'interface complètement différent. Reste à savoir s'il réussira son pari de reprendre des parts de marché substantielles « dans les quelques années » à venir…

HP webOS et Palm Pre 2 : notre avis

Palm est un paradoxe : malgré une communauté utilisateur forte et un excellent OS mobile, la société s'est empêtrée dans une campagne publicitaire ratée qui ne lui a rien valu d'autre que d'être racheté par HP. Le numéro 1 mondial de l'informatique personnelle a fait une affaire : Palm, son catalogue de 850 brevets dont certains très importants, et web OS, un OS très prometteur, ne lui a coûté que 815 millions d'euros.

Quelques mois après une réorganisation sévère des équipes de Palm, devenue une unité opérationnelle au sein de HP, sort webOS 2.0, officiellement HP webOS. Est-il à niveau d'iOS 4 ou d'Android 2.2 ? La réponse dans notre aperçu !

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Test du Palm Pixi Plus

Près de 5 mois après leur présentation, les Palm Pre Plus et Pixi Plus sont disponibles en France, en exclusivité chez SFR. Ces deux modèles sont des versions améliorées des smartphones qui ont remis Palm en selle avec un tout nouveau système d'exploitation ambitieux, webOS. Les ventes n'ont pas été au rendez-vous, précipitant Palm dans les bras de HP. La faute aux téléphones ? La réponse dans notre test du Palm Pixi.

HP a bien failli ne pas racheter Palm

Avant l'annonce du rachat de Palm par HP, Jon Rubinstein a souvent déclaré que sa société pouvait réussir en restant indépendante et avait de nombreuses options qui se présentaient à elle afin de redevenir rentable. Un rapport remis à la SEC permet d'en savoir un peu plus sur la manière dont Palm a décidé de son avenir. Si HP a raflé la mise, Palm a bien failli tomber dans l'escarcelle d'un autre.

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Les smartphones Palm en exclusivité chez SFR !

Les smartphones de Palm seront distribués en exclusivité en France par SFR. Le numéro deux de la téléphonie mobile aura sur chaque nouveau produit une exclusivité pouvant aller jusqu'à six mois.

Lors de cette annonce, Jean-Marc Tassetto, directeur général marketing et grand public de SFR, a déclaré qu'il voulait distribuer les meilleurs smartphones du marché : "Nous avons commencé à négocier pour des smartphones à Cupertino… et nous avons fini à Sunnyvale [ndlr : le siège social de Palm]".

Le Palm Pre sera vendu en France dès le trimestre prochain à partir de 149 €. Le Pixi devrait suivre dans la foulée. Dans un entretien donné au Figaro, Jean-Marc Tassetto estime que Palm a encore une carte à jour sur le marché des smartphone. Il déclare : "Sur le créneau des smartphones, nous vendons 50 % d'iPhone, 30 % de BlackBerry, il reste encore 20 %. Il y a une place pour le Palm Pre et le Palm Pixi que nous allons vendre à partir de 149 euros".

Et SFR semble convaincue du potentiel de Palm. Chaque boutique aura un corner dédié à Palm. Seul l'iPhone avait eu jusqu'à présent cet honneur. Le rival d'Orange espère écouler entre 100.000 et 200.000 terminaux sur une année pleine.

Au cours de l'interview, on notera également cette statistique intéressante donnée par Jean-Marc Tassetto : "L'iPhone a représenté 10 % de nos ventes en 2009". Enfin, il confirme les négociations avec Google concernant le Nexus One (lire : Le Nexus One chez SFR en mars ?)

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iTunes : Palm envoyé sur le banc de touche

Le consortium USB a signifié une fin de non-recevoir et mis en garde Palm pour sa manière de gérer la connexion entre son Pre et iTunes. À la faveur de la sortie d'iTunes 9, Apple avait à nouveau bloqué la synchronisation avec le Palm Pre.

Son fabricant s'en était ému auprès des instances en charge de cette connectique, estimant qu'Apple faisait un usage impropre de son numéro d'identification.
Chaque utilisateur de l'USB se voit en effet attribuer un numéro unique et, selon Palm, iTunes 9 attendrait du périphérique qu'on lui connecte - normalement un iPod ou un iPhone - qu'il lui fournisse ce même numéro pour accepter de se synchroniser avec lui.

Dans un courrier adressé à Palm et dont a pu prendre connaissance BusinessWeek, une responsable du consortium USB, Traci Donnell, juge qu'Apple - si elle procède comme Palm le dit - n'enfreint aucunement les modalités d'utilisation de son numéro d'identification.

Donnell va plus loin et précise que Palm doit se garder d'utiliser l'identifiant d'un autre fabricant pour son propre usage. Pam avait affirmé qu'il contournerait le blocage d'iTunes 9 en mettant à jour son webOS afin qu'il utilise le numéro d'Apple pour réactiver la synchronisation. Donnell donne sept jours à Palm pour préciser ses intentions.

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iTunes rejette à nouveau le Palm Pre

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HP : le kernel Android qui lève le doute sur les origines de la TouchPad

HP a fourni les sources de la plupart des composants du noyau d'une version d'Android adapté à sa tablette, la TouchPad. Selon Green, développeur du projet CyanogenMod qui travaille à une ROM d'Android fonctionnant sur la TouchPad, les fichiers fournis par HP ne comprennent pas de pilote Wi-Fi, mais permettront d'améliorer la gestion du Bluetooth. Pour d'autres, ces fichiers aideront à mieux comprendre comment la tablette de HP est venue au monde.

HP TouchPad

HP a annoncé son intention d'acquérir Palm au printemps 2010 ; à l'été, la procédure achevée, des équipes de HP rejoignaient les locaux de Palm, devenue une unité opérationnelle du groupe en charge des produits mobiles, sous la direction de Jon Rubinstein. Palm avait à l'époque dans ses cartons deux nouveaux modèles de smartphones, le Pre 3 et le Veer ; il semble, mais cela n'a jamais été confirmé, que les équipes de HP avaient sous le bras la TouchPad. Quelques mois plus tôt, la firme de Palo Alto avait présenté la Slate, une tablette Windows 7 mise sur le marché en octobre 2010 après plusieurs faux départs.

Alors que la Slate avait été conçue comme une tablette dédiée au marché professionnel, la TouchPad aurait donc été un produit grand public développé par HP. Les premières analyses du noyau mis à disposition par la société montre que son développement a été totalement distinct de celui de webOS et, mieux, qu'il lui était antérieur. D'autres commentaires semblent prouver que deux équipes — l'une travaillant sur Android, l'autre sur webOS — ont ensuite été en concurrence, webOS finissant par l'emporter. Les dernières modifications apportées à la version Android remontent à mars 2011, le mois suivant la mise sur le marché de la TouchPad donc. L'hypothèse donc selon laquelle la TouchPad était un produit de HP dont le lancement a été repoussé le temps de l'intégration de webOS semble se confirmer.

Le reste de l'histoire est connu : quelques semaines seulement après le début de sa commercialisation, la TouchPad était retirée du marché. Depuis, le code de webOS a été libéré et il est aujourd'hui improbable que la société reprenne le développement d'un appareil grand public l'utilisant — sauf quelques imprimantes peut-être. Mais les bidouilleurs de tout poil pourront redonner une seconde vie aux nombreuses TouchPad achetées à prix cassé en finalisant un port d'Android. Voire leur faire accomplir leur véritable destinée.

HP : webOS perd son Chief Architect

La division webOS d'HP perd un autre de ses piliers, Brian Hernacki qui y avait le titre de Chief Architect de l'OS mobile. L'annonce de son départ suit de quelques jours celle concernant Jon Rubinstein, précédemment P.D.G de Palm. Chez Palm où il a passé deux ans, Hernacki occupait le poste de Chief Security Architect, prolongement de ses activités de chercheur chez Symantec pendant sept ans.

S'agissant de Rubinstein, celui-ci a expliqué que son départ était programmé de longue date. Il s'était engagé à rester chez HP entre 12 et 24 mois après le rachat de Palm. Le TouchPad sorti, il ne souhaitait pas aller plus avant dans la participation à la nouvelle division d'HP.

Rubinstein déclarait la semaine dernière chez The Verge «Je ne suis pas à la retraite ou quoi que ce soit. Je n'ai jamais vraiment pris de retraite. Je vais faire une petite pause pendant un moment, prendre mon temps, comprendre ce que je veux faire ensuite - ça a été épuisant pendant quatre ans et demi. Ce que nous avons accompli en quatre ans et demi a été incroyable. Et je ne pense pas que les gens s'en rendent compte - ce que nous avons fait au cours de cette période a été incroyable. Vous savez, webOS a fait ses débuts environ six mois avant que je n'arrive chez Palm. Ils venaient juste de commencer. Ce n'était pas le webOS que l'on connaît aujourd'hui. C'était quelque chose de différent. Nous l'avons fait évoluer au fil du temps, mais ce fut une énorme quantité de travail pour un grand nombre de personnes, pendant plusieurs années. Donc quatre ans et demi après... je vais faire une pause.»

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Retour sur les causes de l'échec de webOS


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Quelques acteurs de l'aventure webOS font une analyse des raisons de l'échec du système de Palm/HP. Lequel va dorénavant continuer (ou terminer ?) sa vie en open source. Paul Mercer, ancien Senior director of software chez Palm (autrefois il a travaillé chez Apple sur le Newton, le Finder du System 7 puis chez Plaxo qui fut le fournisseur de l'OS du premier iPod) juge que le choix de technologies web pour construire webOS et s'imposer face à iOS et Android fut une erreur fondamentale. Palm choisit WebKit comme fondation (utilisé par Apple dans quantité d'applications dont Safari et chez Google pour Chrome), notamment en faisant le pari que cela rendrait plus aisé la création d'applications.

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HP a gâché des milliards dans Palm et webOS

skitchedOn annonçait en grande pompe l'acquisition de Palm par HP, qui promettait d'étendre la portée de webOS, excellent OS mobile (lire : Palm est mort, vive HP). Las, neuf mois plus tard, le constat est amer : HP a changé deux fois de direction, sans que le conseil d'administration ne se sente le moins du monde responsable des (mauvaises) décisions du groupe, et a arrêté de le développement de nouveaux produits webOS, après y avoir englouti des milliards.

4,5 milliards de dollars, pour être précis : 1,2 milliards pour s'offrir Palm, puis 3,3 milliards… pour arrêter le développement de webOS. Cette décision coûte en effet très cher à HP : 142 millions de dollars pour financer les baisses de prix des produits destinées à vider les stocks ; des ventes qui coûtent à HP 548 millions de dollars en frais divers ; ou encore 885 millions de dollars de pertes correspondant à la baisse de la valeur des brevets de Palm, qui ont moins d'intérêt maintenant que la société est exsangue.

La tâche du nouveau PDG de HP, Meg Whitman, s'annonce difficile : elle doit non seulement finalement décider du sort de webOS, mais aussi définir une stratégie pour l'activité PC, qui perd 2 %, dont 9 % dans le secteur grand public.

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