La quatrième major, EMI, va être démantelée. Comme prévu, la banque Citigroup, qui a hérité d'EMI après l'échec de sa restructuration par le fond d'investissements Terra Firma Capital Partners, va couper ce morceau d'histoire en deux pour maximiser ses profits.
Selon le Wall Street Journal, le label musical même viendrait encore renforcer Universal Music Group, qui en ferait l'acquisition pour 1,9 milliard de dollars. La filiale du français Vivendi, no. 1 du secteur avec près de 30 % de parts de marché, récupère ainsi quelques uns des labels les plus prestigieux comme Blue Note ou Capitol.
La pépite du groupe EMI, EMI Music Publishing, serait achetée par un consortium mené par Sony BMG Music pour 2,2 milliards de dollars. Sony BMG renforcerait ainsi son activité de publication, en gagnant ainsi les droits de distribution du catalogue des Beatles ou des Pink Floyd.
De par sa position précaire, EMI avait été la major la plus active sur le marché de la musique numérique. L'éclatement du label et le regroupement dans des entités connaissant une plus grande inertie pourrait aussi signifier un ralentissement des innovations sur ce marché. Le renforcement de deux géants dans leur domaine, Universal et Sony BMG, pourrait aussi rendre plus compliquée la tâche aux distributeurs dans la recherche d'accords de distribution.
Vos réactions
"la banque Citigroup, qui a hérité d'EMI après l'échec de sa restructuration par le fond d'investissements Terra Firma Capital Partners, va couper ce morceau d'histoire en deux pour maximiser ses profits"
Il y a vraiment quelque chose de pourri là-dedans...
Quand aux conséquences... Comme si le marché avait encore besoin de concentration. Sony et Universal qui se partagent le cadavre. Écœurant.
Je ne savais pas que les vautours étaient cannibales.
C est quoi le lien avec Mac G ?
on est sur igeneration ... :-)
Attention, EMI Music Publishing et EMI Musique ne se superposaient pas vraiment. Ce sont des structures indépendantes. Des artistes EMI pouvaient être signés chez une maison d'édition extérieure en tant qu'auteurs-compositeurs, et réciproquement.
Par exemple, le catalogue des compos des Beatles n'a jamais eu grand chose à voir avec EMI. Il avait en fait été racheté par Michael Jackson qui l'a ensuite revendu partiellement à Sony Music, ce qui a donné Sony/ATV. Et à côté de ça, les compos de Michael Jackson, qui enregistrait pour Sony Music sont déposées chez une maison d'édition qui est adossée aux "rivaux" de Warner (Warner Chapell).
Avec la crise du marché du disque, les droits d'édition représentent aujourd'hui un des secteurs les plus rentables et c'est ce qui valait le plus cher dans le groupe EMI. Universal n'aurait probablement pas eu le droit de racheter tout le groupe pour des raisons de concurrence.
@Dwigt
Je n'ai rien compris >.<
@Ali Baba :
LOL
Euh, il n'y a pas des autorités de la concurrence qui vont s'interroger, là???