Le bras de fer opposant le Financial Times à Apple s'est achevé ce soir : l'application iPad du quotidien économique britannique n'est plus disponible dans l'App Store. Alors qu'Apple a progressivement assoupli ses règles envers le monde de la presse, le Financial Times est resté campé sur ses positions, ne passant pas au nouveau système d'abonnement. Mieux : le FT a fait le choix d'une application HTML5 pour non seulement prendre ses distances avec Apple, mais aussi pour assurer une présence sur plusieurs plateformes à moindre coût.

Le principal problème du groupe Pearson, maison-mère du Financial Times, est l'accès aux données des utilisateurs : Apple a toujours refusé de fournir plus que le nom, l'adresse de courriel et le code postal de l'utilisateur, et encore est-ce à l'abonné lui-même d'accepter que ces données soient collectées. Les journaux ont rarement eu accès à plus de données, même par le biais des coupons d'abonnements, mais ont vu le passage au numérique comme une aubaine pour en savoir plus — dans une volonté d'optimiser les contenus, mais aussi et peut-être surtout les placements publicitaires.
Si Apple a cédé sur de nombreux points, notamment autour du prix des abonnements, elle a fait le choix de ne jamais transiger avec les données des utilisateurs. Si d'autres s'en sont contenté, ce n'est pas le cas du Financial Times, dont l'application iPad n'est donc désormais plus disponible. On ne sait pas (encore) qui du quotidien ou d'Apple a pris la décision du retrait (ou de l'exclusion), mais elle apparaît comme la conclusion logique de ce dialogue de sourds.
[Via iPodNN]
Vos réactions
Là, c'est plus au journal d'oublier ce point là. Apple fait bien de protéger mes infos perso
C'est affligeant comme commentaire !
Apple ne protège pas tes infos personnelles, elle en garde l'exclusivité pour sa régie publicitaire iAd !
Apple est comme le FT, voir pire puisqu'elle peut collecter beaucoup plus d'informations.
C'est ça. Apple a toutes mes coordonnées et info bancaire depuis des années et j'ai jamais reçue une seule chose non sollicité.
Par contre dès que je me suis abonné à des magasines, ma boite au lettre a été envahis de pub à la con.
C'est TON commentaire qui est affligeant de haters primaire.
Le FT en finance c'est LA référence loin devant tous les autres titres de presse (qui se sont décrédibilisés tout seul aupres de leurs publics a coup de recopiage de dépêches AFP, d'emploi massif de stagiaire/pigiste pas cher et pas tjs bons, de courses au scoop sans vérifier ses sources, de peopolisation de la vie politique et économique au détriment de l'analyse sérieuse...etc)
C'est un des rares titres qui peuvent se permettre ce genre de bras de fer...
Ce qui est dommage avec leur Webapp c'est que me stockage des données offline est pas possible quand on quitte Safari.
Ca manque bcp je trouve
Ajoutes la Web App en page d'accueil (via la fleche de partage et ensuite "ajouter à l'ecran d'accueil") et lances la depuis l'écran d'accueil (et non dans Safari). Elle te demandera alors si tu l'autorise à utiliser plus de 50Mo de stockage, fonctionnera parfaitement en mode offline, et sera totalement indépendante de Safari et vue comme une application indépendante dans la barre des applications ouvertes récemment (souvent à tord aussi appelé "barre de multitâche").
La Web App est très bien faite, on a vraiment l'impression d'avoir affaire à une vraie application iPad. Elle exploite toutes les APIs HTML5 d'Apple pour qu'elle fonctionne comme une App native, en étant vue comme une App native, en plein écran, sans aucune barre de navigation ou d'outils de navigateur pour gêner l'expérience utilisateur, totalement indépendante de Safari, fonctionnant en mode offline comme online et très agréable à utiliser.
Ce qui manque au Web App pour percer, c'est une application d'App Store dedié et officiel, directement installé et accessible dès le départ, comme l'App Store classique. Voir idéalement qu'elle puisse directement être présente sur l'App Store.
Mais évidement, Apple ne fera jamais cela, cela serait se tirer une balle dans le pied sur beaucoup d'App natives qui n'ont pas besoin des spécificités du natif (apps éditoriales, App récupérant simplement du contenu sur le Web, App n'étant qu'une suite de formulaires....etc), et cela rendrait l'idée de contourner les spécificités imposées par Apple via une web app, tel que le in-App purchase, beaucoup plus attractif qu'aujourd'hui, ce qu'evidement Apple ne veut pas.
J'aurais détesté qu'Apple cède sur les données privées. Bon maintenant, il faut commencer à se faire du souci pour le modèle de l'App Store : les web app risquent de lui donner du fil à retordre.
@mark twang :
Si les webapps non pas percées sur l'iPod (je marque cet appareil iOS parce que c'est celui qui était le plus concerné par les webapps l'iPhone avait quelques applications en plus de base), alors que c'était le modèle plébiscité par Apple initialement, c'est qu'il y a une raison. Certaines ont été citées plus haut dans les commentaires, d'autres avaient surtout un caractère technologique. Il va falloir beaucoup d'investissement pour qu'une webapps apporte autant qu'une application, surtout dans la personnalisation de celle-ci. Pas de personnalisation du contenu appelle inévitablement à l'abandon. Un quotidien où l'on ne peut mettre des articles de côté pour une lecture plus tard et où l'on ne peut pas sauvegarder des articles est un quotidien qui prend le risque de lasser le lecture qui ira voir ailleurs dans des eaux plus clémentes.
@Nesus :
'Il va falloir beaucoup d'investissement pour qu'une webapps apporte autant qu'une application, surtout dans la personnalisation de celle-ci. Pas de personnalisation du contenu appelle inévitablement à l'abandon. Un quotidien où l'on ne peut mettre des articles de côté pour une lecture plus tard et où l'on ne peut pas sauvegarder des articles est un quotidien qui prend le risque de lasser le lecture qui ira voir ailleurs dans des eaux plus clémentes.'
Merci pour les éléments de réponse. Mais si les investissements sont faits, car je crois que Google creuserait bien dans ce sens, le modèle économique des web apps pourrait se développer de manière à supplanter celui d'Apple. J'ai du mal à croire que les grands groupes acceptent indéfiniment de verser une part substantiel de leur bénéfice à un groupe tiers.
Apple a toujours fait la promotion des apps HTML5 pour ceux qui ne veulent pas suivre les règles de l'App Store. C'est d'ailleurs eux qui sont le plus avancé en la matière.
C'est juste que Financial Time ne profitera pas des avantages du paiement in-app, de iCloud, de Newsstand... mais c'est leur choix.
@FloMo :
Ne profitera pas des 30% dans la poche d'Apple. Les pauvres ...
@ hirtrey :
Regarde sur le app. Store, y a beaucoup de développeurs qui, contrairement à toi, ne se plaignent pas du tout du 30% à leurs fin de mois...
@hirtrey
Il vaut peut être mieux donner 30% et atteindre plus de lecteurs. Je sais que je ne dépenses rien dans les web apps alors que j'achète régulièrement des quotidiens ou magazines via le in app.
Aucun fidèle client d'IOS ne va regretter cette feuille de chou.
Quant à "assurer une présence sur plusieurs plateformes à moindre coût." c'est ridicule, chaque marque se doit d'avoir son propre OS afin de proposer la meilleure intégration avec la partie hardware. Dans ce domaine, il est évident qu'Apple non seulement propose le meilleur écosystème mais domine de la tête et les épaules tant au niveau hardware qu'au niveau exposition/diffusion/notoriété. Vouloir se passer de l'appstore, et de l'extraordinaire image de marque d'Apple en septembre 2011 relève du comique si ce n'est, permettez moi l'expression, de la débilité.
Bon vent aux gens naïfs de ce journal.
Tu es aussi naif de croire qu'Apple domine tout sur ce secteur.
Après qualifier le FT de feuille de chou est un peu reducteur. Ce n'est parce que tu ne le comprends pas qu'il faut le descendre. ;)
FT, feuille de chou ? Mais encore... Le FT est l'un des rares journaux à la fois TRES rentables et respectés en UK. Ne t'inquiètes pas pour eux, ils n'ont pas besoin de l'AppStore et peuvent largement se permettre de faire un gros doigt à Apple.
Ensuite, qu'est-ce qu'il y a de ridicule à vouloir utiliser le seul outil totalement interopérable sur le papier (ce qui limite effectivement les couts) ? L'app native n'est pas une finalité, c'est même une aberration en soit. L'avenir est clairement vers HTML5, quelque soit la plate-forme.
Je ne partage pas cette opinion, je ne vois pas HTML5 faire de l'ombre à l'appstore. Il est plus simple pour quelqu'un lambda de cliquer sur une app native que de lancer un navigateur, entrer une url ou chercher dans les favoris. De plus la qualité, l'expérience utilisateur de l'appstore et de ses applications natives totalement optimisées, apportent une plus-value sans commune mesure avec une simple page HTLM5.
desole , mais cliquer sur un lien hypertexte qui ouvre le navigateur directement sur le bon URL, n'est pas plus complique que de cliquer sur une icone pour lancer une app. ton argument ne tient pas la route.
il s'agit purement et simplement d'une logique commerciale de la part d'apple pour t'obliger a passer par eux et collecter 30% de comm.
et ne me fais pas rire avec tes app natives optimisees, on fait exactement la meme chose en html5
Les APIs HTML5 d'Apple permettent de mettre n'importe quel Web App HTML5 sur l'écran d'accueil et de la faire fonctionner totalement indépendamment de Safari, exactement comme n'importe quel application native.
Essais par toi même, tu risque d'être surpris:
1) va sur http://app.ft.com avec ton iPad
2) clique sur la flèche de partage (à gauche de la barre d'adresse de Safari mobile), comme proposé d'ailleurs par la web App au premier lancement'
3) sélectionnes "ajouter à l'écran d'accueil", nomme ton raccourcis, et valides.
Enfin lancés la web App non plus dans Safari mais depuis l'écran d'accueil. Tu vas avoir alors une Web App qui fonctionne exactement comme une App native, en plein écran, sans qu'une barre de navigateur, vue comme une application native à tous les niveau.
@Frodon :
Merci pour ta réponse. C'est justement cette constatation qui motive mon interrogation. Si un acteur majeur comme Google centralise les Web App dans un store, avec moins de scrupules qu'Apple sur la question des données des clients, on risque de voir l'équilibre actuel renversé.
Pour qu'on ne me tombe pas encore dessus en me prêtant des intentions malfaisantes, je précise que je préfère de loin le modèle actuel d'Apple : je préfère pour avoir ce que je veux, tout ce que je veux et seulement ce que je veux... Je déteste le modèle du "gratuit" ou presque qu'on paie bien trop cher par la publicité et la revente de nos données.
@mark twang :
'je préfère pour avoir ce que je veux'
Je préfère PAYER pour avoir...
Apple a raison de protéger les infos. Déjà, qu'ils donnent le nom, je trouve ça limite, ça ne me dérange pas de donner mes informations, mais ça dépend a qui et lesquelles. Alors c'est pas plus mal ainsi
@BlastOff
Tu veux dire que lorsque l'on télécharge une app, les developpeurs peuvent avoir accès à ton compte itunes???
Donc rien n'est anonyme alors sur iPhone?
Si c'est comme ça je passe direct sur Android....
@BlastOff :
En tant que développeur d'une application je n'ai aucune information sur les acheteurs autre que le pays et le jour d'achat.
En tant que particulier cela me convient parfaitement.
@davidbenazeraph :
C'est certain qu'on est fliqués.
Que je sache non, a priori c'était un bug, enfin l'enregistrement de ces données sont toujours enregistrées, mais effacées au bout d'un certain temps. Et c'est ce laps de temps qui aurait été mal (ou pas) configuré... Dans tout les cas, ce fichier ne sort jamais de nos iPhone et n'est sûrement pas envoyé a des tiers, même pas Apple, donc...
@Domsou :
Et c'est pas plus mal comme ça !
Ça deviendrai vite le bordel si tout les développeurs avaient accès a toutes nos informations...
Il y en a bien qui seront mal intentionnés et ce serviraient de ces infos...
apple ne protege pas les infos, ils veulent en garder l'exclusivite pour etre seul a tondre le mouton.
faut pas etre aussi naif, apple n'est pas l'ami du consommateur
@davidbenazeraph :
Non, c'est pas ce que je voulais dire. Que je saches, ce n'est pas le cas.
Mais les applications (pas eux directement je pense) ont accès a certaines informations, notamment pour la pub, et comme dit dans l'article, ça ce "limite" au nom, au code postal et a l'adresse de courriel (mail). Mais je pense que l'accès est soumis a certaines conditions.
Mais, ne pense pas que ce soit mieux sur chez Android. Qui a, rappelons le, été crée par Google, le géant de l'Internet, qui vis en partie de la pub, alors je pense que tu devrais plus t'en faire pour tes données chez Google, que chez Apple...
@BlastOff
Oui c'est clair qu'on est super fliqués...
Et Apple ne continue plus d'enregistrer tous nos deplacements sur l'iphone?
Maintenant je comprends pourquoi Obama offre des ipad aux chefs d'état qu'il va visiter ;)
@Davidbenazeraph
Apple n'a jamais enregistré tes déplacements. C'est ton iPhone qui le faisait et pour des raisons qui ont été expliquées. Par contre, je crois bien que Google enregistrait 2-3 choses.
L'Iphone enregistrait bien tes points géographiques. IOS est développé par Appke c'est bien cette dernière qui a été en cause car je doute que l'Iphone soit doué de raison.
Android enregistrait bien les données similaires mais cela etait.desactivable par l'utilisateur. Et Apple a déjà revendu des données utilisateurs.
De toute façon ça fait un bail qu'en ouvrant l'application iPad, un popup pour switcher vers la webapp s'affiche!de plus la web app est quasiment identique au niveau des fonctionnalités et permet même de stocker les articles pour les consulter offline (dans la limite ou vous accepter que l'application dispose de 50 mo de mémoire supplémentaire, comme demandé lors de la 1ère exécution..)