AdMob

Le marché des smartphones et des stores en chiffres et en images

Différentes études et sondages ont été publiés ces derniers temps et donnent des résultats édifiants, tant sur la répartition des applications sur les différents magasins virtuels, que sur la typologie de leurs utilisateurs. Si l'App Store continue de donner la cadence, de très loin, on constate cependant quelques éléments intéressants qui devraient donner le ton pour les applications à venir.

Apple aurait racheté Quattro Wireless

Quattro Wireless, une régie publicitaire spécialisée dans les plateformes mobiles (iPhone OS, Android et webOS) aurait été rachetée par Apple et l'annonce pourrait être officialisée ces prochaines 24h. Selon All Things Digital, l'un des blogs du Wall Street Journal, Apple aurait acquis cette entreprise pour 275 millions de dollars.

Quattro Wireless, créé en 2006, et l'un des concurrents d'AdMob, autre régie spécialisée et dont les pubs sont intégrées dans de nombreuses applications iPhone (comme celle d'iGeneration/MacGeneration : MacG Mobile).

Quattro Wireless utilise également les SMS/MMS et e-mail comme vecteurs publicitaires. Et l'on se souviendra qu'Apple avait des vues sur AdMob avant que Google ne s'en empare, début novembre, pour 750 millions de dollars.

L'iPad concurrence télévision, radio, lecture… et ordinateur traditionnel

AdMob, la régie publicitaire mobile de Google, a mené une étude auprès de 1 400 utilisateurs de « tablettes » (un euphémisme pour « iPad »). Son résultat confirme d'autres études du même genre : l'iPad et les tablettes médias concurrencent télévision, radio, lecture papier et utilisation des ordinateurs traditionnels.

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Ainsi, 68 % des personnes sondées indiquent utiliser leur tablette au moins une heure par jour, 82 % l'utilisant principalement à domicile. 59 % utilisent plus souvent leur tablette qu'ils ne lisent un livre papier, alors qu'ils sont un bon tiers à préférer l'iPad à la télévision. 77 % des répondants ont réduit leur utilisation d'un ordinateur portable ou de bureau depuis qu'ils ont une tablette.

AdMob ne touche cependant que la surface de la chose : d'autres études ont montré que ces utilisations étaient simultanées. Ainsi, on surfe sur le Web avec son iPad pendant que la télé se regarde toute seule (lire : Les Français utilisent leur iPad 2 heures par jour). De même, si l'iPad « prend » du temps d'usage au livre, à l'ordinateur ou la télévision, cela ne veut pas dire que ses utilisateurs ne lisent pas, ne travaillent pas, ou ne regardent pas la télévision : il y a changement de média, pas forcément changement de contenu (« shift »).

Des Apps bien indiscrètes

Si Apple a fermement verrouillé la transmission furtives de données personnelles dans les règles de son App Store, il n'en reste pas moins que dans une certaine mesure il est possible de les exploiter à des fins publicitaires. Apple elle-même procède à une collecte des données de géo-localisation avec iAd (lire iAds : Apple commence la collecte des données et Collecte des données : Apple s'explique).

On savait également que l'identifiant unique de l'appareil était transmis sans vergogne (lire iPhone, vie privée et UDID). Le Wall Street Journal a passé en revue 101 applications populaires, partagées pour moitié entre iPhone et Android, et a fait d'étonnantes découvertes.

Pub sur mobile : les jeux ne sont toujours pas faits

Selon la dernière étude du cabinet IDC portant sur le marché de la publicité en ligne pour les plateformes mobiles, Apple fait une entrée remarquée avec iAd, au détriment des autres acteurs du marché. Selon ses projections, iAd s'arrogera 21 % du marché cette année, à égalité avec Google (y compris AdMob), alors que la part de cette dernière se montait à 27 % en 2009.

Cette perte de vitesse est généralement constatée parmi les principaux acteurs : Yahoo passe de 12 à 9 %, Microsoft de 10 à 7 %, et Nokia de 5 à 2 %. Alors qu'Apple était encore absente de ce marché l'année dernière, elle fait une entrée remarquée suite à son acquisition de Quattro Wireless, qui disposait de 9 % du marché en 2009, sachant que le marché a presque doublé en taille d'une année sur l'autre pour se monter à 500 millions de dollars en 2010 (lire Pub sur mobile : les jeux ne sont pas faits).

On mesure d'autant plus cette croissance qu'en dépit de la perte de vitesse annoncée de Google, celle-ci ne semble pas en sentir les effets : « Si nous perdons des parts, alors ce marché croit plus vite que tout ce que nous avons vu ailleurs », a déclaré Jason Spero, responsable chez Google.

Unilever, la multinationale des produits de grande consommation qui a été l'un des premiers clients d'iAd, ne cache pas son enthousiasme : Rob Master, directeur média sur le continent Nord Américain, se dit "extrêmement satisfait" des premiers retours de la campagne initiée au mois de juillet. Plus de 20 % des personne qui tapent sur une publicité Unilever sur iAd (qui inclue un jeu interactif et une vidéo) la consulteront une seconde fois.

Apple a indiqué avoir signé des campagnes à hauteur de 60 millions de dollars début juin, et Steve Jobs a déclaré lors de la dernière conférence WWDC qu'iAd s'arrogerait près de la moitié du chiffre d'affaire américain de la publicité mobile lors du second semestre 2010. Si les chiffres avancés par IDC ont certes de quoi forcer le respect, ils n'en sont pas moins en deçà des ambitions affichées par le patron d'Apple.

Ceux qui échappent au raz-de-marée Apple sont les acteurs indépendants comme Millennial Media, avec une part qui monte de 9 à 11 %, ou Jumptap, de 10 à 13 %. Dans une interview, le patron de Millennial Media, Paul Palmieri, explique : « Millennial continue de gagner du terrain parce que nous sommes perçus comme indépendants. » Google fait la promotion de son système d'exploitation Android, tandis qu'Apple vend son matériel. Leurs intérêts peuvent entrer en conflit avec ceux des annonceurs, pense-t-il.

Et de fait une des limites d'iAd découle directement de la politique d'Apple : ainsi, il est impossible de cibler une campagne par type d'appareil, sachant qu'Apple ne communique que peu sur la répartition de ses ventes d'un modèle à l'autre. C'est notamment pour cette raison que CBS a préféré AdMob à iAds pour sa campagne.

D'autres acteurs vont entrer à leur tour sur le marché : Ericsson a annoncé son propre AdMarket, et il se murmure que Blackberry cherche à faire une acquisition sur ce domaine. D'autre part des acteurs étrangers, comme InMobi, vont pénétrer sur le marché américain. Le paysage de la publicité mobile est donc encore susceptible d'évoluer grandement dans les mois, voire les années à venir.

Source : BusinessWeek

AdMob : iOS marche fort à l'international

Apple prend un peu à peu son indépendance du marché américain, y compris du côté d'iOS : les statistiques de la régie publicitaire AdMob montrent que 57 % des appareils iOS sont utilisés en dehors des Etats-Unis.

43 % des appareils iOS sont donc utilisés aux Etats-Unis, 9 % en Grande-Bretagne. La France ferme le podium avec 6 % — des chiffres qui montrent qu'on surfe peut-être moins sur mobile en France qu'en Grande-Bretagne, car la France est depuis longtemps maintenant le marché le plus dynamique pour l'iPhone hors des Etats-Unis.

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AdMob tire ses statistiques de 29,3 millions d'appareils, soit un peu plus de la moitié des 51 millions d'iPhone vendus à ce jour. Les utilisateurs d'iPhone utilisent le WiFi plus que les autres (24 %), et l'iPhone est toujours le téléphone roi chez AdMob. Il est responsable de 40 % des requêtes, contre 7 % pour le Motorola Droid et 3 % pour le HTC Magic, tous deux sous Android. HTC et Motorola rassemblent d'ailleurs à eux deux 83 % des téléphones sous Android, le Droid étant le plus populaire (21 %).

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Aux Etats-Unis, le ratio iOS/Android est de 2 pour 1 (19,3 % contre 8,5 %), même si la part d'usage d'Android se rapproche de celle de l'iPhone (8,5 % contre 11,2 %). Une situation particulière, plus qu'à l'international, les téléphones utilisant l'OS de Google sont encore loin derrière l'iPhone : les téléphones Android possèdent 12,7 % de part d'usage, contre 29,3 % pour l'iPhone. Si l'on rajoute iPad et iPod touch, cette part passe à 43,8 %.

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La démographie des OS mobiles dépend en effet largement des régions du monde : si Android et iOS se partagent le marché américain (avec respectivement 33 et 54 % de parts d'usage), Symbian est encore très présent sur le marché européen (49 % de parts d'usage), iOS suivant de près (36 %). La situation est similaire en Asie. Il y a aussi ses marchés spécifiques, comme l'Afrique, où 92 % des téléphones utilisent Symbian, ou l'Océanie, où c'est iOS qui occupe 91 % des requêtes AdMob.

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58 % des iPad sont quant à elles aux Etats-Unis, et c'est cette fois le Japon (5 %) et le Royaume-Uni (4 %) qui forment le podium. Les statistiques d'AdMob montrent la vigueur du marché gris : 4 % des iPad sont utilisées en Chine. La France arrive 7è avec 2 %.

Via AppleInsider

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AdMob a son SDK iPad

La régie publicitaire spécialisée dans la publicité mobile AdMob a annoncé il y a quelques jours son SDK pour iPad, facilitant l'inclusion de publicités du réseau dans les applications pour la tablette d'Apple.

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La société, désormais propriété de Google, explique que pour le moment, les publicités se limitent à du texte ou de l'image, mais qu'elle pense très fort à inclure de la vidéo en HTML5 dans ses pubs (avec une démonstration sur le blog d'AdMob).

Dans son dernier rapport en date, AdMob note que 38 % des iPad sont utilisés en dehors des Etats-Unis (soit 850.000 tablettes), un chiffre qui montre l'étendue du marché gris, le lancement international étant encore tout frais.

Via TUAW

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25 % des iPad partent des Etats-Unis

Malgré tous les efforts d'Apple pour limiter le trafic d'iPad, celui-ci a fait la fortune des vendeurs sur eBay. La dernière enquête publiée par AdMob portant sur le mois d'avril, révèle une statistique intéressante. Selon la régie publicitaire de Google, 25 % des connexions effectuées avec un iPad l'étaient en dehors du territoire américain.

L'étude montre également que le succès d'Android s'est construit pour l'heure essentiellement aux États-Unis. Sur les 11,6 millions de terminaux Android en circulation, 8,7 millions sont localisés aux outre-Atlantique. D'autre part si l'écart entre l'iPhone et l'Android se resserre aux États-Unis, Apple conserve une marge d'avance assez importante au niveau mondial.

[via 9to5]

L’iPhone toujours devant Android aux États-Unis : explications

La semaine dernière, une étude publiée par AdMob affirmait qu’aux États-Unis, les téléphones équipés d’Android sollicitaient désormais plus ses serveurs que l’iPhone. De là à dire que les téléphones sous Android sont plus nombreux sur la toile que les terminaux d’Apple, il n’y a qu’un pas que beaucoup ont franchi à tort.

L’affaire est plus complexe que cela. À son tour, Chitika vient de faire paraitre une étude dans laquelle elle affirme le contraire. Selon cette régie publicitaire, l’iPhone est encore devant avec un rapport de 2 contre 1. Cependant, elle note que Google rattrape petit à petit son retard. En janvier, ce même rapport était de 3 contre 1.

Pourquoi une telle différence ? Les affichages publicitaires d’AdMob sont pour la plupart générés dans les applications alors que Chitika se base sur les impressions réalisées via des pages web. L’approche de cette dernière est beaucoup plus juste. Il suffit qu’AdMob soit en perte de vitesse auprès des développeurs iPhone et gagne du terrain sur Android pour constater des écarts importants sans que le rapport de force ait forcément changé entre iPhone et les téléphones Google.

Les chiffres les plus fiables sont sans doute à mettre à l’actif de comScore ou de Net Applications qui analysent le trafic d’un grand nombre de sites web. Cependant, comme le montraient les dernières statistiques de ComScore, il est indéniable que Google gagne petit à petit du terrain…

Sur le même sujet :
- Apple toujours deuxième du marché des smartphones US

La FTC prête à empêcher Google de racheter AdMob ?

Après que Google a fait part de son intention de racheter AdMob, la commission fédérale du commerce (FTC) a indiqué avoir lancé une enquête pour déterminer s'il est souhaitable ou non pour le bien de la libre concurrence que cette opération s'accomplisse (lire : Rachat d'AdMob par Google : la FTC demande des précisions).

Selon des sources proches du dossier, on a appris qu'Apple avait été sur les rangs pour faire l'acquisition d'AdMob, mais le marché a été remporté in extremis par Google, pour 750 millions de dollars (lire : Apple était intéressée par AdMob ?). Apple s'est rabattue sur Quattro Wireless, ce que Google a voulu voir comme une preuve de la bonne santé de la concurrence sur le marché de la publicité en ligne (lire : Le rachat de Quattro Wireless par Apple fait les affaires de Google).

Alors qu'on attend qu'Apple présente un service autour de la publicité durant la keynote qui se tiendra demain, l'agence Reuters indique que selon des avocats de la FTC qui se sont exprimés sous couvert d'anonymat, le régulateur américain s'apprêtait à s'opposer au rachat d'AdMob par Google, en recommandant au gouvernement d'empêcher la transaction. Cependant nous n'en sommes pas encore là et il est possible qu'un accord soit encore trouvé (on peut d'ailleurs envisager que cette "fuite" ne soit rien de moins qu'un sérieux appel du pied envers Google).

Si Apple devait faire demain une annonce dans le domaine de la publicité mobile comme on s'y attend, cela pourrait faire pencher la balance en faveur de Google.